Democracy

Est-ce possible, citoyens au pouvoir ?

Est-ce possible, citoyens au pouvoir ? 666 964 Lhoëst Jean

Dans cette chronique, je décris, à titre d’exemple, à quoi pourrait ressembler une démocratie avec des citoyens tirés au sort dans la pratique. Un système avec un parlement, un conseil d’État, un gouvernement, des référendums et toutes les quatre ans, une évaluation de la gestion de l’ État et des suffrages par tirage au sort.

Le parlement.

Le parlement compte 225 membres, tous élus au sort pour quatre ans.

Les citoyens sont choisis sur la base de la diversité existante dans des domaines tels que l’âge, le sexe, l’appartenance ethnique et l’éducation. Toute personne âgée d’au moins 18 ans, présentant une déclaration de revenus et n’ayant pas de casier judiciaire est candidate au tirage au sort. Le tirage au sort est fait de telle manière que les 225 membres sont répartis équitablement sur les arrondissements de notre pays en fonction de leur population.

Le Parlement est chargé de superviser le gouvernement et les travaux législatifs. Ils élisent parmi leurs membres un gouvernement de vingt ‘excellences’ au maximum.

Les lois sont votées à la majorité simple, sauf s’il s’agit de questions importantes ou de grande portée (à déterminer par le conseil d’État et / ou la constitution) où une majorité des deux tiers est requise. Si une majorité suffisante n’est pas atteinte dans un délai raisonnable, la loi est soumise au Conseil d’État pour approbation.

Être député est un travail à temps plein bien rémunéré. On ne peut être dessiné qu’une seule fois dans sa vie.

 

Le Conseil d’État.

Un conseil d’État d’environ 200 personnes, désigne au sort.

Également ici, les citoyens sont tirés au sort de manière intelligente afin qu’ils reflètent la diversité de notre pays, bien répartis sur tous les arrondissements et à travers les tranches d’imposition (en termes absolus). On pourrait soutenir qu’en travaillant en termes absolus, la tranche d’imposition la plus élevée sera surreprésentée en pourcentage. C’est vrai, mais quelque part, il est logique que ceux qui contribuent le plus aient également droit à une représentation correspondante.Toute personne âgée d’au moins 18 ans, payant des impôts et n’ayant pas de casier judiciaire peut être désignée.

Le conseil d’État est responsable de:

– élaboration des objectifs (programme gouvernemental) du prochain parlement et gouvernement. En concertation avec cinq universités (un groupe différent de cinq tous les quatre ans), le Conseil d’Etat interroge la population pour connaître ses attentes sociétales. Sur la base de ces attents, ils déterminent les cinq grandes priorités pour les quatre prochaines années dans une perspective à long terme.

– adoption de lois pour lesquelles aucune majorité requise n’est trouvée au parlement dans un délai raisonnable.

– évaluation du gouvernement.

Le conseil d’État se réunit plusieurs fois par mois. Les membres sont rémunérés chaque fois qu’ils sont présents au conseil. Ils peuvent être assistés par des experts.

 

Le gouvernement.

Un gouvernement comptant jusqu’à vingt administrateurs. En tant qu ‘«exécutif», il est responsable de l’administration au jour le jour du pays. Un emploi à temps plein de quatre ans rémunéré de manière compétitive.

Ils reçoivent leur mission, les objectifs pour les quatre prochaines années, du conseil d’Etat.

À la fin d’un mandat de quatre ans, le gouvernement et le Parlement sont officiellement évalués par le conseil d’Etat , assisté d’un groupe d’experts indépendants et diversifiés. Evidemment, l’évaluation tiendra compte des circonstances (inattendues) au cours de leur mandat.

Cette évaluation est présentée à la population pour approbation par référendum. En cas d’approbation d’un «bon» rapport, les membres du gouvernement et du parlement ont droit à une pension d’État à vie pour les services rendus, dont le montant dépend du score obtenu.

Le gouvernement et le parlement travaillent en étroite collaboration avec les ministères existants et peuvent bien entendu faire appel à des conseils externes indépendants


Le bien-être de la population s’est-il amélioré?

L’évaluation des institutions doit être vue dans un contexte large et aller au-delà du simple regard sur la manière dont ils ont tous deux atteint les objectifs qui leur ont été assignés.

Il faudra également répondre aux questions suivantes:

  • Comment «l’état du pays» a-t-il évolué au cours des quatre dernières années? Cet état doit être mesuré par une variété d’indicateurs, et pas seulement par la croissance du PIB telle qu’elle est aujourd’hui.
    Parce que «le PIB mesure tout sauf ce qui a de la valeur», comme Robert Kennedy l’a dit succinctement un jour. Il faut donc également prendre en compte les indicateurs mesurant la qualité de vie: environnement, éducation, santé, logement, etc. Voir par exemple le ‘OCDE Better Life Index.
  • Dans quelle mesure tout le monde a-t-il bénéficié de la croissance et du progrès de la prospérité? Dans quelle mesure le sort de tous les habitants du pays a-t-il été amélioré? Évolution des statistiques de la pauvreté, évolution de l’écart entre riches et pauvres, etc.?
  • Dans quelle mesure les désalignements fiscaux tels que «au plus riche, au moins d’impôts», la fraude et l’évasion fiscales ont-ils été corrigés?
  • Quel état se trouve notre droit à l’autodétermination, nos libertés et nos droits fondamentaux? Quel est le score de notre pays dans les indices des droits de l’homme et de la démocratie?
  • Dans quelle mesure se sont-ils montrés féroces au niveau international pour améliorer le sort de toutes les personnes sur terre et pour résoudre les problèmes mondiaux?

 

Référendums.

Ceux-ci peuvent être organisés à la demande du parlement, du conseil d’État ou à la demande de 0,1 pour cent de la population.

De plus, ils doivent s’organiser pour approuver l’évaluation du gouvernement et pour les lois pour lesquelles une majorité des deux tiers ne peut être trouvée dans le conseil d’État après deux tentatives.

A chaque référendum, chaque citoyen reçoit à temps la même lettre d’information, dans la langue de son choix (NL, FR, DU, EN), lettre qui explique clairement l’objet du référendum. Quels sont les avantages et les inconvénients et la portée d’un avantage ou d’un inconvénient pour chaque acteur de la société. Quel est l’impact budgétaire d’un oui ou d’un non.

De plus, un certain nombre de séances d’information sont organisées dans chaque commune afin que chaque citoyen ait la possibilité de participer au référendum en «connaissance des faits». La participation n’est bien entendu pas obligatoire

 

Celui qui n’essaye pas ne peut pas gagner.

Je suis convaincu que le système décrit en gros ci-dessus serait meilleur que l’actuelle centocratie partisane à l’ancienne. Ce n’est vraiment pas une déclaration audacieuse ou exagérée. Parce que quand on voit où le système actuel nous mène, il est presque impossible de faire pire.

Il est également évident que l’intérêt public serait mieux servi, qu’il serait plus efficace et meilleur marché.

Le suffrage par sort est moins élitiste et bien meilleure pour se concentrer sur les choses importantes. Nos représentants (un poste permanent pendant quatre ans) pourront se concentrer pleinement sur l’administration, et ne seront plus paralysés par des jeux et une fièvre électorale permanente.

Mieux pour l’intérêt public, car le fondamentalisme du marché aura moins d’influence. Après tout, les législateurs sont remplacés tous les quatre ans et formellement évalués par le peuple. L’argent ou le problème du ‘nous sommes de la même race’ aura donc moins d’importance.

Si nous voulons un monde meilleur pour tous, nous devrons de toute façon nous éloigner du système démocratique politique actuel.

