Homo sapiens

Les politiciens, les prêtres de l’inégalité.

Les politiciens, les prêtres de l’inégalité. 811 360 Lhoëst Jean

L’abîme grandissante entre pauvres et riches est due à la faiblesse de l’homme et … au concours gracieux de la politique. La politique ne se bat pas pour l’intérêt général, mais bien pour leurs propres et les intérêts économiques. Il y a une symbiose parfaite entre politique et marché libre, deux têtes sous le même bonnet !

Comme l’église était l’associé du pouvoir absolu du roi dans le Moyen Age, la politique est aujourd’hui l’associé de pouvoir absolu du marché libre.

Dernièrement, Amitabh Behar, le patron de Oxfam Inde le résumait parfaitement en déclarant : « Il ne faut pas féliciter un milliardaire pour sa richesse. Au contraire : chaque milliardaire est un échec de la politique en vigueur ! »

 

Occuper la population.

Le système politique est l’assureur et le syndicat du fondamentalisme du marché. Il donne la population une apparence de liberté et de participation, alors qu’il reste l’inégalité intacte !

Les politiciens se servent de tout sorte de raisonnements captieux tel que la théorie de ‘trickledown’ qui est pourtant depuis longtemps aigrie ! Moins de taxes occasionneraient plus de croissance et donc plus de jobs…. La richesse augmente en effet, mais moins que les mensonges contées. Et surtout, la plus grande partie de cette croissance va de nouveau vers les 1% ! Sans parler du coût pour les autres, les 99% : ratraces, inégalité, manque de liberté, etc..

Ensemble avec les médias, la politique est aussi sur le premier rang pour stimuler la consommation. Début mai je lisais ceci dans un journal soi-disant sérieux : «Consommer est une nécessité économique. Faire ceci de façon durable et locale est plus que jamais un acte politique et une obligation morale ! »   Quel paternalisme. Quid de notre liberté ? Et est-ce qu’il n’y a pas des obligations morales beaucoup plus importantes ? Comme payer des impôts en fonction de sa richesse ?

 

Un système fiscal sur mesure des 1%.

Le taux de taxation des 1% et entreprises a diminué mondialement depuis les années ’80 du siècle précédent.

Dans leur livre The triumpf of injustice’ les économes E. Saez et G. Zucman ont dévoilé que la pression fiscale (23%) des 400 familles les plus riches est plus basse que les 24,2% que la moitié la plus pauvre de la population Américaine doit payer!!!

Et notre pays suit cet exemple. Prenons comme exemple les cadeaux fiscaux sans provision pour le plus riches du gouvernement Michel 1. Ou le taxe sur les compte-titres, entretemps déjà déclaré illégal parce qu’il valait pour tout le monde sauf pour les happy few.

Et comme milliardaire il est possible de créer des structures pour son héritage à la génération suivante sans taxes !

Et que penser de la fermeture des yeux pour la fraude et évasion fiscale massive? Selon la commission Européenne d’enquête TAX3 notre pays est un des sept qui facilitent une évasion fiscale agressive !

Dans un rapport commun de toutes le universités Belges avec des recommandations pour une stratégie d’exit corona on peut lire ceci : “These policies of dismantling public services and massive budget cuts went hand in hand with tax reforms aimed at considerably increasing the wealth of multinational companies and very wealthy individuals. Not to mention Belgium’s constant opposition, at the European level, to the various measures aimed at reducing tax evasion. “

Bienvenu en Belgique!

 

Des lois sur mesure des happy few.

Le banquier médiéval Dino Rapondi le savait déjà : ‘Il n’y a rien qui ne peut être réglé avec de l’or ou de l’argent.’ Et oui, même les lois. Ici comme ailleurs les lois sont écrites par les lobbyistes des happy few.

L’avocat/fiscaliste Anversois Victor Dauginet a publié en 2019 le livre “Het belaste land. Over de malaise van onze fiscaliteit”. Dans un interview lors de la publication de ce livre il déclarait sans fard ‘Les grosses fortunes écrivent les lois dans notre pays. Ceci se fait sans beaucoup de contrôle !!!’

