Justice

Un viol de le démocratie sans droit à l’avortement.

Un viol de le démocratie sans droit à l’avortement. 500 348 Lhoëst Jean

La confiance dans la politique et certainement dans les partis politiques s’effondre comme jamais auparavant.

Le dernier Eurobaromètre a montré que moins d’un compatriote sur deux fait confiance au gouvernement. Et seulement 20% font confiance aux partis politiques !!!

Cet écart entre les citoyens et la politique ne me surprend pas quand on voit ce que la politique actuelle en fait.

Un aperçu en deux parties de la mauvaise volonté et de l’ignorance qui sapent la confiance et la crédibilité de la politique …

D’abord l’histoire de la « mauvaise gouvernance», puis du « chagrin de la responsabilité politique», du brouillage des normes et de la dégénérescence en politique.

Sourd aux préoccupations du citoyen.

 

Dans la liste ci-dessus, vous pouvez lire les 5 principales priorités du citoyen. Soit dit en passant, la même chose pour le Flamand et le Wallon!!

Et selon l’Eurobaromètre déjà évoqué, les principales préoccupations des Belges sont « l’immigration (26%), les questions environnementales, climatiques et énergétiques (22%), la dette nationale (21%), le coût de la vie ou la hausse des prix (19%) et les pensions (18%) ».

Les citoyens veulent donc une meilleure sécurité sociale, une meilleure politique d’immigration, des impôts plus justes, etc. Et… ils ne sont pas du tout préoccupés par la poursuite de la réforme de l’État ou une meilleure défense.

Et que font nos politiciens? Paralyser notre pays depuis des années maintenant (cfr. la dernière formation gouvernementale de près de 500 jours) en argumentant sur un nouveau cycle de réformes étatiques …
Donc encore un peu plus de fragmentation et plus de ‘postjes’. Ils se préoccupent donc de questions qui ne sont pas pertinentes pour le citoyen….

Quelle déphasage et quel mépris pour les citoyens et la démocratie !!!

 

Mauvaise gouvernance.

L’avant-dernier gouvernement, le suédois ou le ‘kibbelkabinet’, était le point bas absolu en termes de bonne gouvernance. Elle a gravement hypothéqué notre avenir et nous a laissés dans un désordre budgétaire….

J’ai lu une fois que le degré de bonne gouvernance dans un pays est mesuré par le bien-être des plus faibles de ce pays.

Et que voyons-nous? Les inégalités augmentent, les taux de pauvreté culminent, de plus en plus de citoyens sont menacés de pauvreté, les embouteillages dans les banques alimentaires augmentent de façon alarmante, 1 enfant sur 5 risque de grandir dans la pauvreté infantile, etc.….

Bea Cantillon, spécialiste de la pauvreté (UAntwerp) dit à ce sujet: «Cela indique un échec profond de la politique».

 

L’intérêt public, des propos en l’air.

Les intérêts économiques et politiques dominent le pays. L’intérêt public n’est rien de plus que des lèvres de paroles en l’air. Les cadeaux fiscaux sans provision du gouvernement précédent n’en étaient qu’une autre preuve. Vous pouvez en lire d’autres exemples dans F005, F017, F020, F024

Mathias Somers, du groupe de réflexion Minerva, l’a récemment exprimé ainsi: “L’État a été détourné et transformé en rien de plus que l’avocat du monde des affaires.” (et de happy few).

Bricoler la démocratie et l’état de droit.

Le gouvernement, dirigé par les élites des partis politiques, est de plus en plus en train de bricoler la séparation des pouvoirs, pourtant la pierre angulaire de la démocratie.

La justice indépendante subit une pression politique croissante. En particulier, les partis populistes et nationalistes critiquent le pouvoir judiciaire. Récemment, l’un de nos ministres-clown a tenu encore des paroles de café incroyables concernant la justice.

Les partis ont également rétrogradé la législature (parlement) à un gang de yes-men. Les parlementaires ne sont plus autorisés à avoir leur propre opinion et certainement pas à voter pour cet avis (cfr. la saga de l’avortement).

Ces évolutions bornées sapent l’État constitutionnel démocratique, sapent les garanties pour les minorités et mettent sous pression les valeurs universelles telles que la liberté et l’égalité…

Cela explique aussi pourquoi dans le «Democracy Index», publié annuellement par l’hebdomadaire britannique «The Economist», nous ne nous sommes classés que 33e en 2019, loin derrière nos voisins! Pas de quoi être fier.

Politique du jardin d’enfants.

On perd plus de temps à des choses qui ne sont pas pertinentes (symboles, diktats, etc.…) qu’ à des CONTENUS qui peuvent améliorer le sort du pays et du citoyen.