 

Pouvons-nous réaliser quelque chose comme ça pacifiquement? Je l’espère, mais je ne sais pas. Dans tous les cas, ce sera très difficile. Aucun parti ne voudra une telle chose à cause des ‘postjes, meneer’. De plus, les vrais dirigeants, les «intérêts économiques», résisteront aussi bec et ongles!

 

Je terminerai par une paraphrase d’Abraham Lincoln (1862):

“Nous devons nous libérer de la politique, puis nous pourrons lutter pour un monde meilleur et plus juste.”

 

 

#Citizen participation   #Democracy   #Good governance        #political parties    #Parliament      #Good/Bad practices      #Challenges.   #free markets

D’une centocratie vers une vraie démocratie.

D’une centocratie vers une vraie démocratie. 1317 720 Lhoëst Jean

La terre brûle, la pauvreté augmente, les inégalités augmentent, nos libertés sont en danger, l’indifférence et la division fleurissent, etc.

Et les politiciens … bavardent et se disputent des choses qui n’ont pas d’importance!

Pourquoi devrions-nous continuer à payer pour des politiciens qui ne s’occupent que de vouloir avoir raison et de leur propre survie. Qui accordent plus d’attention aux intérêts économiques et à la richesse de quelques-uns qu’aux véritables aspirations sociales et au BIEN-ÊTRE de chacun.

Il est clair que la démocratie partisane actuelle est épuisée et aveuglée par la myopie. Ne plus adapté pour «diriger» une société.

Nous devons passer d’une centocratie à une véritable démocratie, sans partis politiques ni leur petits jeux. Une démocratie avec des citoyens engagés n’a plus vraiment besoin de politiciens professionnels.

De politiciens professionnels élus aux représentants tirés au sort!

 

Démocratie et suffrage par le sort, aussi vieux que la rue.

Citoyens tirés au sort en tant que législateurs et administrateurs n’est pas du tout une idée nouvelle et révolutionnaire. En fait, c’est un vieux principe démocratique qui était déjà utilisé dans l’Athènes classique. De grands penseurs politiques et philosophes ont préconisé ce système pendant des siècles. Des penseurs comme Aristote, Platon, Montesquieu, Rousseau, etc… et de nos jours David Van Reybrouck par exemple.

Montesquieu a résumé la différence comme suit: ” le suffrage par le sort est démocratique, l’élection est aristocratique“.

Le tirage au sort est en effet beaucoup plus démocratique car chacun a la même chance de gouverner le pays. Donc pas seulement les “plus beaux”, ou les plus gros idiots avec de l’argent (cfr. Trump et autres) ou ceux qui crient le plus forts….

De plus, le système est une garantie plus forte d’une meilleure gouvernance. Les citoyens peuvent être plus concentrés et réfléchir à long terme parce qu’ils ne devraient pas perdre le sommeil à cause de leur «réélection». Et comme ils sont remplacés tous les quatre ans, ils sont beaucoup moins sujets à toutes sortes de groupes de pression. Il encourage également les politiques fondées sur des arguments plutôt que sur des slogans et des symboles vides. Et cela favorise le changement et le progrès car vous obtenez toujours des personnes différentes et une bien plus grande diversité, toujours une garantie de meilleures décisions de toute façon. Etc.

 

Pression pour une plus grande participation citoyenne.

Sous la pression croissante de la population pour une plus grande participation, certains pays expérimentent avec des réunions régulières de citoyens, d’autres avec un système de loterie qui nomme des conseils de citoyens pour prendre des décisions ou opposer leur veto aux experts et aux politiciens. Par exemple, le citizen’s assembly  en Irlande a joué un rôle majeur dans la législation sur l’avortement.

Il y a également un désir croissant d’innovation démocratique dans notre propre pays. Les trois quarts des personnes interrogées dans une étude de Jean-Benoît Pilet (ULB) souhaitent que des panels consultatifs de citoyens soient organisés sur des enjeux nationaux. Récemment, une série d’organisations ont plaidé en faveur de l’installation d’un Parlement citoyen dessiné par tirage au sort.

Au niveau fédéral et dans les régions bruxelloises, wallonnes et germanophones, il y a déjà beaucoup d’expérimentation avec plus de participation citoyenne. Enfin ça commence à poindre pour certains! Seule notre région étoile autoproclamée est à la traîne. Coincée dans un conservatisme paternaliste étouffant. Ils pensent probablement ici que le citoyen ordinaire avec un “Corollo est trop stupide pour gérer ses affaires! Etrange car de nombreux hommes politiques aimeraient néanmoins parler en leur nom …

Et la technologie n’est pas à la traîne. De plus en plus de solutions émergent sous la bannière de la «technologie civique» pour faciliter la participation des citoyens à la gouvernance et relancer la démocratie.

Des institutions élues aux institutions par tirage au sort.

Personnellement, je m’efforce d’abolir complètement la particratie. Après tout, nous avons besoin de «plus de participation et moins de particratie», pour reprendre les mots de Karel Van Eetvelt.

À partir de la structure étatique “idéale”, je peuplerais nos institutions (parlement, sénat, gouvernement) de citoyens tirés au sort au lieu  de politiciens professionnels élus.

Les institutions sont renouvelés tous les quatre ans. Les citoyens sont sélectionnés sur la base de la diversité existante en fonction de leur résidence, l’appartenance ethnique, l’âge, le sexe et l’éducation.

Je suis absolument convaincu que ce sera beaucoup moins cher et bien meilleur.

Beaucoup moins cher car toutes les créations politiques superflues (financement des partis, double, triple et même quadruple occupation de la même fonction, cabinets, nominations politiques, etc.) peuvent être abolies.

Et faire mieux ne sera vraiment pas difficile si l’on considère les tâtonnements des générations politiques actuelles!

D’ailleurs, pourquoi les citoyens, aidés par des experts indépendants et la technologie, ne pourraient-ils pas faire mieux que des politiciens professionnels qui sont plus concernés par leur propre carrière que par le sort des citoyens?

Participation citoyenne à la pratique.

Le tirage au sort des citoyens pour les postes administratifs publics fonctionne parfaitement. Il existe d’innombrables exemples de cela.

Regardez les jurés sur un procès d’assises. Ils sont dessinés pour une mission très importante et délicate: juger de la culpabilité ou de l’innocence de l’accusé.

Au milieu des années 90, le Channel 4 britannique a diffusé The People’s Parliament. Une centaine de citoyens tirés au sort, de tous horizons, ont débattu de questions controversées. À la fin de chaque émission, ils devaient trouver un compromis.
«De nombreux téléspectateurs du The People’s Parliament », a écrit le magazine The Economist, «ont estimé que les débats étaient de meilleure qualité que ceux de la House of Commons. Les membres du premier, contrairement à ceux du second, semblent écouter ce que disent leurs collègues. “

Hermès Gerrienne, qui a participé à un conseil civil wallon, faisait le même commentaire.

Et Joke J. Hermsen, un philosophe néerlandais est très positif à propos de deux initiatives citoyennes aux Pays-Bas. “Nous en avons essayé deux aux Pays-Bas, le Sommet des citoyens de Schiphol et le Conseil des citoyens de Friesland. Les deux ont réussi. Ils ont proposé des propositions concrètes qu’une majorité pourrait soutenir. Dans le cas de Schiphol: pas de nouvelle expansion, droit d’accise sur le kérosène et taxe de vol. C’est déjà plus que le rabâchage des politiciens professionnels. “

 

Pourquoi ça marche mieux?

Je ne suis pas surpris que les débats de ces panels de citoyens soient de meilleure qualité et aboutissent à de meilleurs résultats. Comme déjà mentionné, la diversité conduit toujours à de meilleures solutions.