L’économe Américain Jeffrey D. Sachs (Columbia University) n’était pas tendre non plus : The rich control our politics to a huge extend. In return they get tax cuts and deregulation. It’s been and is an amazing ride for the rich.’

Le moins qu’on puisse conclure est que ceci est un grand danger pour la démocratie…

 

Des économies dans la sécurité sociale pour plus de privilèges fiscaux aux plus riches.

Afin de financer la baisse constante des impôts pour les riches, l’état est obligé de faire des économies dans les sécurité sociale et autres services. Avec des conséquences telles que plus de pauvreté, de longues files aux banques alimentaires, etc..

Dernièrement encore vu un exemple choquant. Après avoir distribués des milliards pour supporter notre économie lors de la crise corona, on discutait d’encore quelques millions pour aider les plus touchés par cette crise, càd les plus pauvres. Un de nos épiciers en futilités n’était pas d’accord : ‘On ne pouvait pas supporter l’inactivité.’ Drôle, pourquoi est-ce qu’il n’applique pas cette règle alors sur le parlement ? Il est déjà inactif depuis presque deux ans sur nos frais…

Tout ceci faisait dire Bea Cantillon, une experte en matière de pauvreté, d’un échec scandaleux du gouvernement’…

 

De peur pour Dieu vers peur pour la perte d’emploi.

Nous voilà donc de retour dans l’Ancien Régime avec les ploutocrates comme l’aristocratie et la politique comme l’église. Tous deux au service du pouvoir absolu du marché libre.

Jusqu’à la Révolution Française le curé faisait croire les gens (les 99%) que Dieu ne les trouvait pas assez dignes pour pouvoir être des enfants du Ciel. Et ceci était leur propre faute. Mais en étant sage, ils avaient peut-être encore une chance de mériter le ciel ! La peur pour Dieu comme un bâton.

Aujourd’hui les curés du marché libre – les politiciens – font croire aux gens qu’au plus riche les entreprises et leur actionnaires, au plus de jobs qu’ils créeront…. Et qu’on doit être sage pour ne pas perdre son emploi. La peur de la perte d’emploi comme bâton.

D’un ‘ordre de fabrication divine’ vers un ‘ordre de fabrication économique’. Bienvenue dans le régime infernal.

Tous deux sont de la charlatanerie.

Combien de siècles encore avant qu’on change cet ordre ou qu’on évolue vers un système plus humain et équitable ?

 

 

 

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Pourquoi autant d’inégalités?

Pourquoi autant d’inégalités? 641 273 Lhoëst Jean

Comment expliquer cet inégalité durable?

Inégalité ainsi que pauvreté et pollution sont des sous-produits du système en vigueur pour ranger la  société en premiers et seconds couteaux.

C’était comme cela dans le passé… et ça reste le cas aujourd’hui.

Pendant l’Ancien régime le monde était dominé par le pouvoir absolu du roi, secondé par l’aristocratie et l’église. Aujourd’hui le monde est dominé par la dictature du marché, secondée par la plutocratie et la politique.

 

La bible selon la dictature du marché.

Surtout depuis les années 80 du siècle précédent la dictature du marché libre domine le monde de façon beaucoup trop extrême. Le capitalisme laisser-aller à volonté. L’idolâtrie de l’intérêt propre.

Grace aux figures tels que Thatcher, Reagan, Friedman, Rand, Hayek, Nietzche, etc..

Voici leur théorie en quelques mots.

Pouvoirs publics laissez-nous libre dans notre poursuite d’une richesse maximale. Au plus riche on sera, au plus de miettes pour les autres.

Ne mêlez-vous pas de nos affaires, ne posez pas de questions et laissez-nous tranquilles. Privatisez autant que possible et réduisez autant que possible nos impôts. Si vous faites cela, on créera peut-être quelques jobs.

