Citizen participation

Est-ce possible, citoyens au pouvoir ?

Est-ce possible, citoyens au pouvoir ? 666 964 Lhoëst Jean

Dans cette chronique, je décris, à titre d’exemple, à quoi pourrait ressembler une démocratie avec des citoyens tirés au sort dans la pratique. Un système avec un parlement, un conseil d’État, un gouvernement, des référendums et toutes les quatre ans, une évaluation de la gestion de l’ État et des suffrages par tirage au sort.

Le parlement.

Le parlement compte 225 membres, tous élus au sort pour quatre ans.

Les citoyens sont choisis sur la base de la diversité existante dans des domaines tels que l’âge, le sexe, l’appartenance ethnique et l’éducation. Toute personne âgée d’au moins 18 ans, présentant une déclaration de revenus et n’ayant pas de casier judiciaire est candidate au tirage au sort. Le tirage au sort est fait de telle manière que les 225 membres sont répartis équitablement sur les arrondissements de notre pays en fonction de leur population.

Le Parlement est chargé de superviser le gouvernement et les travaux législatifs. Ils élisent parmi leurs membres un gouvernement de vingt ‘excellences’ au maximum.

Les lois sont votées à la majorité simple, sauf s’il s’agit de questions importantes ou de grande portée (à déterminer par le conseil d’État et / ou la constitution) où une majorité des deux tiers est requise. Si une majorité suffisante n’est pas atteinte dans un délai raisonnable, la loi est soumise au Conseil d’État pour approbation.

Être député est un travail à temps plein bien rémunéré. On ne peut être dessiné qu’une seule fois dans sa vie.

 

Le Conseil d’État.

Un conseil d’État d’environ 200 personnes, désigne au sort.

Également ici, les citoyens sont tirés au sort de manière intelligente afin qu’ils reflètent la diversité de notre pays, bien répartis sur tous les arrondissements et à travers les tranches d’imposition (en termes absolus). On pourrait soutenir qu’en travaillant en termes absolus, la tranche d’imposition la plus élevée sera surreprésentée en pourcentage. C’est vrai, mais quelque part, il est logique que ceux qui contribuent le plus aient également droit à une représentation correspondante.Toute personne âgée d’au moins 18 ans, payant des impôts et n’ayant pas de casier judiciaire peut être désignée.

Le conseil d’État est responsable de:

– élaboration des objectifs (programme gouvernemental) du prochain parlement et gouvernement. En concertation avec cinq universités (un groupe différent de cinq tous les quatre ans), le Conseil d’Etat interroge la population pour connaître ses attentes sociétales. Sur la base de ces attents, ils déterminent les cinq grandes priorités pour les quatre prochaines années dans une perspective à long terme.

– adoption de lois pour lesquelles aucune majorité requise n’est trouvée au parlement dans un délai raisonnable.

– évaluation du gouvernement.

Le conseil d’État se réunit plusieurs fois par mois. Les membres sont rémunérés chaque fois qu’ils sont présents au conseil. Ils peuvent être assistés par des experts.

 

Le gouvernement.

Un gouvernement comptant jusqu’à vingt administrateurs. En tant qu ‘«exécutif», il est responsable de l’administration au jour le jour du pays. Un emploi à temps plein de quatre ans rémunéré de manière compétitive.

Ils reçoivent leur mission, les objectifs pour les quatre prochaines années, du conseil d’Etat.

À la fin d’un mandat de quatre ans, le gouvernement et le Parlement sont officiellement évalués par le conseil d’Etat , assisté d’un groupe d’experts indépendants et diversifiés. Evidemment, l’évaluation tiendra compte des circonstances (inattendues) au cours de leur mandat.

Cette évaluation est présentée à la population pour approbation par référendum. En cas d’approbation d’un «bon» rapport, les membres du gouvernement et du parlement ont droit à une pension d’État à vie pour les services rendus, dont le montant dépend du score obtenu.

Le gouvernement et le parlement travaillent en étroite collaboration avec les ministères existants et peuvent bien entendu faire appel à des conseils externes indépendants


Le bien-être de la population s’est-il amélioré?

L’évaluation des institutions doit être vue dans un contexte large et aller au-delà du simple regard sur la manière dont ils ont tous deux atteint les objectifs qui leur ont été assignés.