De plus, très important, la plupart des citoyens ont un bon sens LIBRE, sans préjugés. Au contraire des politiciens professionnels qui ont le bon sens endoctriné par leur partis, pris dans la camisole de force du programme et des diktats de leur parti, et le chuchotement des lobbyistes.

Soit dit en passant, c’est l’une des plus grandes lacunes démocratiques du système actuel. Beaucoup de gens votent pour un parti comme le NVA, même s’ils ne sont pas du tout désireux de réformes de l’État ou d’une «Flandre indépendante». Ce ne sont ni des priorités pour les Flamands (6,1%) ni pour les Wallons (4,7%). Néanmoins, la NVA insiste constamment à ce sujet et paralyse ainsi le pays et ce mantra de la NVA prend vraiment une dimension disproportionnée. Pas vraiment démocratique….

Ces problèmes sont évités par le suffrage par le sort.

 

#Citizen participation   #Democracy   #Good governance        #political parties

Qui nous gouverne? L’intérêt général ou l’argent ?

Qui nous gouverne? L’intérêt général ou l’argent ? 1046 713 Lhoëst Jean

L’argent !!!

Il y a déjà belle lurette que l’intérêt général a été remplacé par les intérêts des partis et les intérêts économiques.

Par conséquent, dans mon livre «Combien de temps serons-nous encore des oies stupides?» , je parle d’une «centrocratie».

« Une centocratie est une démocratie fictive dans laquelle le citoyen a de temps en temps le droit de choisir qui seront les porteurs d’eau de la dictature économique mondiale au cours du prochain législature. Leur tâche principale est de servir au mieux les intérêts économiques et de légitimer au mieux cette politique, avec l’aide des médias. « 

La démocratie vient des mots grecs demos (peuple) et kratos (pouvoir). Mais pas le peuple, mais l’argent est le maître, d’où la centocratie.

 

An inconvenient truth.

De la monarchie absolue sous l’Ancien Régime, nous avons évolué vers le fondamentalisme absolu du marché de nos jours. Les piliers du système ont été remplacés: la couronne par l’argent, l’aristocratie par la ploutocratie et les entreprises, le clergé par les partis politiques et les médias.

Et comme avant, les gens ordinaires sont les victimes de l’histoire. En plus d’être un travailleur forcé, il est maintenant devenu un consommateur forcé. Il crache les revenus de l’Etat (impôts) et les bénéfices des marchés (chiffre d’affaires). Il peut… travailler, consommer et se taire!

Au final, en termes d’ordre social, peu de choses ont fondamentalement changé depuis la Révolution française!

Une vraie ‘inconvenient truth’ !

Jeffrey Sachs, l’un des plus grands économistes au monde, l’a décrit de cette façon ‘The rich control our politics to a huge extend. In return they get tax cuts and deregulation. It’s been and is an amazing ride for the rich.’’

Et Ludwig Verduyn, ancien journaliste au FET et à De Morgen, ne s’est pas déchaîné lorsqu’il a écrit «Les familles les plus riches ont du pouvoir et de l’influence sans être élues».

 

It’s the money, Stupid!

Comme mentionné précédemment, l’intérêt public est le beau-fils négligé de la politique. Les intérêts économiques et partisans l’emportent, rien d’autre. C’est d’ailleurs une cause majeure de l’écart grandissant entre les citoyens et la politique. (Voir également F030).

Des exemples de cette vérité inconvéniente peuvent être trouvés partout.

Dans l’édition la plus récente des FinCENFiles(sur le blanchiment d’argent, la fraude fiscale, etc.), notre pays occupe une place de choix. La Belgique, de petite taille, mais grande pour faciliter la fraude et l’évasion fiscales.

Même pendant une pandémie corona mondiale, les intérêts économiques prévalent, laissant les plus pauvres encore plus se débrouiller seuls!
Par exemple, les Banques Alimentaires  ont vu le nombre de personnes dans le besoin augmenter de 20% lors de la première vague corona!

Ou vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les mesures fiscales européennes devraient être approuvées à l’unanimité? D’ailleurs, notre pays est souvent sur les freins!

Autres exemples de la primauté des intérêts économiques:

  • Une «main invisible» nous enchaîne. L’homme est devenu un appendice du marché comme le décrit Karl Polanyi.
  • Plus on est riche, moins il y a d’impôts à payer.
  • Le balancier est allé trop loin dans la direction d’ un capitalisme sans âme.
  • L’inégalité, comme la pauvreté ou la pollution, est un sous-produit du fondamentalisme absolu du marché.
  • La croissance du PIB est le mantra absolu, la maximisation du profit étant l’objectif suprême. Pourtant, «le PIB mesure tout, sauf ce qui rend la vie précieuse», comme Robert Kennedy l’a dit succinctement. En effet le chiffre ne dit rien sur la santé, l’éducation, les inégalités, l’environnement, etc.
  • Il existe une véritable symbiose entre la politique et l’économie, deux mains sur un ventre. Toutes les partis sont devenues plus ou moins les marionnettes du fondamentalisme du marché. Pensez simplement aux lois et aux impôts adaptés aux privilégiés, aux pratiques pour privatiser les bénéfices et collectiviser les pertes, etc.
  • Les happy few du fondamentalisme de marché (ploutocratie et entreprises) paient trop peu d’impôts et ont trop de pouvoir sans être élus. Une situation perverse !!!!

 

Élections, rien qu’une couverture.

Officiellement, cependant, nous vivons dans une démocratie représentative. Toutes les quelques années, nous élisons des représentants (politiciens) pour diriger le pays en notre nom. Mais ce n’est qu’une couverture. Une fois élus, les politiciens élus ne se soucient plus de l’électeur.

La démocratie devient en effet de plus en plus un mot creux en Occident. Il ne sert qu’à légitimer une politique qui vise à protéger les intérêts économiques d’une minorité en plus des intérêts partisans.

Que la prise de décision en fonction des intérêts économiques ne tient pas beaucoup compte de l’intérêt général ressort, par exemple, de l’évolution de la pauvreté dans le monde.

Le fossé entre riches et pauvres se creuse sensiblement, aussi et encore plus rapidement dans l’Occident démocratique. Le baromètre de la pauvreté le plus récent montre que le nombre de personnes vivant dans la pauvreté a fortement augmenté dans notre pays ces dernières années, surtout depuis 2014. Est-ce la démocratie?

 

Et le citoyen, il paie la facture.

Les citoyens paient beaucoup trop d’impôts. Parce que:

  • la ploutocratie ne paie presque pas d’impôts;
  • les intérêts économiques absorbent beaucoup d’argent public: investissements, subventions, fraude et évasion fiscales, etc.
  • les partis politiques font un gâchis inefficace et coûteux avec beaucoup trop de postes.

 

Combien de temps allons-nous continuer à tolérer cette centocratie?

 

 

#Citizen participation   #Democracy   #Free markets            #French Revolution    #Good governance            #Leadership    #political parties

La tristesse de la responsabilité politique.

La tristesse de la responsabilité politique. 750 539 Lhoëst Jean

Plus encore qu’une gouvernance mauvaise ou discutable, le brouillage des normes et la détérioration de l’éthique politique sont les causes de l’écart croissant entre les citoyens et les politiciens.

 

Un paternalisme du XIXe siècle.

De plus en plus, les politiciens traitent les citoyens comme des personnes irresponsables et indignes de confiance. Se regardent-ils trop dans le miroir?

En plus d’une réglementation insensée, la politique veut également restreindre notre droit à l’autodétermination. Des exemples tels que la limitation du droit à l’avortement ou des coupons alimentaires pour les pauvres en disent long. Quel paternalisme, surtout pour les moins aisés….

