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La tristesse de la responsabilité politique.

La tristesse de la responsabilité politique. 750 539 Lhoëst Jean

Plus encore qu’une gouvernance mauvaise ou discutable, le brouillage des normes et la détérioration de l’éthique politique sont les causes de l’écart croissant entre les citoyens et les politiciens.

 

Un paternalisme du XIXe siècle.

De plus en plus, les politiciens traitent les citoyens comme des personnes irresponsables et indignes de confiance. Se regardent-ils trop dans le miroir?

En plus d’une réglementation insensée, la politique veut également restreindre notre droit à l’autodétermination. Des exemples tels que la limitation du droit à l’avortement ou des coupons alimentaires pour les pauvres en disent long. Quel paternalisme, surtout pour les moins aisés….

Et certains politiciens ne se cachent plus pour montrer ouvertement leur méprise du citoyen. Ils se sentent supérieurs. Avec des déclarations désobligeantes comme “Les ministres ont besoin d’une voiture de standing, pas d’une Toyota Corollo (sic)“, l’un de nos clowns l’a très bien montré dernièrement!

 

Dictature du café talk.

Ce n’est pas parce que la grande majorité, fouettée par les populistes, pense que ce devrait être «comme ceci» que ce soit «ainsi» que c’est correct ou que c’est la meilleure solution. L’histoire est pleine de ces choses folles qui se sont terminées en un échec complet pour tout le monde!

Pythagore nous prévenait déjà de la dictature de la majorité par ces sages paroles:

Evitez la foule: l’éléphant quitte le chemin quand il voit arriver une meute de cochons.”

La voix des penseurs devient bien trop submergée par celle des masses. Une évolution dangereuse, pour la démocratie et les plus faibles dans la société!

 

Egarement identitaire.

La haine et la colère contre les citoyens dissidents ou différents sont endémiques.

Certains partis n’hésitent pas à donner le «bon exemple» en crachant de la haine et de l’aversion sur les réseaux sociaux… au détriment du même citoyen (financement des partis)! Une évolution plus que cynique.

Obama a dit un jour ces sages paroles: “En tant que dirigeants, nous faisons mieux de contenir plutôt que d’encourager les sentiments d’identité qui conduisent à rabaisser les autres.” Et que font nos dirigeants politiques?

Manipulation populiste de l’opinion  et polarisation.

Les démagogues populistes incitent la population les uns contre les autres, sachant que le public est plus réceptif aux cris qu’aux arguments.

Par exemple, de nombreux politiciens provoquent plus d’agitation au sujet de la fraude sociale que de la fraude fiscale. Si vous savez que la fraude fiscale nous coûte des milliards de plus, cela en dit long sur l’attention qu’ils portent à ‘Jan Modaal’ et à la bonne gouvernance!

Dépeindre le gouvernement Vivaldi, soutenu par 87 membres des 150 parlementaires, comme antidémocratique, c’est soit ne pas savoir compter, soit de la merde très antidémocratique!

Les boucs émissaires et les ‘zwarte pieten’ se répandent comme une traînée de poudre. Après tout, nous vivons dans une culture du «c’est la faute des autres». Les ventes de parapluies sont en plein essor, celles de miroirs chutent.

La génération actuelle de politiciens semble avoir oublié d’opter pour des solutions positives et constructives. Il me semble qu’ils n’excellent que dans le débit des phrases toxiques qui polarisent et ruinent le climat.
Les politiciens qui prétendent “nous sommes meilleurs” mentent parce que leur déclaration est toujours un mensonge. Evidemment il est plus facile d’abaisser un autre que de s’élever. Comment pouvez-vous faire confiance à de telles personnes?

Mis à part les applaudissements des supporters, que pensez-vous pouvoir réaliser avec des déclarations polarisantes telles que “Nous sommes une boîte bien gérée, eux un petit magasin non autonome”. Seulement beaucoup de haine dans les magasins et beaucoup d’agacement et de honte justifiés dans pas mal de «boîtes». Est-ce le niveau et le langage d’un leader ou d’un clochard égaré?

 

Pandémie des doubles langages.

Ethique et politique ne riment que sur papier. En réalité, les absurdités et les doubles standards règnent.

Prenons cette déclaration: «Nous ne pouvons pas aller plus loin sur la voie du soutien à l’inactivité.» Elle vient d’un député qui avait été délibérément inactif pendant deux ans parce que son parti ne voulait pas former de gouvernement. Pourquoi n’applique-t-il pas sa «sagesse» à son propre travail de peluche? Ce serait un bon exemple!