Il faudra également répondre aux questions suivantes:

  • Comment «l’état du pays» a-t-il évolué au cours des quatre dernières années? Cet état doit être mesuré par une variété d’indicateurs, et pas seulement par la croissance du PIB telle qu’elle est aujourd’hui.
    Parce que «le PIB mesure tout sauf ce qui a de la valeur», comme Robert Kennedy l’a dit succinctement un jour. Il faut donc également prendre en compte les indicateurs mesurant la qualité de vie: environnement, éducation, santé, logement, etc. Voir par exemple le ‘OCDE Better Life Index.
  • Dans quelle mesure tout le monde a-t-il bénéficié de la croissance et du progrès de la prospérité? Dans quelle mesure le sort de tous les habitants du pays a-t-il été amélioré? Évolution des statistiques de la pauvreté, évolution de l’écart entre riches et pauvres, etc.?
  • Dans quelle mesure les désalignements fiscaux tels que «au plus riche, au moins d’impôts», la fraude et l’évasion fiscales ont-ils été corrigés?
  • Quel état se trouve notre droit à l’autodétermination, nos libertés et nos droits fondamentaux? Quel est le score de notre pays dans les indices des droits de l’homme et de la démocratie?
  • Dans quelle mesure se sont-ils montrés féroces au niveau international pour améliorer le sort de toutes les personnes sur terre et pour résoudre les problèmes mondiaux?

 

Référendums.

Ceux-ci peuvent être organisés à la demande du parlement, du conseil d’État ou à la demande de 0,1 pour cent de la population.

De plus, ils doivent s’organiser pour approuver l’évaluation du gouvernement et pour les lois pour lesquelles une majorité des deux tiers ne peut être trouvée dans le conseil d’État après deux tentatives.

A chaque référendum, chaque citoyen reçoit à temps la même lettre d’information, dans la langue de son choix (NL, FR, DU, EN), lettre qui explique clairement l’objet du référendum. Quels sont les avantages et les inconvénients et la portée d’un avantage ou d’un inconvénient pour chaque acteur de la société. Quel est l’impact budgétaire d’un oui ou d’un non.

De plus, un certain nombre de séances d’information sont organisées dans chaque commune afin que chaque citoyen ait la possibilité de participer au référendum en «connaissance des faits». La participation n’est bien entendu pas obligatoire

 

Celui qui n’essaye pas ne peut pas gagner.

Je suis convaincu que le système décrit en gros ci-dessus serait meilleur que l’actuelle centocratie partisane à l’ancienne. Ce n’est vraiment pas une déclaration audacieuse ou exagérée. Parce que quand on voit où le système actuel nous mène, il est presque impossible de faire pire.

Il est également évident que l’intérêt public serait mieux servi, qu’il serait plus efficace et meilleur marché.

Le suffrage par sort est moins élitiste et bien meilleure pour se concentrer sur les choses importantes. Nos représentants (un poste permanent pendant quatre ans) pourront se concentrer pleinement sur l’administration, et ne seront plus paralysés par des jeux et une fièvre électorale permanente.

Mieux pour l’intérêt public, car le fondamentalisme du marché aura moins d’influence. Après tout, les législateurs sont remplacés tous les quatre ans et formellement évalués par le peuple. L’argent ou le problème du ‘nous sommes de la même race’ aura donc moins d’importance.

Si nous voulons un monde meilleur pour tous, nous devrons de toute façon nous éloigner du système démocratique politique actuel.

 

Pouvons-nous réaliser quelque chose comme ça pacifiquement? Je l’espère, mais je ne sais pas. Dans tous les cas, ce sera très difficile. Aucun parti ne voudra une telle chose à cause des ‘postjes, meneer’. De plus, les vrais dirigeants, les «intérêts économiques», résisteront aussi bec et ongles!

 

Je terminerai par une paraphrase d’Abraham Lincoln (1862):

“Nous devons nous libérer de la politique, puis nous pourrons lutter pour un monde meilleur et plus juste.”

 

 

#Citizen participation   #Democracy   #Good governance        #political parties    #Parliament      #Good/Bad practices      #Challenges.   #free markets

D’une centocratie vers une vraie démocratie.

D’une centocratie vers une vraie démocratie. 1317 720 Lhoëst Jean

La terre brûle, la pauvreté augmente, les inégalités augmentent, nos libertés sont en danger, l’indifférence et la division fleurissent, etc.

Et les politiciens … bavardent et se disputent des choses qui n’ont pas d’importance!

Pourquoi devrions-nous continuer à payer pour des politiciens qui ne s’occupent que de vouloir avoir raison et de leur propre survie. Qui accordent plus d’attention aux intérêts économiques et à la richesse de quelques-uns qu’aux véritables aspirations sociales et au BIEN-ÊTRE de chacun.

Il est clair que la démocratie partisane actuelle est épuisée et aveuglée par la myopie. Ne plus adapté pour «diriger» une société.

Nous devons passer d’une centocratie à une véritable démocratie, sans partis politiques ni leur petits jeux. Une démocratie avec des citoyens engagés n’a plus vraiment besoin de politiciens professionnels.