Et certains politiciens ne se cachent plus pour montrer ouvertement leur méprise du citoyen. Ils se sentent supérieurs. Avec des déclarations désobligeantes comme “Les ministres ont besoin d’une voiture de standing, pas d’une Toyota Corollo (sic)“, l’un de nos clowns l’a très bien montré dernièrement!

 

Dictature du café talk.

Ce n’est pas parce que la grande majorité, fouettée par les populistes, pense que ce devrait être «comme ceci» que ce soit «ainsi» que c’est correct ou que c’est la meilleure solution. L’histoire est pleine de ces choses folles qui se sont terminées en un échec complet pour tout le monde!

Pythagore nous prévenait déjà de la dictature de la majorité par ces sages paroles:

Evitez la foule: l’éléphant quitte le chemin quand il voit arriver une meute de cochons.”

La voix des penseurs devient bien trop submergée par celle des masses. Une évolution dangereuse, pour la démocratie et les plus faibles dans la société!

 

Egarement identitaire.

La haine et la colère contre les citoyens dissidents ou différents sont endémiques.

Certains partis n’hésitent pas à donner le «bon exemple» en crachant de la haine et de l’aversion sur les réseaux sociaux… au détriment du même citoyen (financement des partis)! Une évolution plus que cynique.

Obama a dit un jour ces sages paroles: “En tant que dirigeants, nous faisons mieux de contenir plutôt que d’encourager les sentiments d’identité qui conduisent à rabaisser les autres.” Et que font nos dirigeants politiques?

Manipulation populiste de l’opinion  et polarisation.

Les démagogues populistes incitent la population les uns contre les autres, sachant que le public est plus réceptif aux cris qu’aux arguments.

Par exemple, de nombreux politiciens provoquent plus d’agitation au sujet de la fraude sociale que de la fraude fiscale. Si vous savez que la fraude fiscale nous coûte des milliards de plus, cela en dit long sur l’attention qu’ils portent à ‘Jan Modaal’ et à la bonne gouvernance!

Dépeindre le gouvernement Vivaldi, soutenu par 87 membres des 150 parlementaires, comme antidémocratique, c’est soit ne pas savoir compter, soit de la merde très antidémocratique!

Les boucs émissaires et les ‘zwarte pieten’ se répandent comme une traînée de poudre. Après tout, nous vivons dans une culture du «c’est la faute des autres». Les ventes de parapluies sont en plein essor, celles de miroirs chutent.

La génération actuelle de politiciens semble avoir oublié d’opter pour des solutions positives et constructives. Il me semble qu’ils n’excellent que dans le débit des phrases toxiques qui polarisent et ruinent le climat.
Les politiciens qui prétendent “nous sommes meilleurs” mentent parce que leur déclaration est toujours un mensonge. Evidemment il est plus facile d’abaisser un autre que de s’élever. Comment pouvez-vous faire confiance à de telles personnes?

Mis à part les applaudissements des supporters, que pensez-vous pouvoir réaliser avec des déclarations polarisantes telles que “Nous sommes une boîte bien gérée, eux un petit magasin non autonome”. Seulement beaucoup de haine dans les magasins et beaucoup d’agacement et de honte justifiés dans pas mal de «boîtes». Est-ce le niveau et le langage d’un leader ou d’un clochard égaré?

 

Pandémie des doubles langages.

Ethique et politique ne riment que sur papier. En réalité, les absurdités et les doubles standards règnent.

Prenons cette déclaration: «Nous ne pouvons pas aller plus loin sur la voie du soutien à l’inactivité.» Elle vient d’un député qui avait été délibérément inactif pendant deux ans parce que son parti ne voulait pas former de gouvernement. Pourquoi n’applique-t-il pas sa «sagesse» à son propre travail de peluche? Ce serait un bon exemple!

Ceux qui veulent toujours diviser de plus en plus le pays sont aussi les plus grands appelants à diviser, désolé unir (fusionner) la police Bruxelloise. Parce que “l’unité de commandement est après tout plus efficace”. Mais cette unité n’est-elle pas meilleure pour, par exemple, le Ring de Bruxelles ou le gouvernement de notre pays? (voir l’approche de la crise corona). Quelles absurdités.

Mentir ou ne se souvenir de rien, même pas de meurtres n’est plus un problème aujourd’hui… Surtout si vous appartenez au clan des “bons flamands”, sinon ceci serait évidemment  minimum “criminellement irresponsable”. Bien au-delà du brouillage des normes: le triomphe des doubles standards et le chagrin de la responsabilité politique!

Comment réagiraient ces «bons Flamands» si un juge acquittait un émeutier flamand non pur-sang parce que l’homme ne se souvient de rien?

 

Payer pour des cris, de la haine et de la division.

Par solidarité, cela ne me dérange pas de payer des impôts pour ceux qui sont moins chanceux ou incapables de suivre. Quels que soient ces «eux»: catholique ou musulman, nationaliste ou communiste, flamand ou wallon, hétéro ou gay, chômeur ou accro au travail, etc. Mais je trouve vengeur que je doive payer des impôts pour financer des partis qui utilisent cet argent à leur guise pour lancer des slogans vides, semer la haine et la division. Et même saper mon propre pays. Payez pour démolir votre terre, il faut le faire !!!!!!!

 

Pas de projet, rien pour être fier.

Autrefois un exemple en Europe (notre constitution libérale progressiste, membre fondateur de l’Union européenne, etc.) nous sommes devenus la risée de l’Europe (gouvernance inefficace, mépris des droits de l’homme, etc.). Jadis fier d’être né ici, j’ai maintenant plus honte de notre ridicule politique politicienne!

La myopie semble être la maladie oculaire la plus répandue dans notre pays. J’ai lu récemment ceci “A Anvers c’est” Wir straffen das “au lieu de” Wir schaffen das “. Remplacez Anvers par la Belgique et vous avez une très bonne description de ce qui se passe…. Les gens aspirent à des politiciens qui accomplissent des choses qui sont bonnes pour le bien-être de tous leurs compatriotes … Vous souvenez-vous encore de pareils ?

Conclusion.

La politique a perdu tout sens de la honte. Comment pouvez-vous faire confiance à ces petits  qui se chamaillent?

Les symptômes décrits ci-dessus sont autant de signes de la faillite de l’actuelle participation ou “centocratie”.

Et le comble du cynisme: nous, les citoyens, devons financer ces partis politiques pour écraser notre pays, briser la démocratie et semer la haine! Scandaleux. Combien de temps encore?

Combien de temps encore avant d’ entrer dans une nouvelle ère de démocratie directe, sans partis politiques?

 

#Cooperation    #democracy     #fraternity    #good governance   #good/bad practices   #hate/fear   #identity   #leadership  #populism  #taxes

Un viol de le démocratie sans droit à l’avortement.

Un viol de le démocratie sans droit à l’avortement. 500 348 Lhoëst Jean

La confiance dans la politique et certainement dans les partis politiques s’effondre comme jamais auparavant.

Le dernier Eurobaromètre a montré que moins d’un compatriote sur deux fait confiance au gouvernement. Et seulement 20% font confiance aux partis politiques !!!

Cet écart entre les citoyens et la politique ne me surprend pas quand on voit ce que la politique actuelle en fait.

Un aperçu en deux parties de la mauvaise volonté et de l’ignorance qui sapent la confiance et la crédibilité de la politique …

D’abord l’histoire de la « mauvaise gouvernance», puis du « chagrin de la responsabilité politique», du brouillage des normes et de la dégénérescence en politique.

Sourd aux préoccupations du citoyen.

 

Dans la liste ci-dessus, vous pouvez lire les 5 principales priorités du citoyen. Soit dit en passant, la même chose pour le Flamand et le Wallon!!