Ceux qui veulent toujours diviser de plus en plus le pays sont aussi les plus grands appelants à diviser, désolé unir (fusionner) la police Bruxelloise. Parce que “l’unité de commandement est après tout plus efficace”. Mais cette unité n’est-elle pas meilleure pour, par exemple, le Ring de Bruxelles ou le gouvernement de notre pays? (voir l’approche de la crise corona). Quelles absurdités.

Mentir ou ne se souvenir de rien, même pas de meurtres n’est plus un problème aujourd’hui… Surtout si vous appartenez au clan des “bons flamands”, sinon ceci serait évidemment  minimum “criminellement irresponsable”. Bien au-delà du brouillage des normes: le triomphe des doubles standards et le chagrin de la responsabilité politique!

Comment réagiraient ces «bons Flamands» si un juge acquittait un émeutier flamand non pur-sang parce que l’homme ne se souvient de rien?

 

Payer pour des cris, de la haine et de la division.

Par solidarité, cela ne me dérange pas de payer des impôts pour ceux qui sont moins chanceux ou incapables de suivre. Quels que soient ces «eux»: catholique ou musulman, nationaliste ou communiste, flamand ou wallon, hétéro ou gay, chômeur ou accro au travail, etc. Mais je trouve vengeur que je doive payer des impôts pour financer des partis qui utilisent cet argent à leur guise pour lancer des slogans vides, semer la haine et la division. Et même saper mon propre pays. Payez pour démolir votre terre, il faut le faire !!!!!!!

 

Pas de projet, rien pour être fier.

Autrefois un exemple en Europe (notre constitution libérale progressiste, membre fondateur de l’Union européenne, etc.) nous sommes devenus la risée de l’Europe (gouvernance inefficace, mépris des droits de l’homme, etc.). Jadis fier d’être né ici, j’ai maintenant plus honte de notre ridicule politique politicienne!

La myopie semble être la maladie oculaire la plus répandue dans notre pays. J’ai lu récemment ceci “A Anvers c’est” Wir straffen das “au lieu de” Wir schaffen das “. Remplacez Anvers par la Belgique et vous avez une très bonne description de ce qui se passe…. Les gens aspirent à des politiciens qui accomplissent des choses qui sont bonnes pour le bien-être de tous leurs compatriotes … Vous souvenez-vous encore de pareils ?

Conclusion.

La politique a perdu tout sens de la honte. Comment pouvez-vous faire confiance à ces petits  qui se chamaillent?

Les symptômes décrits ci-dessus sont autant de signes de la faillite de l’actuelle participation ou “centocratie”.

Et le comble du cynisme: nous, les citoyens, devons financer ces partis politiques pour écraser notre pays, briser la démocratie et semer la haine! Scandaleux. Combien de temps encore?

Combien de temps encore avant d’ entrer dans une nouvelle ère de démocratie directe, sans partis politiques?

 

#Cooperation    #democracy     #fraternity    #good governance   #good/bad practices   #hate/fear   #identity   #leadership  #populism  #taxes

Pourquoi autant d’inégalités?

Pourquoi autant d’inégalités? 641 273 Lhoëst Jean

Comment expliquer cet inégalité durable?

Inégalité ainsi que pauvreté et pollution sont des sous-produits du système en vigueur pour ranger la  société en premiers et seconds couteaux.

C’était comme cela dans le passé… et ça reste le cas aujourd’hui.

Pendant l’Ancien régime le monde était dominé par le pouvoir absolu du roi, secondé par l’aristocratie et l’église. Aujourd’hui le monde est dominé par la dictature du marché, secondée par la plutocratie et la politique.

 

La bible selon la dictature du marché.

Surtout depuis les années 80 du siècle précédent la dictature du marché libre domine le monde de façon beaucoup trop extrême. Le capitalisme laisser-aller à volonté. L’idolâtrie de l’intérêt propre.

Grace aux figures tels que Thatcher, Reagan, Friedman, Rand, Hayek, Nietzche, etc..

Voici leur théorie en quelques mots.

Pouvoirs publics laissez-nous libre dans notre poursuite d’une richesse maximale. Au plus riche on sera, au plus de miettes pour les autres.

Ne mêlez-vous pas de nos affaires, ne posez pas de questions et laissez-nous tranquilles. Privatisez autant que possible et réduisez autant que possible nos impôts. Si vous faites cela, on créera peut-être quelques jobs.

Une exception, en cas de crise. Alors il faut nous aider avec de l’argent des contribuables. Faites en sorte qu’on puisse collectiviser nos pertes, mais reste avec tes pattes de nos profits.

Si vous avez des problèmes budgétaires, économisez dans les sécurité sociale et autres services publiques. Chacun doit s’en faire à sa guise. Nous, les ‘Übermenschen’ ne veulent pas se préoccuper des retardataires.

Tenez les masses en bride en leur donnant une illusion de liberté.