Une exception, en cas de crise. Alors il faut nous aider avec de l’argent des contribuables. Faites en sorte qu’on puisse collectiviser nos pertes, mais reste avec tes pattes de nos profits.

Si vous avez des problèmes budgétaires, économisez dans les sécurité sociale et autres services publiques. Chacun doit s’en faire à sa guise. Nous, les ‘Übermenschen’ ne veulent pas se préoccuper des retardataires.

Tenez les masses en bride en leur donnant une illusion de liberté.

Et finalement, encouragez les, mieux forcez les à participer dans le ratrace…. Parce que notre système a besoin d’une croissance constante …

Voilà le capitalisme en quelques mots. Let’s go.

Cette brutalité n’a rien d’étonnant quand on sait qu’une A. Rand défend sans sourciller l’égoïsme comme une vertu !!! Ca alors… Encore plus choquant, quand les adeptes de ‘moi d’abord et je me fous du reste’, comme Trump et autres, brandissent la bible sans scrupules !

Prenez un livre ou une étude sur notre société et vous tomberez souvent sur des notions telles que futilité, anxiété, incertitude, solitude, narcissisme, égoïsme, aliénation, manque de liberté, injustice, la cohésion sociale en recul, etc. On vit dans une période d’une certaine prospérité, mais moins de bien-être.

 

D’aristocratie à plutocratie.

Dans son livre ‘De limieten van de markt’ le professeur Paul De Grauwe se demande : ‘’Les 30 dernières trente années la rémunération du topmanagement a fortement augmenté. En 1975 le CEO moyen d’une entreprise Américaine gagnait trente fois plus que l’employé moyen. En 2008, s’était déjà trois cent fois plus !!! Est-ce que le CEO serait devenu tellement plus productif of créatif ?’

Evidemment pas. Mais le topmangement n’est pas encore si facilement remplaçable que l’ouvrier. Et encore plus important, le système a, à côté de la politique, aussi besoin de lui comme lubrifiant et avocat… Les plutocrates – CEO’s, PDG’s, industriels, les 1%, etc.- sont les aristocrates du marché libre. Et ceci coûte de l’argent et des privilèges…

En même temps syndicats et grèves ont perdus beaucoup de leurs plumes parce que le travail est devenu moins nécessaires grâce à l’évolution technologique. Le temps du cartoon célébre ‘Gansch het raderwerk staat stil, als uw machtige arm het wil’ de  Albert Hahn est longtemps révolu.

Si Hahn vivrait aujourd’hui il conseillerait probablement : ‘Tout le système s’écroule, si votre portemonnaie le veut’.

 

Les médias dans les mains des happy few.

Les médias, y inclus les médias sociaux, sont les canaux préférés pour vanter le système et si c’est nécessaire, semer confusion et doute.

Certainement quand on sait que la plus part des médias sont dans les mains des happy few et l’ordre établi. Je ne pense pas que les tabloïds de Murdoch peuvent écrire librement sur climat ou inégalité…

Ce qui étaient un jour des journaux de qualité, tels que De Standaard of De Morgen sont devenu aujourd’hui des gazettes de paroisse. Ainsi je suis obligé de lire trois journaux par jour – De Standaard, De Morgen et Le Soir – pour avoir une vue un peu nuancée de l’état du monde.

 

La faiblesse de l’homme.

L’homme s’écroule sous le système. Il est malheureux. Se sent limité dans ses libertés. Fatigué du ‘ratrace’. En a marre de n’être d’un consommateur. Il se suicide ou s’empiffre à mort. Et malgré tout cela, il reste les bras croisés. Pourquoi ?

Parce que, comme déjà écrit précédemment, l’être humain est faible. Une faiblesse qui est l’atout du marché libre.

Dans son livre ‘De bril van Darwin’ le biologue Mark Nelissen avance deux raisons pour cette résignation : ‘Il y a deux prédispositions biologiques : primo, il y a la motivation d’acquérir un statut plus élevé dans le groupe et secundo, un instinct fort de nous soumettre à une autorité et de l’obéir.’