Et selon l’Eurobaromètre déjà évoqué, les principales préoccupations des Belges sont « l’immigration (26%), les questions environnementales, climatiques et énergétiques (22%), la dette nationale (21%), le coût de la vie ou la hausse des prix (19%) et les pensions (18%) ».

Les citoyens veulent donc une meilleure sécurité sociale, une meilleure politique d’immigration, des impôts plus justes, etc. Et… ils ne sont pas du tout préoccupés par la poursuite de la réforme de l’État ou une meilleure défense.

Et que font nos politiciens? Paralyser notre pays depuis des années maintenant (cfr. la dernière formation gouvernementale de près de 500 jours) en argumentant sur un nouveau cycle de réformes étatiques …
Donc encore un peu plus de fragmentation et plus de ‘postjes’. Ils se préoccupent donc de questions qui ne sont pas pertinentes pour le citoyen….

Quelle déphasage et quel mépris pour les citoyens et la démocratie !!!

 

Mauvaise gouvernance.

L’avant-dernier gouvernement, le suédois ou le ‘kibbelkabinet’, était le point bas absolu en termes de bonne gouvernance. Elle a gravement hypothéqué notre avenir et nous a laissés dans un désordre budgétaire….

J’ai lu une fois que le degré de bonne gouvernance dans un pays est mesuré par le bien-être des plus faibles de ce pays.

Et que voyons-nous? Les inégalités augmentent, les taux de pauvreté culminent, de plus en plus de citoyens sont menacés de pauvreté, les embouteillages dans les banques alimentaires augmentent de façon alarmante, 1 enfant sur 5 risque de grandir dans la pauvreté infantile, etc.….

Bea Cantillon, spécialiste de la pauvreté (UAntwerp) dit à ce sujet: «Cela indique un échec profond de la politique».

 

L’intérêt public, des propos en l’air.

Les intérêts économiques et politiques dominent le pays. L’intérêt public n’est rien de plus que des lèvres de paroles en l’air. Les cadeaux fiscaux sans provision du gouvernement précédent n’en étaient qu’une autre preuve. Vous pouvez en lire d’autres exemples dans F005, F017, F020, F024

Mathias Somers, du groupe de réflexion Minerva, l’a récemment exprimé ainsi: “L’État a été détourné et transformé en rien de plus que l’avocat du monde des affaires.” (et de happy few).

Bricoler la démocratie et l’état de droit.

Le gouvernement, dirigé par les élites des partis politiques, est de plus en plus en train de bricoler la séparation des pouvoirs, pourtant la pierre angulaire de la démocratie.

La justice indépendante subit une pression politique croissante. En particulier, les partis populistes et nationalistes critiquent le pouvoir judiciaire. Récemment, l’un de nos ministres-clown a tenu encore des paroles de café incroyables concernant la justice.

Les partis ont également rétrogradé la législature (parlement) à un gang de yes-men. Les parlementaires ne sont plus autorisés à avoir leur propre opinion et certainement pas à voter pour cet avis (cfr. la saga de l’avortement).

Ces évolutions bornées sapent l’État constitutionnel démocratique, sapent les garanties pour les minorités et mettent sous pression les valeurs universelles telles que la liberté et l’égalité…

Cela explique aussi pourquoi dans le «Democracy Index», publié annuellement par l’hebdomadaire britannique «The Economist», nous ne nous sommes classés que 33e en 2019, loin derrière nos voisins! Pas de quoi être fier.

Politique du jardin d’enfants.

On perd plus de temps à des choses qui ne sont pas pertinentes (symboles, diktats, etc.…) qu’ à des CONTENUS qui peuvent améliorer le sort du pays et du citoyen.

Opposition au sein des gouvernements et entre les gouvernements et les niveaux politiques est monnaie courante. Même avant la formation du gouvernement Vivaldi, l’une de nos régions vedettes autoproclamées se mettait déjà en travers du chemin. Pathétique. Et le citoyen paie la facture!

Alors, si le gouvernement flamand se comporte comme un tout-petit, ses citoyens peuvent-ils suivre son bon exemple en refusant, par exemple, de payer leur taxe foncière? Après tout, le temps des privilèges est révolu …

 Dictature des partis

La démocratie a dégénéré en une particratie, gouvernée par les diktats des présidents de parti!

Même s’ils veulent travailler, les députés ne sont pas autorisés à avoir leur propre opinion. Prenez la saga de l’avortement, il y a une majorité parlementaire en faveur d’un changement de loi, mais quelques partis bloquent le vote. Ils ne peuvent hocher la tête par oui ou par non que sur ordre des chefs de leur parti.

Un viol de la démocratie sans droit à l’avortement!

 

L’érosion du suffrage.

Heureusement, le Parlement fédéral décide des questions les plus importantes qui touchent notre pays, comme les impôts, la sécurité sociale, etc. Quelqu’un peut-il me dire pourquoi ma liberté de choix lors de l’élection de ce parlement est limitée et que je dois rester dans ma loge flamande? Pourquoi ne suis-je pas autorisé à voter pour qui je veux, même s’il s’agit d’un parti wallon ou bruxellois? Cette honteuse étroitesse d’esprit est indigne d’une démocratie

Leaders trop peu nombreux, grandes gueules trop nombreuses.

Des hommes d’État qui peuvent transcender leurs partis, qui ont une vision à long terme, qui pensent dans l’intérêt commun, qui jugent sans condamner, qui rassemblent au lieu de diviser, etc. sont introuvables.

Nous vivons en effet un spectacle politique avec beaucoup de nuls, mais sans dirigeants. Cris et médiocrité règnent.

Les droits de l’homme, une nuisance!

La violation des droits de l’homme est également de plus en plus courante dans notre pays.

Pas étonnant que même un ‘top’ politicien autoproclamé (sic) laisse échapper: “Les droits du peuple ne sont pas universels.” Incroyable, mais vrai !!!

 

Une structure étatique totalement inefficace.

Une structure étatique cacophonique et super chère que personne ne peut trouver. Et où les Excellences se gênent mutuellement. L’un plus incompétent, plus cher, plus inutile et encore plus nuisible que l’autre! Et où personne ne voit la valeur ajoutée pour les citoyens!

Bientôt, le schéma de notre structure étatique sera plus grand que notre pays lui-même !!!

 

Dans le prochain article, nous descendrons encore plus bas dans les catacombes de la particratie….

#Democracy      #Free markets  #Good governance        #Gov. Michel1   #Government Formation   #Human rights  #Justice               #Leadership      #Migration         #political parties              #poverty   #Social security                 #state structure               #Taxes

 

Depolitisez les réformes d’état!!!

Depolitisez les réformes d’état!!! 1000 926 Lhoëst Jean

Jeu des petits chevaux.

Réformes d’état, problèmes institutionnels, dictats communautaires.

Se battre pour diviser un petit pois en deux, trois ou quatre. Voilà les ‘pois’ avec lesquels nos politiciens relevés jouent au jeu des petits chevaux… depuis des années sur nos frais.

Ils morcèlent notre pays, et le citoyen s’irrite ! Ses priorités, Flamand ou Wallon, sont : des impôts équitables, migration, climat, sécurité sociale, santé, emploi, etc..

Une tel dédain pour le citoyen n’est possible qu’en Absurdistan… ou en Belgique.

 

Political Capers.

Ce jeu de ‘politique politicienne’ pour un ‘malade imaginaire’ paralyse et pourrit notre pays depuis des années. Allumé par des partis nationalistes et séparatistes. Et subi par manque de leadership politique. Les bébés abondent, les dirigeants sont introuvables.