De politiciens professionnels élus aux représentants tirés au sort!

 

Démocratie et suffrage par le sort, aussi vieux que la rue.

Citoyens tirés au sort en tant que législateurs et administrateurs n’est pas du tout une idée nouvelle et révolutionnaire. En fait, c’est un vieux principe démocratique qui était déjà utilisé dans l’Athènes classique. De grands penseurs politiques et philosophes ont préconisé ce système pendant des siècles. Des penseurs comme Aristote, Platon, Montesquieu, Rousseau, etc… et de nos jours David Van Reybrouck par exemple.

Montesquieu a résumé la différence comme suit: ” le suffrage par le sort est démocratique, l’élection est aristocratique“.

Le tirage au sort est en effet beaucoup plus démocratique car chacun a la même chance de gouverner le pays. Donc pas seulement les “plus beaux”, ou les plus gros idiots avec de l’argent (cfr. Trump et autres) ou ceux qui crient le plus forts….

De plus, le système est une garantie plus forte d’une meilleure gouvernance. Les citoyens peuvent être plus concentrés et réfléchir à long terme parce qu’ils ne devraient pas perdre le sommeil à cause de leur «réélection». Et comme ils sont remplacés tous les quatre ans, ils sont beaucoup moins sujets à toutes sortes de groupes de pression. Il encourage également les politiques fondées sur des arguments plutôt que sur des slogans et des symboles vides. Et cela favorise le changement et le progrès car vous obtenez toujours des personnes différentes et une bien plus grande diversité, toujours une garantie de meilleures décisions de toute façon. Etc.

 

Pression pour une plus grande participation citoyenne.

Sous la pression croissante de la population pour une plus grande participation, certains pays expérimentent avec des réunions régulières de citoyens, d’autres avec un système de loterie qui nomme des conseils de citoyens pour prendre des décisions ou opposer leur veto aux experts et aux politiciens. Par exemple, le citizen’s assembly  en Irlande a joué un rôle majeur dans la législation sur l’avortement.

Il y a également un désir croissant d’innovation démocratique dans notre propre pays. Les trois quarts des personnes interrogées dans une étude de Jean-Benoît Pilet (ULB) souhaitent que des panels consultatifs de citoyens soient organisés sur des enjeux nationaux. Récemment, une série d’organisations ont plaidé en faveur de l’installation d’un Parlement citoyen dessiné par tirage au sort.

Au niveau fédéral et dans les régions bruxelloises, wallonnes et germanophones, il y a déjà beaucoup d’expérimentation avec plus de participation citoyenne. Enfin ça commence à poindre pour certains! Seule notre région étoile autoproclamée est à la traîne. Coincée dans un conservatisme paternaliste étouffant. Ils pensent probablement ici que le citoyen ordinaire avec un “Corollo est trop stupide pour gérer ses affaires! Etrange car de nombreux hommes politiques aimeraient néanmoins parler en leur nom …

Et la technologie n’est pas à la traîne. De plus en plus de solutions émergent sous la bannière de la «technologie civique» pour faciliter la participation des citoyens à la gouvernance et relancer la démocratie.

Des institutions élues aux institutions par tirage au sort.

Personnellement, je m’efforce d’abolir complètement la particratie. Après tout, nous avons besoin de «plus de participation et moins de particratie», pour reprendre les mots de Karel Van Eetvelt.

À partir de la structure étatique “idéale”, je peuplerais nos institutions (parlement, sénat, gouvernement) de citoyens tirés au sort au lieu  de politiciens professionnels élus.

Les institutions sont renouvelés tous les quatre ans. Les citoyens sont sélectionnés sur la base de la diversité existante en fonction de leur résidence, l’appartenance ethnique, l’âge, le sexe et l’éducation.

Je suis absolument convaincu que ce sera beaucoup moins cher et bien meilleur.

Beaucoup moins cher car toutes les créations politiques superflues (financement des partis, double, triple et même quadruple occupation de la même fonction, cabinets, nominations politiques, etc.) peuvent être abolies.

Et faire mieux ne sera vraiment pas difficile si l’on considère les tâtonnements des générations politiques actuelles!

D’ailleurs, pourquoi les citoyens, aidés par des experts indépendants et la technologie, ne pourraient-ils pas faire mieux que des politiciens professionnels qui sont plus concernés par leur propre carrière que par le sort des citoyens?

Participation citoyenne à la pratique.

Le tirage au sort des citoyens pour les postes administratifs publics fonctionne parfaitement. Il existe d’innombrables exemples de cela.

Regardez les jurés sur un procès d’assises. Ils sont dessinés pour une mission très importante et délicate: juger de la culpabilité ou de l’innocence de l’accusé.