Opposition au sein des gouvernements et entre les gouvernements et les niveaux politiques est monnaie courante. Même avant la formation du gouvernement Vivaldi, l’une de nos régions vedettes autoproclamées se mettait déjà en travers du chemin. Pathétique. Et le citoyen paie la facture!

Alors, si le gouvernement flamand se comporte comme un tout-petit, ses citoyens peuvent-ils suivre son bon exemple en refusant, par exemple, de payer leur taxe foncière? Après tout, le temps des privilèges est révolu …

 Dictature des partis

La démocratie a dégénéré en une particratie, gouvernée par les diktats des présidents de parti!

Même s’ils veulent travailler, les députés ne sont pas autorisés à avoir leur propre opinion. Prenez la saga de l’avortement, il y a une majorité parlementaire en faveur d’un changement de loi, mais quelques partis bloquent le vote. Ils ne peuvent hocher la tête par oui ou par non que sur ordre des chefs de leur parti.

Un viol de la démocratie sans droit à l’avortement!

 

L’érosion du suffrage.

Heureusement, le Parlement fédéral décide des questions les plus importantes qui touchent notre pays, comme les impôts, la sécurité sociale, etc. Quelqu’un peut-il me dire pourquoi ma liberté de choix lors de l’élection de ce parlement est limitée et que je dois rester dans ma loge flamande? Pourquoi ne suis-je pas autorisé à voter pour qui je veux, même s’il s’agit d’un parti wallon ou bruxellois? Cette honteuse étroitesse d’esprit est indigne d’une démocratie

Leaders trop peu nombreux, grandes gueules trop nombreuses.

Des hommes d’État qui peuvent transcender leurs partis, qui ont une vision à long terme, qui pensent dans l’intérêt commun, qui jugent sans condamner, qui rassemblent au lieu de diviser, etc. sont introuvables.

Nous vivons en effet un spectacle politique avec beaucoup de nuls, mais sans dirigeants. Cris et médiocrité règnent.

Les droits de l’homme, une nuisance!

La violation des droits de l’homme est également de plus en plus courante dans notre pays.

Pas étonnant que même un ‘top’ politicien autoproclamé (sic) laisse échapper: “Les droits du peuple ne sont pas universels.” Incroyable, mais vrai !!!

 

Une structure étatique totalement inefficace.

Une structure étatique cacophonique et super chère que personne ne peut trouver. Et où les Excellences se gênent mutuellement. L’un plus incompétent, plus cher, plus inutile et encore plus nuisible que l’autre! Et où personne ne voit la valeur ajoutée pour les citoyens!

Bientôt, le schéma de notre structure étatique sera plus grand que notre pays lui-même !!!

 

Dans le prochain article, nous descendrons encore plus bas dans les catacombes de la particratie….

#Democracy      #Free markets  #Good governance        #Gov. Michel1   #Government Formation   #Human rights  #Justice               #Leadership      #Migration         #political parties              #poverty   #Social security                 #state structure               #Taxes

 

Est-ce que notre liberté est une illusion ?

Est-ce que notre liberté est une illusion ? 749 749 Lhoëst Jean

Libre comme l’air. Être soi-même sans angoisse ou contraintes. Qui n’en rêve pas ? Pour moi, liberté reste ce qui est le plus chère.  Je préférais mourir qu’être enchaîné !

Bronnie Ware décrit dans son livre ‘The top 5 regrets of the dying’ ce que les gens regrettent le plus sur leur lit de mort. De loin le numéro 1 : ‘ J’aurais souhaité vivre ma propre vie au lieu d’une vie que les autres attendaient de moi !

C’est tellement compréhensible : liberté et bonheur font la paire. Il faut donc embrasser la liberté, mais malheureusement elle est partout de plus en plus bousculée.

Le dernier rapport ‘Freedom in the World’ constate que la liberté régresse dans le monde pour la 14e année consécutive (également dans notre pays) ! Surtout le populisme et le nationalisme contestent des principes démocratiques telle que la séparation des pouvoir ou la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le paradoxe, on a plus de temps libre qu’auparavant, mais nos pensées, faits et gestes dans ce temps libre sont de plus en plus restreints. Dans les années ’60 il était interdit d’interdire, aujourd’hui tout est interdit sauf si c’est imposé !

Il y a en effet un nombre de développements politiques et sociétaires inquiétants avec des traits totalitaires: une dégradation du climat social, un état mêle-tout et un ‘marché’ exaspéré de-toujours-plus.

Dans cette première parti je décris comment l’état nous dresse. Dans la deuxième partie, la semaine suivante, j’approfondirai les autres freins sur notre liberté.