Les politiciens ne font presque rien de bon. Le meilleur exemple en est la structure cacophonique et coûteuse actuelle de notre pays, une fragmentation désespérée où même un chat ne peut pas trouver ses petits.

Comparons la communication autour de la crise corona en France, aux Pays-Bas et chez nous. En France, le président en aux Pays-Bas, le premier s’adressait à la population. Chez nous, l’écran TV était trop petit pour afficher tous nos ‘chefs d’Etat’, sans parler des clowns qui passaient parfois soudainement devant l’écran…Des vrais ‘Political capers’, dommage qu’ils nous coutent autant d’argent !!!

Comme écrit dans le passé (voir F004 et F020), je ne peux vraiment pas me débarrasser de l’impression que nous étions mieux dirigés par 18 ministres que nous ne le sommes aujourd’hui par un multiple de 18 ! Les comparaisons internationales montrent à maintes reprises que les pays dont la chaîne de décision est courte et claire obtiennent de meilleurs résultats. Que beaucoup s’éloignent de la politique ne me surprend pas vraiment!

La raison en est que les politiciens pensent trop à court terme, trop dans les carcans de leur programmes de parti, trop au gain électoral et trop à leur intérêt personnel: ‘postjes’ et argent. Personne ne comprend pourquoi un pays plus petit qu’un nuage adulte a besoin de quatre ministres du climat, à l’exception des politiciens…. Pour eux, 4 ministres sont quatre postes et c’est mieux qu’un, ou pas ?

 

Depolitisez les réformes d’état.

En tant que citoyen, je voudrais donc que les réformes de l’État soient dépolitisées. Les citoyens doivent être impliqués beaucoup plus dans la démocratie et la gouvernance du pays.

Créer ses propres ‘postjes’ aux dépens du citoyen: arrêtons ceci!!!

Permettre aux personnes impliquées de prendre leurs propres décisions concernant leur nombre, leur salaire ou leur carrière est de toute façon un acte de mauvaise gestion.

Nous pouvons voir à quoi aboutit une telle chose dans la multiplication miraculeuse du nombre de ministres dans notre pays. Alors qu’il y de plus en plus de citoyens qui vivent en pauvreté ou risquent de tomber en pauvreté !

En tant que citoyen, je veux moins de politique et plus de bonne gouvernance. Une administration plus efficace, meilleure et moins chère. Une gouvernance qui n’impose pas un fardeau excessif aux impôts. Un gouvernement qui accorde la priorité au bien-être des citoyens. Un gouvernement qui peut résister à la comparaison avec nos pays voisins!

 

Faire Tabula Rasa !

Par conséquent, je pense que nous devrions recommencer, avec une table rase.

Par exemple, comment était la gestion de la Belgique en 1970, avant les différentes réformes de l’État? Comment est-ce maintenant ? Et à quoi devrait-elle idéalement ressembler pour un petit pays comme la Belgique dans un contexte Européen? Et comment y arriver (un plan étape par étape)?

Il ne faut donc plus laisser ce travail à la particratie, mais l’externaliser à un groupe d’experts qui ne pense pas en termes de carcans politiques: experts en organisation, spécialistes des administrations publiques, PDG expérimentés, économistes, philosophes et quelques citoyens choisis au hasard, bien répartis aux quatre coins du pays. (la diversité conduit toujours à de meilleures solutions).

Le résultat de leur travail devrait être une proposition de structure étatique idéale, fortement étayée par des faits, des preuves et tous les avantages et inconvénients. Il devrait être très clair pour le citoyen pourquoi la nouvelle structure est BIEN meilleure que la structure originale en 1970. Si le coût de gouvernance idéale serait considérablement plus élevé que le coût indexé en 1970, il doit également être très clair pour le citoyen pourquoi ce coût supplémentaire est nécessaire. Et quelle plus grande valeur ajoutée cela entraînera-t-il pour nous tous.

Une idée possible: une politique nationale, mais une mise en œuvre locale. Élargissons les pouvoirs des gouverneurs et maires existants pour l’application locale de la législation nationale et supprimons tout le reste. Plus proche du citoyen, moins de ‘postjes’, moins ridicule et beaucoup moins cher !!

 

Les experts s’installent, mais le citoyen décide.

Le plan proposé doit être approuvé à la majorité des deux tiers d’un panel ad hoc d’environ 200 citoyens tirés au sort. Le tirage au sort doit être effectué de manière à ce qu’il y ait une répartition équilibrée entre les provinces, le sexe, le niveau de scolarité, l’âge, la contribution fiscale, l’appartenance ethnique, etc. Le panel doit être le reflet correct de notre pays actuel.

Et pendant la période nécessaire pour parvenir à une solution, les politiciens arrêtent de jouer leur petits jeux politiques  et se concentrent sur leur tâche principale: servir les citoyens

#Belgium      #Citizen participation        #Democracy             #Good governance   #Political parties     #State structure

 

Comment expliquer un gouvernement sans majorité Flamande ?

Comment expliquer un gouvernement sans majorité Flamande ? 2023 1939 Lhoëst Jean

Après l’annonce la semaine passée de la possibilité d’un gouvernement Vivaldi, Bart Maddens,  politologue flamingant et professeur en sciences sociales, se demandait ouvertement comment il allait bon-dieu expliquer un gouvernement sans majorité Flamande.

Par pitié, j’ai essayé d’éclaircir la situation. Un essai de mettre les points sur les i.

Le nœud de son récit : « Vivaldi, un gouvernement qui reflète le résultat des élections côté Francophone, mais pas celui côté Flamand. Et ceci, alors que la Flandre représente presque deux tiers de la Belgique. Sans parler de la supériorité économique de la Flandre. Comment expliquer ceci ? »

Quelques jours plus tard un autre Bart l’imitait de façon mesquine et épouvantable devant les écrans de télévision… Trump ne l’aurait pas fait mieux quant à l’érosion de la démocratie!

 

La Flandre a une majorité dans le Parlement !

A lire ses remarques acides, on pourrait croire que la Flandre est désavantagé dans notre pays. Rien n’est moins vrai. Comme professeur, Bart devrait quand-même savoir que la réalité est tout autre : les Flamands ont la majorité dans le pays. Mais ils ne veulent pas former un gouvernement majoritaire Flamand ! Donc s’ il n’y a pas de gouvernement avec une majorité Flamande, c’est que ceci est la volonté, ou la faute si vous voulez, de la Flandre et de personne d’autre !!!!!

La Flandre a une juste majorité, une large majorité même dans notre parlement. 87 sièges des 150 pour la Flandre. En accordance donc avec sa quote-part dans la population. Tout à fait démocratique donc !!!!

 

Un gouvernement avec majorité Flamande, facile donc sur papier…

Election après élection, les Flamands peuvent former un gouvernement 100% Flamand pour gérer la Belgique. Rien ne peut les arrêter.

Donc c’est possible, mais certes difficile en pratique….

Que c’est possible démontrait le gouvernent Suédoise. Un gouvernement avec majorité Flamande, avec la NVA et sans le PS. Un rêve donc de ‘bonne gouvernance’… En réalité, un des plus mauvais gouvernements des derniers décennies qui fût d’ailleurs puni lors des dernières élections.

Un gouvernement de querelles qui a hypothéqué notre futur et qui nous a laissé un bordel budgétaire…

 

Pourquoi est-ce qu’ une majorité Flamande est si difficile ?

Parce que les deux plus grands partis en Flandre, partis pour lesquels Bart a un profond respect, adoptent volontairement une attitude peu attirante…

Qui veut se lier au Vlaams Belang, un parti avec un programma raciste ?