Que les gens essaient de mieux prester que d’autres, d’acquérir plus que des autres n’est pas mauvais en soi. Au contraire, c’est une bonne qualité. Mais quand ceci se fait aux dépens d’autrui, quand le ‘loup’ domine (homo homini lupus est), ceci n’est plus une bonne chose….

Mais pourquoi est ce que victimes, les ‘losers’ continuent le ‘ratrace’ qu’ils ne savent jamais gagner ? Pourquoi est-ce qu’ils restent passifs alors qu’il sont dans la majorité ?

A cause de la deuxième prédisposition citée auparavant. L’homme a peur d’être lui-même, il préfère être un suiveur. Il préfère se soumettre et obéir à une autorité politique. Et quand la politique a partie liée avec le marché libre, l’ébauche devient claire…

Ces faiblesses expliquent pourquoi des systèmes oppressifs savent survivre des siècles. L’Ancien régime a survécu jusqu’ à la fin du 18e siècle avant que la Révolution Française le fasse tomber. Et le système infernal d’aujourd’hui continue également sur sa lancée…

Personnellement je le trouve bizarre qu’après des milliers d’années d’évolution on – le homo sapiens ?- se laisse exploiter et dominer comme des pauvres nigauds !

 

 

 

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Le virace inégalité.

Le virace inégalité. 1324 1470 Lhoëst Jean

Egalité (équité), un des principes nobles de la Révolution Française.

Aujourd’hui il y a de nouveau un grand ‘IN’ devant égalité : le partage très inégal de la richesse du monde, richesse qu’on génère pourtant tous ensemble.

D’un autre côté, l’inégalité existe depuis qu’il y a des choses (propriétés) à partager. Et ces dernières années, surtout depuis les années 80 du siècle précédent, le fossé entre riches et autres ne fait que s’agrandir. Et malgré que c’est une attente légitime d’une civilisation, on n’arrive pas à combler l’abime qui sépare les pauvres des riches. On n’en veut même pas parler ! Pourquoi ? Peur de la réalité et ses conséquences ?

Pourtant il y a beaucoup de personnes qui commencent à voir cette fossé grandissante comme un des dangers le plus importants pour la société.

Vu qu’on parle beaucoup de virus aujourd’hui, j’appelle inégalité un ‘virace’ très dangereux, parce qu’il nous fait courir (race) dans tous les sens…. Ce virace pourrait devenir explosif pour la société.

 

100 personnes = 6 milliards de personnes.

Aujourd’hui on est avec 8 milliards sur terre, une multiplication par huit depuis 1800. Beaucoup, peut-être même trop de gens sur une espace qui ne grandit pas… La population continue à accroître, mais à une cadence moins soutenue. Aux alentours de 2050 on atteindrait les 10 milliards.

Ces 8 milliards peuvent être divisée en les 1% les plus riches et les 99% autres. On appelle ces 1% parfois la plutocratie à l’instar de l’aristocratie qui régnait pendant l’ Ancien régime.

En 2019 la richesse collective atteignait les 360 billions USD. Cette richesse a connu une croissance phénoménale depuis la Révolution Française. Bénéfique pour tout le monde. Il y a moins de décès de faim que …d’obésité!

Et le gâteau s’agrandit (++) plus vite que la population (+). Selon Crédit Suisse, on serait 100 billions USD plus riche en 2024. Grace aux efforts de tous, à l’évolution de la science et technologie, du commerce et industrie, etc.

Sur papier on est donc tous très riches, une richesse difficilement à sonder. Mais… ce tous, il ne faut surtout pas le prendre à la lettre.

La moitié de la population possède moins qu’ 1% de cette richesse. Et les fameux 1% possèdent presque la moitié de la richesse !!! En encore plus terrifiant, les 100 personnes les plus riches possèdent autant que les 6 milliards les plus pauvres! Et leur voracité n’est pas à assouvir. Ils volent également la plus grande partie de la croissance annuelle de la richesse ! Voilà les chiffres bruts. Obscène. Combien de temps est-ce qu’on peut encore expliquer ceci, voir minimiser ?