Au milieu des années 90, le Channel 4 britannique a diffusé The People’s Parliament. Une centaine de citoyens tirés au sort, de tous horizons, ont débattu de questions controversées. À la fin de chaque émission, ils devaient trouver un compromis.
«De nombreux téléspectateurs du The People’s Parliament », a écrit le magazine The Economist, «ont estimé que les débats étaient de meilleure qualité que ceux de la House of Commons. Les membres du premier, contrairement à ceux du second, semblent écouter ce que disent leurs collègues. “

Hermès Gerrienne, qui a participé à un conseil civil wallon, faisait le même commentaire.

Et Joke J. Hermsen, un philosophe néerlandais est très positif à propos de deux initiatives citoyennes aux Pays-Bas. “Nous en avons essayé deux aux Pays-Bas, le Sommet des citoyens de Schiphol et le Conseil des citoyens de Friesland. Les deux ont réussi. Ils ont proposé des propositions concrètes qu’une majorité pourrait soutenir. Dans le cas de Schiphol: pas de nouvelle expansion, droit d’accise sur le kérosène et taxe de vol. C’est déjà plus que le rabâchage des politiciens professionnels. “

 

Pourquoi ça marche mieux?

Je ne suis pas surpris que les débats de ces panels de citoyens soient de meilleure qualité et aboutissent à de meilleurs résultats. Comme déjà mentionné, la diversité conduit toujours à de meilleures solutions.

De plus, très important, la plupart des citoyens ont un bon sens LIBRE, sans préjugés. Au contraire des politiciens professionnels qui ont le bon sens endoctriné par leur partis, pris dans la camisole de force du programme et des diktats de leur parti, et le chuchotement des lobbyistes.

Soit dit en passant, c’est l’une des plus grandes lacunes démocratiques du système actuel. Beaucoup de gens votent pour un parti comme le NVA, même s’ils ne sont pas du tout désireux de réformes de l’État ou d’une «Flandre indépendante». Ce ne sont ni des priorités pour les Flamands (6,1%) ni pour les Wallons (4,7%). Néanmoins, la NVA insiste constamment à ce sujet et paralyse ainsi le pays et ce mantra de la NVA prend vraiment une dimension disproportionnée. Pas vraiment démocratique….

Ces problèmes sont évités par le suffrage par le sort.

 

#Citizen participation   #Democracy   #Good governance        #political parties

Qui nous gouverne? L’intérêt général ou l’argent ?

Qui nous gouverne? L’intérêt général ou l’argent ? 1046 713 Lhoëst Jean

L’argent !!!

Il y a déjà belle lurette que l’intérêt général a été remplacé par les intérêts des partis et les intérêts économiques.

Par conséquent, dans mon livre «Combien de temps serons-nous encore des oies stupides?» , je parle d’une «centrocratie».

« Une centocratie est une démocratie fictive dans laquelle le citoyen a de temps en temps le droit de choisir qui seront les porteurs d’eau de la dictature économique mondiale au cours du prochain législature. Leur tâche principale est de servir au mieux les intérêts économiques et de légitimer au mieux cette politique, avec l’aide des médias. « 

La démocratie vient des mots grecs demos (peuple) et kratos (pouvoir). Mais pas le peuple, mais l’argent est le maître, d’où la centocratie.

 

An inconvenient truth.

De la monarchie absolue sous l’Ancien Régime, nous avons évolué vers le fondamentalisme absolu du marché de nos jours. Les piliers du système ont été remplacés: la couronne par l’argent, l’aristocratie par la ploutocratie et les entreprises, le clergé par les partis politiques et les médias.

Et comme avant, les gens ordinaires sont les victimes de l’histoire. En plus d’être un travailleur forcé, il est maintenant devenu un consommateur forcé. Il crache les revenus de l’Etat (impôts) et les bénéfices des marchés (chiffre d’affaires). Il peut… travailler, consommer et se taire!

Au final, en termes d’ordre social, peu de choses ont fondamentalement changé depuis la Révolution française!

Une vraie ‘inconvenient truth’ !

Jeffrey Sachs, l’un des plus grands économistes au monde, l’a décrit de cette façon ‘The rich control our politics to a huge extend. In return they get tax cuts and deregulation. It’s been and is an amazing ride for the rich.’’

Et Ludwig Verduyn, ancien journaliste au FET et à De Morgen, ne s’est pas déchaîné lorsqu’il a écrit «Les familles les plus riches ont du pouvoir et de l’influence sans être élues».

 

It’s the money, Stupid!

Comme mentionné précédemment, l’intérêt public est le beau-fils négligé de la politique. Les intérêts économiques et partisans l’emportent, rien d’autre. C’est d’ailleurs une cause majeure de l’écart grandissant entre les citoyens et la politique. (Voir également F030).