Et la NVA est un parti qui préfère diviser au lieu de réunir. Et qui continue comme un déphasé à imposer son lotissement féodale du pays (diviser pour régner, une nation Flamande, ‘postjes’, canons, etc.) envers et contre tous! Un lotissement pour lequel il n’y a pas une majorité, ni en Flandre, ni en Belgique, tel que des nombreux études démontrent. Une enquête, réalisée en 2019 par 5 universités démontrait qu’ une réforme d’état n’était certainement pas une priorité, ni pour Flamands, ni pour Wallons.  Et ceci n’aura certainement pas changé dans cette période de crise ! Au contraire, une simplification de l’Etat (moins de ministres) s’impose.

Peut-être que le professeur pourrait une fois calculer le coût de la gestion de l’état maintenant par rapport à 1970 par exemple. Et démontrer la valeur ajouté réelle de ce coût supplémentaire énorme sur le dos des contribuables.

En fait nos politiciens se disputent déjà depuis des années sur des sujets qui n’importent pas le citoyen !

Est-ce qu’ils auraient déjà entendu des queues grandissantes aux banques alimentaires ou des boîte à casse-croûte vides ?

 

Une politique de pourrissement voulue !

Et finalement, la NVA applique très consciemment cette politique peu démocratique de pourrissement parce qu’elle fait son beurre de formations gouvernementales difficiles et de l’ingérence de l’état! Tel qu’un de ses Pinoccio’s à la mémoire courte le disait un jour : »Si l’ingérence est un détonateur pour le confédéralisme, c’est une bonne chose ». On ne peut pas être plus clair !

Voilà la raison pourquoi ce parti préfère rester un chasseur de boucs émissaires plutôt qu’un parti aux idées larges qui veut prendre sa responsabilité ! Une telle attitude se voit uniquement dans un jardin d’enfants, à Aburdistan ou en Belgique !

Conclusion : la raison pourquoi un gouvernement avec une majorité Flamande est difficile est tout simplement que le VB et le NVA sont des partis imbuvables ! Ils ne veulent pas un gouvernement fédérale !

 

Que dit la constitution ?

Dans notre pays existe la libre choix de partenaire. On peut aller au lit avec quelques grands ou avec beaucoup de petits. Même avec des partis racistes. En effet, la constitution n’intervient pas dans ces choix. Elle laisse toute la liberté à la formation d’un gouvernement, tel que cela appartient à une constitution démocratique.

Donc une majorité dans chaque groupe linguistique, dans chaque groupe idéologique, dans chaque groupe sexuel ou dans chaque groupe de couleur de cheveux, etc. n’est pas du tout requis ! Pas plus qu’une coalition avec la plus grande formation d’une région. Logique, parce que un parlementaire est supposé représenter le pays, et pas seulement son clan.

Un gouvernement supporté par 76 parlementaires, quel que soit sa composition, a une majorité démocratique. Point.

Tous les paroles en l’air concernant cette règle simple ne sont que ‘fake’, du framing et de l’ endoctrinement de partis politiques.

Pour être complet. Il est évidemment mieux d’avoir une majorité dans le parlement, mais même ceci n’est pas un obligation constitutionnelle !

 

 Est-ce qu’on veut réintroduire le suffrage censitaire?

Le raisonnement de Bart ‘Sans parler de la supériorité économique de la Flandre’ m’étonne pour un politologue…

On peut quand-même supposer qu’il sait que dans notre démocratie vaut le principe ‘une personne, un vote’ et ne plus ‘un euro, un vote’. Le suffrage censitaire n’existe plus depuis longtemps. Pour moi, ce sont des propos choquantes parce que peu démocratiques…

Si on devrait suivre cette logique caduque, alors il faudrait former un gouvernement avec une majorité Brabançonne. En effet, le Brabant Flamand et le Brabant Wallon sont les deux provinces les plus riches du pays, qui contribuent le plus d’impôts…

 

Voilà Bart. J’espère que ceci peut d’aider pour expliquer un gouvernement sans majorité Flamande. Finalement c’est très simple et démocratique : une majorité de Belges s’ en fichent des idées bornés des nationalistes Flamands.

#Democracy   #Parliament  #Political parties   #Nationalism   #Gov. Michel1   #Taxes   #State structure   #Citizen participation

 

L’inégalité: la bombe à retardement.

L’inégalité: la bombe à retardement. 1405 577 Lhoëst Jean

Le schéma ci-dessus résume ma série d’articles sur l’inégalité dans le monde.

Aujourd’hui la richesse du monde est beaucoup trop concentrée dans les mains de quelques-uns. Le fossé entre riche et pauvre est devenu beaucoup trop large : grossier et immoral!

Un peu d’humilité serait certainement à sa place. Parce que, quoi qu’on dise, la richesse de quelqu’un est obtenu grâce à :

  • Les moyens lui octroyés par la planète, souvent au détriment de la planète même (pollution, réchauffement, biodiversité, etc.) ;
  • Le travail, le génie et les efforts d’autres, maintenant et dans le passé ;
  • La collaboration loyale d’autres (travailleurs et consommateurs) ;
  • Le généreux appui des autorités ;
  • L’héritage de ses prédécesseurs ;
  • Etc.

Un peu moins égoïsme et un peu plus d’humilité feraient peut-être des vrais riches des 1% !

L’inégalité est devenu si grande qu’elle est devenu immoral, injuste et antidémocratique.

Une société où quelques-uns peuvent mener une vie de rentier jusqu’au période glaciaire prochaine et d’autres ne savent pas quoi manger ce soir n’est plus soutenable.

 

Pas d’impôts.

La plus grande injustice : les 1% ne paient (presque) pas d’impôts !!!! D’autant plus incroyable qu’ils sont aussi les plus grands goulus de recettes fiscales : bouleversant! Un vol toléré à grande échelle.

Je pense qu’une société basée sur le principe ‘au plus riche, au moins la contribution fiscale’ n’est plus soutenable. Civilisation ?

 

Trop de pouvoir.

Les ‘happy few’ ont trop de pouvoir et trop d’influence sans être élu. Toutes les portent s’ouvrent à eux. Des cadeaux fiscaux ou des arrangements louches pour protéger leurs intérêts économiques, rien n’est impossible.

Je pense qu’une société où quelques non-élus ont beaucoup plus de pouvoir que le reste de la population n’est plus soutenable. Démocratie ?

 

Pervers.

Le système ‘laissez faire, laissez passer’ dépasse les bornes de moralité et perversité.

Trois chercheurs de l’IMF – Jonathan Ostry, Prakash Loungani et Davide Furceri – déclarent dans leur livre Confronting inequality que l’inégalité actuelle est ‘socialement et moralement préoccupante’ et qu’elle ‘nuit et hypothèque une croissance durable.’

Si rien n’est fait, cet injustice déstabilisera et fera exploser la société. Méfiance et rébellion  attiseront, ce qui se comprend.

L’inégalité est du dynamite politique. L’Ancien régime est de retour. Gilets jaunes et sans-culottes font le même combat!

Et maintenant ?

L’historien Rutger Bregman se posait, l’année passée, la question suivante à Davos: ‘La question clé est : comment protéger notre démocratie contre cet inégalité folle. On ne peut pas se laisser endormir par ces rentiers !’

En effet, combien de temps est-ce que les 1% vont encore faire danser (ratrace) le reste de la population avec l’aide des élites économiques et politiques? L’Ancien Régime a su survivre des siècles avant que la Révolution Française met un terme à cet injustice. Combien de temps est ce que le régime Infernal actuel va encore tenir ?

A mon avis il est temps pour des changements fondamentaux… dans l’intérêt de chacun. Temps pour du progrès réel, une civilisation et une démocratie où l’homme et la planète sont en avant-plan.

