Sundries

“ Nothing can be said to be certain, except death and taxes!”

“ Nothing can be said to be certain, except death and taxes!” 768 768 Lhoëst Jean

Récemment, quelqu’un a cité à la radio la citation ci-dessus. Je me suis immédiatement demandé: est-ce que c’est encore exact ?

Tout a commencé avec Colomb …

En 1492, Christophe Colomb a découvert le “Nouveau Monde” (Amérique).

Après sa découverte, des millions d’Européens ont émigré dans ce nouveau monde à la recherche d’une vie meilleure. Tout de suite ils commencent leur travail de ‘nettoyage’ de la population indigène – les Indiens ont été abattus par la maladie et la violence – et ont importé des millions de main-d’œuvre gratuite (esclaves) d’Afrique.

Au fait, comment appellerions-nous une telle chose maintenant: génocide, ‘repeuplement’ ou quand-même christianisation parce que «nous» l’avons fait?

Une fois que tout a été nettoyé, les «cowboys» ont décidé de s’unir dans un nouvel État, les «États-Unis d’Amérique». Ils ont décidé que dans leur nouvel État, tout le monde devrait contribuer (impôts) en fonction de ses capacités. Ils ne voulaient pas s’emparer de l’absurdité de leur monde d’origine. En effet, en Europe pendant des siècles, régnait le principe : «au plus riche, au moins d’impôts». En fait, les super riches n’avaient rien à payer du tout. Cette perversion était d’ailleurs la principale raison de la révolution française.

Benjamin Franklin, homme politique, scientifique et moraliste américain du XVIIIe siècle était l’un des «pères fondateurs» des États-Unis. Et de lui, nous avons la déclaration célèbre

Rien ne peut être dit de certain, sauf la mort et les impôts!”.

Et autrefois (18e C) et là (USA) la citation était correcte. Mais maintenant, ce n’est plus vrai.

 

La mort n’est-elle plus une certitude?

Bien sûr que oui, mais nous ne sommes plus égaux dans la mort.

Nous savons depuis longtemps que les femmes vivent en moyenne quelques années de plus que les hommes. Une explication possible à cela est qu’elles veulent toujours avoir le dernier mot….

Et les plus riches vivent également plus longtemps…

Cette injustice est mise en évidence par de nombreuses études, les taux de mortalité sont déterminés socio-économiquement: plus on est riche, plus l’espérance de vie est élevée. En Belgique, l’espérance de vie moyenne est supérieure à 80 ans, au Nigeria à peine 55 ans! Mais même au sein d’un même pays, il existe un grand écart entre les échelons inférieurs de la société et la ploutocratie.

Dans son livre ‘The body, a guide for occupants’, Bill Bryson écrit qu’une chose sur l’espérance de vie peut être dite avec certitude, à savoir que cela «aide beaucoup à être riche». Et plus l’écart entre les riches et les pauvres est grand, plus l’écart d’espérance de vie est grand. Nous sommes donc loin d’être égaux devant le cercueil.

Dans le pays guide autoproclamé, les États-Unis, cela est très clair. Ici, l’espérance de vie  baisse à nouveau, sauf pour les riches !!!!!!

Ce phénomène est également très évident dans les chiffres covid. Le virus tue beaucoup plus dans les classes sociales inférieures que dans les classes supérieures.

Et Yuval Noah Harari prédit dans ses dernières œuvres qu’en 2100, le 1% le plus riche pourrait posséder non seulement presque tout l’argent du monde, mais presque toute la beauté, la créativité et la santé. Et une espérance de semi-immortalité!

Ils recherchent la «jeunesse éternelle» et tous veulent vivre aussi vieux que Mathusalem, qui a vécu jusqu’à 969 ans selon le livre de la Genèse. (Genèse 5: 25-27).

 

Les impôts ne sont-ils plus une certitude?

Non, pas du tout.

En termes d’impôts, nous sommes de retour au Moyen Âge. Au plus riche, au moins d’impôts. Comme à l’époque, certains d’entre eux ne paient presque plus d’impôts! Par exemple, Apple n’a payé que 0,005% d’impôts sur les bénéfices de ses ventes de plusieurs milliards de dollars en dehors des États-Unis! (cf procès en justice UE, Irlande et Apple en 2020). De nombreuses études montrent que des milliers de milliards échappent aux autorités fiscales chaque année.

J’ai décrit cette injustice stupéfiante, vengeresse et scandaleuse à plusieurs reprises dans ma série d’articles sur l’inégalité (voir X021; X022; X024; X025)

Dans ce contexte, un vieux dicton médiéval est encore étonnamment actuel: “De cleyne dieven hangtmen licht. Voor groote wert den hoet ghelicht.”   . En néerlandais courant: le fouet attend les chômeurs, le tapis rouge les fraudeurs fiscaux de toute sorte (cf. affaire KB-lux, et tant d’autres…).