Pour info, le virace fait aussi rage dans notre pays. On estime que les 10% les plus riches possèdent la moitié de la richesse de la Belgique, alors que presque 2 millions de compatriotes ont des difficultés pour pouvoir joindre les deux bouts.

Egalité est jolie, mais une désillusion en réalité !

 

Est-ce que ça doit devenir 1=1 alors ?

Non, certainement pas ! Ce serait tout aussi injuste et même contre-nature.

Chasser, courir la gloire est enraciné dans nos gènes depuis des milliers d’années. Et ceci n’est pas mauvais, au contraire. Il est  tout à fait normal qu’on gagne plus quand on preste mieux,  surtout si ses prestations améliorent la prospérité ou le bien-être des autres. C’est un des moteurs de tout progrès.

Mais il y une grand différence entre plus et entre un PLUS astronomique, ne plus justifiable. Je pense que des limites seraient à leur place. Un écart au-delà qu’il se heurte à l’éthique et civilisation. Il est grand temps pour un débat mondial sur le minimum et le maximum de revenus/possessions par personne. Suivi par des mesures pour y arriver.

Beaucoup se sont déjà penchés sur cette question.

Plato estimait que l’écart ne pouvait pas être plus que 1 sur 4. Ce qui est très peu !

F.D. Roosevelt, quatre fois président de USA, déclarait dans le Congrès en 1942 qu’ ‘aucun Américain ne pourrait avoir des revenus annuels supérieur à 25.000 dollars (à peu près 1 million de dollars de nos jours)’. Au-dessus de ce montant, il serait taxé à 100% ! Finalement le Congrès décidait d’appliquer 93% !!! Du bon sens.

Non à tout le monde la même chose donc. Par contre, je ne peux pas être d’accord avec la constatation suivante…

 

Au plus riche, au moins d’impôts.

Que les happy few ne paient presque pas d’impôts est vraiment honteux!

Un jour Warren Buffet, un super milliardaire lassait échapper qu’il trouvait cela bizarre qu’il paie moins d’impôts que sa secrétaire !

En effet, encore toujours vaut le règle ‘au plus riche, au moins d’impôts’ ! Et dire que cet injustice était la raison principale pour la Révolution Française. Avant la révolution, l’aristocratie ne payait pas d’impôts. Aujourd’hui la plutocratie ne paye presque pas d’impôts. Quel progrès….

 

 

‘Racen’ (courir) sur le marché ‘libre’.

Ces inégalités et injustices sont le produit du ‘marche libre’. Et pour faire tourner ce système on doit tous courir, courir et continuer à courir comme des fous pour pouvoir constamment agrandir le gâteau.

Voici les ‘races’. Les 1% s’amusent avec le ‘bull’ et ‘bear’ race, les autres s’écroulent dans le rat race.

  • Le ‘bull race’ : la course à la maximisation de la croissance, des profits et de la richesse.
  • Le ‘bear race’ : la course à la minimalisation de la facture fiscale. ( race to the bottom).
  • Le ‘ratrace’. Courir, courir, courir, consommer, consommer, consommer pour faire tourner le système. Le sort des 99% dans l’espoir de rafler quelques miettes de la croissance, sous pression de la croissance démographique et du pillage des 1%. Certains courent jusqu’ à se faire crever la panse : obésité est devenu une cause de décès importante. Comme les oies sont appâtés pour nos plaisirs culinaires, les 99% doivent faire leur beurre pour les plaisirs financiers des 1% !

Bob Marley avait raison en chantant quelle ‘disgrace to see the human-race in a rat race.’

Tout ceci explique pourquoi je nomme ce système infernal un ‘vi-race’, parce qu’il déstabilise la société comme un virus. Urgemment un vaccin svp.

Où est le ‘well-race’, la course pour le bien-être de tout le monde ?