Des exemples de cette vérité inconvéniente peuvent être trouvés partout.

Dans l’édition la plus récente des FinCENFiles(sur le blanchiment d’argent, la fraude fiscale, etc.), notre pays occupe une place de choix. La Belgique, de petite taille, mais grande pour faciliter la fraude et l’évasion fiscales.

Même pendant une pandémie corona mondiale, les intérêts économiques prévalent, laissant les plus pauvres encore plus se débrouiller seuls!
Par exemple, les Banques Alimentaires  ont vu le nombre de personnes dans le besoin augmenter de 20% lors de la première vague corona!

Ou vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les mesures fiscales européennes devraient être approuvées à l’unanimité? D’ailleurs, notre pays est souvent sur les freins!

Autres exemples de la primauté des intérêts économiques:

  • Une «main invisible» nous enchaîne. L’homme est devenu un appendice du marché comme le décrit Karl Polanyi.
  • Plus on est riche, moins il y a d’impôts à payer.
  • Le balancier est allé trop loin dans la direction d’ un capitalisme sans âme.
  • L’inégalité, comme la pauvreté ou la pollution, est un sous-produit du fondamentalisme absolu du marché.
  • La croissance du PIB est le mantra absolu, la maximisation du profit étant l’objectif suprême. Pourtant, «le PIB mesure tout, sauf ce qui rend la vie précieuse», comme Robert Kennedy l’a dit succinctement. En effet le chiffre ne dit rien sur la santé, l’éducation, les inégalités, l’environnement, etc.
  • Il existe une véritable symbiose entre la politique et l’économie, deux mains sur un ventre. Toutes les partis sont devenues plus ou moins les marionnettes du fondamentalisme du marché. Pensez simplement aux lois et aux impôts adaptés aux privilégiés, aux pratiques pour privatiser les bénéfices et collectiviser les pertes, etc.
  • Les happy few du fondamentalisme de marché (ploutocratie et entreprises) paient trop peu d’impôts et ont trop de pouvoir sans être élus. Une situation perverse !!!!

 

Élections, rien qu’une couverture.

Officiellement, cependant, nous vivons dans une démocratie représentative. Toutes les quelques années, nous élisons des représentants (politiciens) pour diriger le pays en notre nom. Mais ce n’est qu’une couverture. Une fois élus, les politiciens élus ne se soucient plus de l’électeur.

La démocratie devient en effet de plus en plus un mot creux en Occident. Il ne sert qu’à légitimer une politique qui vise à protéger les intérêts économiques d’une minorité en plus des intérêts partisans.

Que la prise de décision en fonction des intérêts économiques ne tient pas beaucoup compte de l’intérêt général ressort, par exemple, de l’évolution de la pauvreté dans le monde.

Le fossé entre riches et pauvres se creuse sensiblement, aussi et encore plus rapidement dans l’Occident démocratique. Le baromètre de la pauvreté le plus récent montre que le nombre de personnes vivant dans la pauvreté a fortement augmenté dans notre pays ces dernières années, surtout depuis 2014. Est-ce la démocratie?

 

Et le citoyen, il paie la facture.

Les citoyens paient beaucoup trop d’impôts. Parce que:

  • la ploutocratie ne paie presque pas d’impôts;
  • les intérêts économiques absorbent beaucoup d’argent public: investissements, subventions, fraude et évasion fiscales, etc.
  • les partis politiques font un gâchis inefficace et coûteux avec beaucoup trop de postes.

 

Combien de temps allons-nous continuer à tolérer cette centocratie?

 

 

#Citizen participation   #Democracy   #Free markets            #French Revolution    #Good governance            #Leadership    #political parties

Depolitisez les réformes d’état!!!

Depolitisez les réformes d’état!!! 1000 926 Lhoëst Jean

Jeu des petits chevaux.

Réformes d’état, problèmes institutionnels, dictats communautaires.

Se battre pour diviser un petit pois en deux, trois ou quatre. Voilà les ‘pois’ avec lesquels nos politiciens relevés jouent au jeu des petits chevaux… depuis des années sur nos frais.

Ils morcèlent notre pays, et le citoyen s’irrite ! Ses priorités, Flamand ou Wallon, sont : des impôts équitables, migration, climat, sécurité sociale, santé, emploi, etc..

Une tel dédain pour le citoyen n’est possible qu’en Absurdistan… ou en Belgique.

 

Political Capers.

Ce jeu de ‘politique politicienne’ pour un ‘malade imaginaire’ paralyse et pourrit notre pays depuis des années. Allumé par des partis nationalistes et séparatistes. Et subi par manque de leadership politique. Les bébés abondent, les dirigeants sont introuvables.