Alors, est-ce toujours correct?

Non. La réponse à ma question est sans ambiguïté NON.

Dans le monde d’aujourd’hui, cela n’a plus aucun sens! Sauf si nous réécrivons la citation comme suit:

«Rien n’est certain dans ce monde, sauf la mort et les impôts pour 99% de la population».

Quelle évolution, non? De tels abus sont-ils la civilisation et le progrès promis?

Pourquoi les 99% continuent-ils à endurer ces injustices perverses? Pourquoi s’accrochent-ils tellement à un modèle économique dangereux et dépassé?

 

Combien de temps les 99% resteront-ils encore des oies stupides?

 

#taxes #French revolution #sundries

Je me promène, donc je suis.

Je me promène, donc je suis. 993 1020 Lhoëst Jean

‘Gratuit et sain, riche en élixir, bonheur… et idées’. Voilà ce qui pourrait être un message publicitaire pour des promenades.

Se promener est un sport agréable et à petit prix pour corps et esprit. En plus d’un exercice saine, c’est surtout un régal pour imagination et créativité. Je me promène régulièrement quelque 20 kilomètres… pour trouver de l’inspiration pour mes écrits.

Le titre de cet article est évidemment un renvoi  au célèbre ‘je pense, donc je suis’ (Cogito ergo sum) de René Descartes, le philosophe et mathématicien Français du 17e siècle. Et comme la promenade excite la pensée, je fais un raccourci en disant ‘Je me promène, donc je suis.’

Se promener est en effet un mine d’or d’idées. Nietzsche, le philosophe Allemand décrivait ceci de façon sublime :

Je n’écris pas seulement avec la main

Mon pied fournit aussi un bain

En flânant les champs

Il s’élance sur mon papier.’

 

La promenade, le sport de la liberté.

La marche, on la fait quand on veut, où on veut, à sa propre cadence, en toute liberté et par tous les temps. On a besoin de rien (sauf peut-être des chaussure de marche) ni de personne.

Et la marche n’est pas encore envahi par le marché. Du bonheur gratuit n’est pas intéressant pour les prophètes du marché libre. Heureusement.

Elle distraie et soulage. En marchant, on se libère. On décharge son âme. On évacue ses soucis dans le sol via ses pieds. En faisant un effort, on se détende.

Elle dégonfle la pression inutile et stimule la sérénité, les pensées larges et profonds…

Soit, une sensation délicieuse, bienfaisante et instructive.

 

La promenade, le sport de la réflexion.

On peut associer la marche à introspection, méditation, bonheur, etc.

Espace, silence, solitude, beauté, pieds en marche… des circonstances idéales pour se reprendre et réfléchir. Tout passe la revue, de sujets légers tel que la femme à des sujets plus lourds tel que le sens de la vie.

Lors de ma dernière promenade je tombait sur le bétail, le bétail de boucherie et le ‘bétail de consommation’. Le premier se laisse priver de sa liberté et de son propre pour être, le plus vite possible, dans la boucherie… Le second – toi et moi – se laisse priver de sa liberté et de son propre pour consommer le plus possible ! Pourquoi ? Sommes-nous des cruches ? Temps pour une nouvelle promenade…

 

La promenade, le sport des idées.

La plus part des idées ne naissent pas au bureau, mais bien à des endroits et moments le plus imprévus. Marcher dans de espaces vides élargit son horizon, libère son esprit et étire le temps. De la liberté et du temps pour réfléchir, méditer, imaginer, laisser vagabonder ses pensées . Chaque marche inspire et fait surgir des idées et opinions souvent très intéressantes ! La nature me dicte les phrases sur mon gsm !

Il n’est pas étonnant de voir que beaucoup des grands philosophes étaient des marcheurs enthousiastes. Socrate, Platon, Aristote, Wittgenstein, Nietzche , Kant, Montaigne et tant d’autres.

L’école de Aristote s’appelait d’ailleurs école péripatéticienne du verbe ‘peripateo’ qui signifie ‘je vais faire une marche’.

Et ils n’ont pas hésité à écrire des louanges sur la marche. Tel que Michel de Montaigne, philosophe Français du 16e siècle qui écrivait que ‘son esprit ne va, si les jambes ne l’agitent.’

Ou John Muir, le naturaliste Ecossais-Américain du 19e siècle qui nous laissait ce conseil : “In every walk with nature one receives far more than he seeks.

Et voici le plus beau que j’ai lu: ‘les jambes sont les roues de la créativité !’ D’un certain Albert Eistein.

Cher lecteur, ‘go walking’.

 

 

TAGS:   #Sundries              #Freedom     #Happyness   #Marktet fundamentalism