Est-ce que cet esclavage auto-imposé est le sens de la vie ?

Si Voltaire vivrait aujourd’hui, il s’écrierait de nouveau Ecrasez l’Infâme!’  en voyant que l’Ancien régime est devenu un régime Infernal !

 

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Pourquoi est-ce qu’on se laisse enchaîner?

Pourquoi est-ce qu’on se laisse enchaîner? 600 415 Lhoëst Jean

Non seulement l’état-providence, mais également la ‘mère’ société(2) et l’oncle marché libre(3) veulent nous dresser. Et finalement, comme on est apparemment un peu masochiste, on aime nous enchaîner(4) nous-mêmes! Ca alors !

 

Détérioration du climat social.

Ouvrez un journal, surfez sur internet ou les réseaux sociaux, écoutez le sifflement de certains politiciens. Alors vous allez probablement découvrir plus de ‘instant (dis)likes’, de pouces, de bras d’honneur et de poings serrés que de mains tendues.

Pas vraiment des signaux d’une société ouverte, tolérante et engageante. Et donc, pas une garantie pour cohésion sociale et liberté. Combien de gens osent encore être vraiment eux-mêmes ?

Mais pourquoi cette détérioration? Je pense que c’est surtout un jeu d’ensemble de plusieurs facteurs qui se renforcent mutuellement et qui poussent la société de plus en plus vers l’enfer, c’est les autres’ !

Un leadership politique faible qui divise au lieu de rassembler, qui reconstruit des mures et cages, qui vise d’abord son propre intérêt plutôt que l’intérêt général. Le clivage nous-eux, le nombrilisme, le populisme, le radotage identitaire, les idées fixes, les médias sociaux et tabloïds, inégalité, pauvreté, le ‘ratrace’ toujours-plus, le double système de valeurs, la normalisation d’une culture de haine, etc..

En Flandre par exemple il y a eu beaucoup de tintouin concernant un petit chat, Lee. Chat importé illégalement et de plus porteur de la rage, très contagieuse. Le chat devait être euthanasié. La Flandre faisait le poirier, inclus des ministres en rage et même des menaces de morts. Je n’ai jamais vu autant de commotion pour un petit enfant illégale que pour ce chat illégal ! Incroyable et incompréhensible.

Autre exemple. La manière dont Marc van Ranst, virologue et éminence grise de la crise corona, est parfois attaquée en Flandre. Probablement parce qu’il est trop malin, trop sage ou parce qu’il ne porte pas de cravate! Sans parler de la manière dont été traités les plus défavorisés de notre société.  Les gens avec une deuxième résidence ont eu le droit de retrouver leur deuxième ‘kot’ avant que des enfants sans kot ou jardin pouvaient retrouver les plaines de jeux !! J’ai vu très peu de commotion autour de ces inégalités!

Sans parler des provocateurs politiques. Certaines parties ne ratent aucune opportunité pour formuler de la haine, des reproches ou du venin. Pour eux, c’est simple, c’ est toujours la faute des autres. Certaines suivent de très près les conseils de Daniel Fried. Ils offrent les étudiants gratis des fûts de bière pour les saouler, ensuite les aveugler et finalement les rendre prêts pour de la haine aveugle sur les réseaux sociaux. Et tout ceci est financé joyeusement par des subsides d’état!! Avec nos contributions donc. Scandaleux !

 

 

 

3 Une main ‘invisible’ nous enchaîne.

Le Dieu d’aujourd’hui, le marché ‘libre ?’ nous réfrène. Un système qui doit sa survie à une croissance permanente met beaucoup de poids sur nos épaules : maximisation du profit et minimisation des taxes au détriment de nous.

Ce système est certes source de prospérité, mais également de pauvreté et d’inégalité. Et ces derniers sont en contradiction flagrante avec liberté! N’est pas Nelson Mandela qui nous rappelait ‘While poverty persists, there is no true freedom.’

Pour le système on est né comme un tandem, comme ‘homo laborans’ et comme ‘homo consumens’.