Les politiciens ne font presque rien de bon. Le meilleur exemple en est la structure cacophonique et coûteuse actuelle de notre pays, une fragmentation désespérée où même un chat ne peut pas trouver ses petits.

Comparons la communication autour de la crise corona en France, aux Pays-Bas et chez nous. En France, le président en aux Pays-Bas, le premier s’adressait à la population. Chez nous, l’écran TV était trop petit pour afficher tous nos ‘chefs d’Etat’, sans parler des clowns qui passaient parfois soudainement devant l’écran…Des vrais ‘Political capers’, dommage qu’ils nous coutent autant d’argent !!!

Comme écrit dans le passé (voir F004 et F020), je ne peux vraiment pas me débarrasser de l’impression que nous étions mieux dirigés par 18 ministres que nous ne le sommes aujourd’hui par un multiple de 18 ! Les comparaisons internationales montrent à maintes reprises que les pays dont la chaîne de décision est courte et claire obtiennent de meilleurs résultats. Que beaucoup s’éloignent de la politique ne me surprend pas vraiment!

La raison en est que les politiciens pensent trop à court terme, trop dans les carcans de leur programmes de parti, trop au gain électoral et trop à leur intérêt personnel: ‘postjes’ et argent. Personne ne comprend pourquoi un pays plus petit qu’un nuage adulte a besoin de quatre ministres du climat, à l’exception des politiciens…. Pour eux, 4 ministres sont quatre postes et c’est mieux qu’un, ou pas ?

 

Depolitisez les réformes d’état.

En tant que citoyen, je voudrais donc que les réformes de l’État soient dépolitisées. Les citoyens doivent être impliqués beaucoup plus dans la démocratie et la gouvernance du pays.

Créer ses propres ‘postjes’ aux dépens du citoyen: arrêtons ceci!!!

Permettre aux personnes impliquées de prendre leurs propres décisions concernant leur nombre, leur salaire ou leur carrière est de toute façon un acte de mauvaise gestion.

Nous pouvons voir à quoi aboutit une telle chose dans la multiplication miraculeuse du nombre de ministres dans notre pays. Alors qu’il y de plus en plus de citoyens qui vivent en pauvreté ou risquent de tomber en pauvreté !

En tant que citoyen, je veux moins de politique et plus de bonne gouvernance. Une administration plus efficace, meilleure et moins chère. Une gouvernance qui n’impose pas un fardeau excessif aux impôts. Un gouvernement qui accorde la priorité au bien-être des citoyens. Un gouvernement qui peut résister à la comparaison avec nos pays voisins!

 

Faire Tabula Rasa !

Par conséquent, je pense que nous devrions recommencer, avec une table rase.

Par exemple, comment était la gestion de la Belgique en 1970, avant les différentes réformes de l’État? Comment est-ce maintenant ? Et à quoi devrait-elle idéalement ressembler pour un petit pays comme la Belgique dans un contexte Européen? Et comment y arriver (un plan étape par étape)?

Il ne faut donc plus laisser ce travail à la particratie, mais l’externaliser à un groupe d’experts qui ne pense pas en termes de carcans politiques: experts en organisation, spécialistes des administrations publiques, PDG expérimentés, économistes, philosophes et quelques citoyens choisis au hasard, bien répartis aux quatre coins du pays. (la diversité conduit toujours à de meilleures solutions).

Le résultat de leur travail devrait être une proposition de structure étatique idéale, fortement étayée par des faits, des preuves et tous les avantages et inconvénients. Il devrait être très clair pour le citoyen pourquoi la nouvelle structure est BIEN meilleure que la structure originale en 1970. Si le coût de gouvernance idéale serait considérablement plus élevé que le coût indexé en 1970, il doit également être très clair pour le citoyen pourquoi ce coût supplémentaire est nécessaire. Et quelle plus grande valeur ajoutée cela entraînera-t-il pour nous tous.

Une idée possible: une politique nationale, mais une mise en œuvre locale. Élargissons les pouvoirs des gouverneurs et maires existants pour l’application locale de la législation nationale et supprimons tout le reste. Plus proche du citoyen, moins de ‘postjes’, moins ridicule et beaucoup moins cher !!

 

Les experts s’installent, mais le citoyen décide.

Le plan proposé doit être approuvé à la majorité des deux tiers d’un panel ad hoc d’environ 200 citoyens tirés au sort. Le tirage au sort doit être effectué de manière à ce qu’il y ait une répartition équilibrée entre les provinces, le sexe, le niveau de scolarité, l’âge, la contribution fiscale, l’appartenance ethnique, etc. Le panel doit être le reflet correct de notre pays actuel.