Et finalement, encouragez les, mieux forcez les à participer dans le ratrace…. Parce que notre système a besoin d’une croissance constante …

Voilà le capitalisme en quelques mots. Let’s go.

Cette brutalité n’a rien d’étonnant quand on sait qu’une A. Rand défend sans sourciller l’égoïsme comme une vertu !!! Ca alors… Encore plus choquant, quand les adeptes de ‘moi d’abord et je me fous du reste’, comme Trump et autres, brandissent la bible sans scrupules !

Prenez un livre ou une étude sur notre société et vous tomberez souvent sur des notions telles que futilité, anxiété, incertitude, solitude, narcissisme, égoïsme, aliénation, manque de liberté, injustice, la cohésion sociale en recul, etc. On vit dans une période d’une certaine prospérité, mais moins de bien-être.

 

D’aristocratie à plutocratie.

Dans son livre ‘De limieten van de markt’ le professeur Paul De Grauwe se demande : ‘’Les 30 dernières trente années la rémunération du topmanagement a fortement augmenté. En 1975 le CEO moyen d’une entreprise Américaine gagnait trente fois plus que l’employé moyen. En 2008, s’était déjà trois cent fois plus !!! Est-ce que le CEO serait devenu tellement plus productif of créatif ?’

Evidemment pas. Mais le topmangement n’est pas encore si facilement remplaçable que l’ouvrier. Et encore plus important, le système a, à côté de la politique, aussi besoin de lui comme lubrifiant et avocat… Les plutocrates – CEO’s, PDG’s, industriels, les 1%, etc.- sont les aristocrates du marché libre. Et ceci coûte de l’argent et des privilèges…

En même temps syndicats et grèves ont perdus beaucoup de leurs plumes parce que le travail est devenu moins nécessaires grâce à l’évolution technologique. Le temps du cartoon célébre ‘Gansch het raderwerk staat stil, als uw machtige arm het wil’ de  Albert Hahn est longtemps révolu.

Si Hahn vivrait aujourd’hui il conseillerait probablement : ‘Tout le système s’écroule, si votre portemonnaie le veut’.

 

Les médias dans les mains des happy few.

Les médias, y inclus les médias sociaux, sont les canaux préférés pour vanter le système et si c’est nécessaire, semer confusion et doute.

Certainement quand on sait que la plus part des médias sont dans les mains des happy few et l’ordre établi. Je ne pense pas que les tabloïds de Murdoch peuvent écrire librement sur climat ou inégalité…

Ce qui étaient un jour des journaux de qualité, tels que De Standaard of De Morgen sont devenu aujourd’hui des gazettes de paroisse. Ainsi je suis obligé de lire trois journaux par jour – De Standaard, De Morgen et Le Soir – pour avoir une vue un peu nuancée de l’état du monde.

 

La faiblesse de l’homme.

L’homme s’écroule sous le système. Il est malheureux. Se sent limité dans ses libertés. Fatigué du ‘ratrace’. En a marre de n’être d’un consommateur. Il se suicide ou s’empiffre à mort. Et malgré tout cela, il reste les bras croisés. Pourquoi ?

Parce que, comme déjà écrit précédemment, l’être humain est faible. Une faiblesse qui est l’atout du marché libre.

Dans son livre ‘De bril van Darwin’ le biologue Mark Nelissen avance deux raisons pour cette résignation : ‘Il y a deux prédispositions biologiques : primo, il y a la motivation d’acquérir un statut plus élevé dans le groupe et secundo, un instinct fort de nous soumettre à une autorité et de l’obéir.’

Que les gens essaient de mieux prester que d’autres, d’acquérir plus que des autres n’est pas mauvais en soi. Au contraire, c’est une bonne qualité. Mais quand ceci se fait aux dépens d’autrui, quand le ‘loup’ domine (homo homini lupus est), ceci n’est plus une bonne chose….

Mais pourquoi est ce que victimes, les ‘losers’ continuent le ‘ratrace’ qu’ils ne savent jamais gagner ? Pourquoi est-ce qu’ils restent passifs alors qu’il sont dans la majorité ?

A cause de la deuxième prédisposition citée auparavant. L’homme a peur d’être lui-même, il préfère être un suiveur. Il préfère se soumettre et obéir à une autorité politique. Et quand la politique a partie liée avec le marché libre, l’ébauche devient claire…

Ces faiblesses expliquent pourquoi des systèmes oppressifs savent survivre des siècles. L’Ancien régime a survécu jusqu’ à la fin du 18e siècle avant que la Révolution Française le fasse tomber. Et le système infernal d’aujourd’hui continue également sur sa lancée…

Personnellement je le trouve bizarre qu’après des milliers d’années d’évolution on – le homo sapiens ?- se laisse exploiter et dominer comme des pauvres nigauds !

 

 

 

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