Comme travailleur on est un pion, comme consommateur on est un roi-esclave. Et tous ceux qui ne savent pas suivre sont des parias ‘de leur propre faute’ !

D’un pion le système attend qu’il travaille durement et qu’il se plie aux caprices. Sinon, on le remplace par un autre ‘object’. De plus en plus d’ailleurs – et ceci est une bonne chose !- par des algorithmes et robots. Incertitude d’emploi et obligation de résultats expliquent la montée des maladies de l’opulence, stress et burn-outs.

Comme consommateur ont est éduqué d’être dans le ton, de participer le plus possible à des activités commerciales et d’acheter le plus possible, même des chose pas nécessaires. On nous éduque à s’asservir royalement  à la consommation.

Des parias, on attend qu’ils se taisent et qu’ils se débrouillent. Et dire qu’ils – chômeurs, pauvres, immigrants, etc. – sont le produit du système !

Est-ce que Karl Polanyi avait raison quand il déclarait un jour qu’on n’est pas plus que ‘l’annexe du marché.’ ?

Travailler pour vivre, vivre pour consommer, quelle vie de cons! Où est l’homo sapiens dans tout cela ?

 

4 On s’enchaîne nous-mêmes…

Dans l’article précèdent sur liberté, j’avais rapporté que beaucoup de gens regrettent sur leur lit de mort le fait qu’ils n’ont pas vécu leur propre vie au lieu de celle que les autres attendaient d’eux … Dommage, mais trop tard !

Pourquoi est-ce qu’on ne vit pas sa propre vie ? Pour l’instant, il n’y a pas encore une autorité qui nous oblige de vivre comme ci ou ça.

Peut-être parce qu’on a trop tendance à se conformer (être de connivence est plus facile) ? Parce que c’est difficile de choisir et de décider? Parce qu’on a peur de manquer quelque chose, la fameuse angoisse ‘fomo’ (Fear-of-missing-out) ?

La raison numéro un de tous ces regrets est le fait que notre libre arbitre est très faible. A se demander s’il existe réellement ou si cela n’est que de l’imagination.  Ainsi, on l’a très, très difficile à dire NON. Et ne pas savoir dire ‘non’ est toujours payé de liberté et bonheur !

Et cette faiblesse est exploitée de façon impitoyable par le ‘matché libre’. Coca Cola nous fait même croire que son boisson est bon pour une image jeune, cool, sportive, branchée et saine. Alors qu’en réalité c’est mauvais pour la santé … et la ligne!

Les sirènes du marché libre nous démontrent même le ‘nécessaire’ de l’inutile ! Ainsi on oublie la vrai vie et les opportunités de vrai bonheur !

Allez, qu’est-ce qu’il y a de moins cher et de plus facile que d’avoir de l’attention pour l’autre, pour son bien aimé? D’un bonne conversation avec un étranger, une personne esseulée, indigente, sans-abri, etc. ? Et pourtant, ils nous procurent des émotions bien plus belles que l’achat de la dernier mode !

Ce n’est vraiment pas étonnant de lire que dépression et suicides sont devenus des maladies très répandue selon l’Organisation mondiale de la santé.  L’homme manque la liberté d’être lui-même, de ne rien faire, de faire le sot, de jouer ! Est-ce qu’on porte le nom homo sapiens avec raison ?

 

De toute façon, personnellement j’essaie toujours d’être moi-même, de faire mon propre ordre du jour, indépendant de toute sorte d’attentes. Parfois à mes dépens. J’ai connu des conflit, des exclusions, des renvois,… Mais pas de problème, à la fin je m’y sentais plus heureux. Et est-ce que ceci n’est pas le plus important ?

FOMO, je ne connais pas, mais bien HOMO. Non, non, pas ce que tu penses… Mais bien Happy-of-missing-out !!! Et crois-moi, tu obtiens ainsi ce que tu cherches, liberté et bonheur avant d’être au palliatif.

 

 

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