Et pendant la période nécessaire pour parvenir à une solution, les politiciens arrêtent de jouer leur petits jeux politiques  et se concentrent sur leur tâche principale: servir les citoyens

#Belgium      #Citizen participation        #Democracy             #Good governance   #Political parties     #State structure

 

Comment expliquer un gouvernement sans majorité Flamande ?

Comment expliquer un gouvernement sans majorité Flamande ? 2023 1939 Lhoëst Jean

Après l’annonce la semaine passée de la possibilité d’un gouvernement Vivaldi, Bart Maddens,  politologue flamingant et professeur en sciences sociales, se demandait ouvertement comment il allait bon-dieu expliquer un gouvernement sans majorité Flamande.

Par pitié, j’ai essayé d’éclaircir la situation. Un essai de mettre les points sur les i.

Le nœud de son récit : « Vivaldi, un gouvernement qui reflète le résultat des élections côté Francophone, mais pas celui côté Flamand. Et ceci, alors que la Flandre représente presque deux tiers de la Belgique. Sans parler de la supériorité économique de la Flandre. Comment expliquer ceci ? »

Quelques jours plus tard un autre Bart l’imitait de façon mesquine et épouvantable devant les écrans de télévision… Trump ne l’aurait pas fait mieux quant à l’érosion de la démocratie!

 

La Flandre a une majorité dans le Parlement !

A lire ses remarques acides, on pourrait croire que la Flandre est désavantagé dans notre pays. Rien n’est moins vrai. Comme professeur, Bart devrait quand-même savoir que la réalité est tout autre : les Flamands ont la majorité dans le pays. Mais ils ne veulent pas former un gouvernement majoritaire Flamand ! Donc s’ il n’y a pas de gouvernement avec une majorité Flamande, c’est que ceci est la volonté, ou la faute si vous voulez, de la Flandre et de personne d’autre !!!!!

La Flandre a une juste majorité, une large majorité même dans notre parlement. 87 sièges des 150 pour la Flandre. En accordance donc avec sa quote-part dans la population. Tout à fait démocratique donc !!!!

 

Un gouvernement avec majorité Flamande, facile donc sur papier…

Election après élection, les Flamands peuvent former un gouvernement 100% Flamand pour gérer la Belgique. Rien ne peut les arrêter.

Donc c’est possible, mais certes difficile en pratique….

Que c’est possible démontrait le gouvernent Suédoise. Un gouvernement avec majorité Flamande, avec la NVA et sans le PS. Un rêve donc de ‘bonne gouvernance’… En réalité, un des plus mauvais gouvernements des derniers décennies qui fût d’ailleurs puni lors des dernières élections.

Un gouvernement de querelles qui a hypothéqué notre futur et qui nous a laissé un bordel budgétaire…

 

Pourquoi est-ce qu’ une majorité Flamande est si difficile ?

Parce que les deux plus grands partis en Flandre, partis pour lesquels Bart a un profond respect, adoptent volontairement une attitude peu attirante…

Qui veut se lier au Vlaams Belang, un parti avec un programma raciste ?

Et la NVA est un parti qui préfère diviser au lieu de réunir. Et qui continue comme un déphasé à imposer son lotissement féodale du pays (diviser pour régner, une nation Flamande, ‘postjes’, canons, etc.) envers et contre tous! Un lotissement pour lequel il n’y a pas une majorité, ni en Flandre, ni en Belgique, tel que des nombreux études démontrent. Une enquête, réalisée en 2019 par 5 universités démontrait qu’ une réforme d’état n’était certainement pas une priorité, ni pour Flamands, ni pour Wallons.  Et ceci n’aura certainement pas changé dans cette période de crise ! Au contraire, une simplification de l’Etat (moins de ministres) s’impose.

Peut-être que le professeur pourrait une fois calculer le coût de la gestion de l’état maintenant par rapport à 1970 par exemple. Et démontrer la valeur ajouté réelle de ce coût supplémentaire énorme sur le dos des contribuables.

En fait nos politiciens se disputent déjà depuis des années sur des sujets qui n’importent pas le citoyen !

Est-ce qu’ils auraient déjà entendu des queues grandissantes aux banques alimentaires ou des boîte à casse-croûte vides ?

 

Une politique de pourrissement voulue !

Et finalement, la NVA applique très consciemment cette politique peu démocratique de pourrissement parce qu’elle fait son beurre de formations gouvernementales difficiles et de l’ingérence de l’état! Tel qu’un de ses Pinoccio’s à la mémoire courte le disait un jour : »Si l’ingérence est un détonateur pour le confédéralisme, c’est une bonne chose ». On ne peut pas être plus clair !