Le premier pas vers ce changement serait de reconnaître le problème. Tel que le président Obama l’a fait pendant un de ses discours mémorables : ‘On ne doit pas accepter un capitalisme froid qui ne bénéficie à quelques-uns. Il serait mieux de reconnaitre que des systèmes où l’inégalité est moindre et où la croissance est bénéfique à tout le monde sont mieux pour l’humanité.’

Il est nécessaire de revoir fondamentalement le système économique et démocratique. La ‘politique’ doit se focaliser sur l’intérêt général au lieu que sur les intérêts économiques. Une politique fiscale équitable et de redistribution est nécessaire pour réduire le fossé entre riche et pauvre et pour assurer à chacun une vie digne.  Evoluer vers des systèmes et marchés qui sont au service de l’être humain, et pas l’inverse. Evoluer de ‘toujours-plus-de-richesse ’vers’ toujours-plus-de-bien-être’.

 

Combien de temps est-ce qu’on restent encore des spectateurs assujettis et impuissants ? Un monde meilleure et plus équitable est possible si on le veut !!!!

#Democracy   #Equality        #Free markets             #French Revolution     #Poverty           #Taxes             #Wealth

Les politiciens, les prêtres de l’inégalité.

Les politiciens, les prêtres de l’inégalité. 811 360 Lhoëst Jean

L’abîme grandissante entre pauvres et riches est due à la faiblesse de l’homme et … au concours gracieux de la politique. La politique ne se bat pas pour l’intérêt général, mais bien pour leurs propres et les intérêts économiques. Il y a une symbiose parfaite entre politique et marché libre, deux têtes sous le même bonnet !

Comme l’église était l’associé du pouvoir absolu du roi dans le Moyen Age, la politique est aujourd’hui l’associé de pouvoir absolu du marché libre.

Dernièrement, Amitabh Behar, le patron de Oxfam Inde le résumait parfaitement en déclarant : « Il ne faut pas féliciter un milliardaire pour sa richesse. Au contraire : chaque milliardaire est un échec de la politique en vigueur ! »

 

Occuper la population.

Le système politique est l’assureur et le syndicat du fondamentalisme du marché. Il donne la population une apparence de liberté et de participation, alors qu’il reste l’inégalité intacte !

Les politiciens se servent de tout sorte de raisonnements captieux tel que la théorie de ‘trickledown’ qui est pourtant depuis longtemps aigrie ! Moins de taxes occasionneraient plus de croissance et donc plus de jobs…. La richesse augmente en effet, mais moins que les mensonges contées. Et surtout, la plus grande partie de cette croissance va de nouveau vers les 1% ! Sans parler du coût pour les autres, les 99% : ratraces, inégalité, manque de liberté, etc..

Ensemble avec les médias, la politique est aussi sur le premier rang pour stimuler la consommation. Début mai je lisais ceci dans un journal soi-disant sérieux : «Consommer est une nécessité économique. Faire ceci de façon durable et locale est plus que jamais un acte politique et une obligation morale ! »   Quel paternalisme. Quid de notre liberté ? Et est-ce qu’il n’y a pas des obligations morales beaucoup plus importantes ? Comme payer des impôts en fonction de sa richesse ?

 

Un système fiscal sur mesure des 1%.

Le taux de taxation des 1% et entreprises a diminué mondialement depuis les années ’80 du siècle précédent.

Dans leur livre The triumpf of injustice’ les économes E. Saez et G. Zucman ont dévoilé que la pression fiscale (23%) des 400 familles les plus riches est plus basse que les 24,2% que la moitié la plus pauvre de la population Américaine doit payer!!!

Et notre pays suit cet exemple. Prenons comme exemple les cadeaux fiscaux sans provision pour le plus riches du gouvernement Michel 1. Ou le taxe sur les compte-titres, entretemps déjà déclaré illégal parce qu’il valait pour tout le monde sauf pour les happy few.

Et comme milliardaire il est possible de créer des structures pour son héritage à la génération suivante sans taxes !

Et que penser de la fermeture des yeux pour la fraude et évasion fiscale massive? Selon la commission Européenne d’enquête TAX3 notre pays est un des sept qui facilitent une évasion fiscale agressive !

Dans un rapport commun de toutes le universités Belges avec des recommandations pour une stratégie d’exit corona on peut lire ceci : “These policies of dismantling public services and massive budget cuts went hand in hand with tax reforms aimed at considerably increasing the wealth of multinational companies and very wealthy individuals. Not to mention Belgium’s constant opposition, at the European level, to the various measures aimed at reducing tax evasion. “

Bienvenu en Belgique!

 

Des lois sur mesure des happy few.

Le banquier médiéval Dino Rapondi le savait déjà : ‘Il n’y a rien qui ne peut être réglé avec de l’or ou de l’argent.’ Et oui, même les lois. Ici comme ailleurs les lois sont écrites par les lobbyistes des happy few.

L’avocat/fiscaliste Anversois Victor Dauginet a publié en 2019 le livre “Het belaste land. Over de malaise van onze fiscaliteit”. Dans un interview lors de la publication de ce livre il déclarait sans fard ‘Les grosses fortunes écrivent les lois dans notre pays. Ceci se fait sans beaucoup de contrôle !!!’

L’économe Américain Jeffrey D. Sachs (Columbia University) n’était pas tendre non plus : The rich control our politics to a huge extend. In return they get tax cuts and deregulation. It’s been and is an amazing ride for the rich.’

Le moins qu’on puisse conclure est que ceci est un grand danger pour la démocratie…

 

Des économies dans la sécurité sociale pour plus de privilèges fiscaux aux plus riches.

Afin de financer la baisse constante des impôts pour les riches, l’état est obligé de faire des économies dans les sécurité sociale et autres services. Avec des conséquences telles que plus de pauvreté, de longues files aux banques alimentaires, etc..

Dernièrement encore vu un exemple choquant. Après avoir distribués des milliards pour supporter notre économie lors de la crise corona, on discutait d’encore quelques millions pour aider les plus touchés par cette crise, càd les plus pauvres. Un de nos épiciers en futilités n’était pas d’accord : ‘On ne pouvait pas supporter l’inactivité.’ Drôle, pourquoi est-ce qu’il n’applique pas cette règle alors sur le parlement ? Il est déjà inactif depuis presque deux ans sur nos frais…

Tout ceci faisait dire Bea Cantillon, une experte en matière de pauvreté, d’un échec scandaleux du gouvernement’…

 

De peur pour Dieu vers peur pour la perte d’emploi.

Nous voilà donc de retour dans l’Ancien Régime avec les ploutocrates comme l’aristocratie et la politique comme l’église. Tous deux au service du pouvoir absolu du marché libre.

Jusqu’à la Révolution Française le curé faisait croire les gens (les 99%) que Dieu ne les trouvait pas assez dignes pour pouvoir être des enfants du Ciel. Et ceci était leur propre faute. Mais en étant sage, ils avaient peut-être encore une chance de mériter le ciel ! La peur pour Dieu comme un bâton.

Aujourd’hui les curés du marché libre – les politiciens – font croire aux gens qu’au plus riche les entreprises et leur actionnaires, au plus de jobs qu’ils créeront…. Et qu’on doit être sage pour ne pas perdre son emploi. La peur de la perte d’emploi comme bâton.

D’un ‘ordre de fabrication divine’ vers un ‘ordre de fabrication économique’. Bienvenue dans le régime infernal.

Tous deux sont de la charlatanerie.

Combien de siècles encore avant qu’on change cet ordre ou qu’on évolue vers un système plus humain et équitable ?

 

 

 

#Belgium      #Democracy #Equality      #Free markets         #French Revolution

#Good governance  #Political parties     #Poverty       #Social security       #Taxes