 

1 L’état mêle-tout.

Vu au nombre de commandements et interdits de toutes sortes qui sont lancés à notre tête, on ne peut que conclure que l’état se mêle de beaucoup trop de choses.

Cette ‘passion’ de nous contrôler et dresser démontre surtout la méfiance de la politique dans le bons sens et le sens de responsabilité du citoyen.

En un manque criant de  meneurs visionnaires.  Un vrai meneur d’hommes dirige sans interdits, commandements et reproches !

 

Svp, pas toucher mon corps et esprit !

Même dans des domaines où le droit d’autodétermination devrait certainement prévaloir, on est plus maître ! Pourtant, pour autant que ma liberté ne nuit ou ne réduise la liberté d’autrui, personne ne devrait avoir le droit de réduire ma liberté.

Prenez par exemple la bagarre de chiffonniers concernant l’assouplissement de la loi sur l’avortement (de 12 à 18 semaines). Une femme qui veut se faire avorter après 17 semaines pour n’importe quelle raison, doit avoir le droit, et elle seule, pour le faire sans crainte de ‘yeux fâchés’. De même qu’une femme pour qui ce serait mieux de le faire pour des raisons familiales, sociales, médicales ou autres ne peut pas être obligé de le faire. Tous deux doivent avoir ce droit en toute liberté ! Vivre et laisser vivre, du respect mutuelle et pour l’altérité des autres, est-ce que ceci est tellement difficile ? Qui sommes-nous de dire ce que les autres doivent ou ne peuvent pas faire ?

Drôle de voir que ceux qui s’opposent à l’avortement sont souvent ceux qui crient le plus fort pour la réintroduction de la peine de mort ! Ou pour la suppression progressive de la sécurité sociale. Laisser dépérir un enfant n’est pas si grave… Difficile à comprendre !

 

Bienvenu dans le prison.

Alors qu’on n’a jamais vécu dans un monde plus hors de danger qu’aujourd’hui, on se laisse quand-même écraser d’une obsession extrémiste de sécurité. A ce sujet le dernier président normal des Etats-Unis, Barack Obama,  nous prévenait que ‘si on renonce à la liberté pour sécurité, on risque de perdre les deux! Pourtant, c’est ce qui est en train de se passer !

‘Big brother is watching you’ devient de plus en plus la réalité : sans le savoir, on est constamment tenu à l’ œil, en plus par des yeux qui ne dorment jamais ! (plus sur ‘Big brothers’ dans un des prochains articles).

 

Œil pour œil, dent pour dent.

La séparation des pouvoirs s’effrite. Le gouvernement a déjà dégradé le  parlement à une bande de béni-oui-oui. Et dire que Montesquieu nous prévenait déjà dans le 18e siècle que notre liberté est en danger quand le pouvoir législative et exécutive sont dans le mêmes mains… Et maintenant le gouvernement commence également à démolir le pouvoir judicaire. Alors, despotisme et l’arbitraire nous guettent. Est-ce qu’on veut ceci ?

Est-ce qu’on veut, sous pression de la vox populi,  retourner aux vengeances médiévales : des punitions plus sévères, une répression plus dure, des libérations conditionnelles plus difficiles, etc. ?

Et quoi penser des populistes qui critiquent ouvertement des juges qui rendent des jugements qui ne plaisent pas les gens au zinc ? Est-ce qu’on doit cacher ou résoudre les problèmes ?

Tous ceux, et certainement les politiciens parmi eux qui veulent retourner au Moyen Age, doivent se demander pourquoi la Norvège, où on punit pourtant avec beaucoup plus de clémence, a le plus bas chiffre de récidive ?

 

 ‘Régulitis’ à gogo.

Un éparpillement inefficace , inutile et onéreux du pays et une politique au lance-flammes nous paralysent. Le moindre incident, et voilà des nouveaux commandements et interdits. Sans nuance ou vision. Brouter le cresson populaire est plus important qu’une bonne gouvernance. Notre moniteur obèse en dit long.

Quand est-ce qu’ils vont nous prescrire comment brouter le cresson à Mechelen, Bruxelles ou Liège ?

 

Lavage de cerveau.

Une élite Flamande (média et politique) essaye de nous imposer une identité Flamande avec tous le moyens. Fétiches de langue ridicules, omniprésence des couleurs, fêtes, canons, etc.

Une vrai endoctrinement avec des traits totalitaires et souvent absurdes. Tellement artificiel et stupide que je m’enfiche complètement.

 

Où est l’intérêt général dans tous ces immixtions de l’état ? Le zinc gère en publique, le fric en coulisse. Et notre liberté est le dindon de la farce !

 

La semaine prochaine j’aborderai comment la ‘société’ et le marché nous manipulent. Ainsi que comment on s’enchaîne nous-même !

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