Voilà la raison pourquoi ce parti préfère rester un chasseur de boucs émissaires plutôt qu’un parti aux idées larges qui veut prendre sa responsabilité ! Une telle attitude se voit uniquement dans un jardin d’enfants, à Aburdistan ou en Belgique !

Conclusion : la raison pourquoi un gouvernement avec une majorité Flamande est difficile est tout simplement que le VB et le NVA sont des partis imbuvables ! Ils ne veulent pas un gouvernement fédérale !

 

Que dit la constitution ?

Dans notre pays existe la libre choix de partenaire. On peut aller au lit avec quelques grands ou avec beaucoup de petits. Même avec des partis racistes. En effet, la constitution n’intervient pas dans ces choix. Elle laisse toute la liberté à la formation d’un gouvernement, tel que cela appartient à une constitution démocratique.

Donc une majorité dans chaque groupe linguistique, dans chaque groupe idéologique, dans chaque groupe sexuel ou dans chaque groupe de couleur de cheveux, etc. n’est pas du tout requis ! Pas plus qu’une coalition avec la plus grande formation d’une région. Logique, parce que un parlementaire est supposé représenter le pays, et pas seulement son clan.

Un gouvernement supporté par 76 parlementaires, quel que soit sa composition, a une majorité démocratique. Point.

Tous les paroles en l’air concernant cette règle simple ne sont que ‘fake’, du framing et de l’ endoctrinement de partis politiques.

Pour être complet. Il est évidemment mieux d’avoir une majorité dans le parlement, mais même ceci n’est pas un obligation constitutionnelle !

 

 Est-ce qu’on veut réintroduire le suffrage censitaire?

Le raisonnement de Bart ‘Sans parler de la supériorité économique de la Flandre’ m’étonne pour un politologue…

On peut quand-même supposer qu’il sait que dans notre démocratie vaut le principe ‘une personne, un vote’ et ne plus ‘un euro, un vote’. Le suffrage censitaire n’existe plus depuis longtemps. Pour moi, ce sont des propos choquantes parce que peu démocratiques…

Si on devrait suivre cette logique caduque, alors il faudrait former un gouvernement avec une majorité Brabançonne. En effet, le Brabant Flamand et le Brabant Wallon sont les deux provinces les plus riches du pays, qui contribuent le plus d’impôts…

 

Voilà Bart. J’espère que ceci peut d’aider pour expliquer un gouvernement sans majorité Flamande. Finalement c’est très simple et démocratique : une majorité de Belges s’ en fichent des idées bornés des nationalistes Flamands.

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Une majorité Flamande dans le gouvernement fédéral ? Mais pourquoi bon dieu ?

Une majorité Flamande dans le gouvernement fédéral ? Mais pourquoi bon dieu ? 2048 1919 Lhoëst Jean

Le parlement et le gouvernement fédéral sont responsable pour notre pays. Ils font des lois qui sont applicables à tout le monde, d’Arlon à Oostende.

Ci-dessus la composition du parlement par région. Tous nos petites régions y sont équitablement représentées. La Flandre a le plus de sièges, ce qui est tout à fait normal vu que la plupart des Belges y habitent.

Ce qui n’est pas normal à mes yeux, c’est qu’un Anversois ne peut pas voter pour un Liégeois et vice verse. Pas fort démocratique, vu que le parlement est compétent pour toute la Belgique !

 

Pendant ces négociations interminables pour la formation d’un nouveau gouvernement fédéral, certains répètent constamment qu’une majorité Flamande au niveau du gouvernement est nécessaire. Mais pour quelle raison, cela on n’attend jamais !

Cette revendication n’est rien d’autre qu’un fantasme et diktat de certains partis politiques et médias ! De la ‘politique politicienne’ et de l’endoctrinement pure et simple.

Et effet, il n’y a aucune raison pour que ce soit ainsi.

D’ailleurs si on suit cette logique, pourquoi alors ne pas revendiquer une majorité au niveau de chaque province dans le gouvernement Flamand par exemple ?

 

Que dit la constitution ?

La constitution n’en parle pas. Elle laisse beaucoup de liberté pour la formation d’un gouvernement, telle qu’on attend d’une bonne constitution compréhensive.

Même une majorité dans le parlement n’est pas nécessaire pour un gouvernement, mais évidemment à recommander.

Mais une majorité dans chaque groupe linguistique, dans chaque groupe idéologique, dans chaque groupe sexuel ou dans chaque groupe de couleur de cheveux, etc. n’est pas du tout requis !

Donc on peut se demander pourquoi certains partis exigent quelque chose qu’ils ont déjà ! Les parties Flamants ont la majorité dans le parlement et  ils peuvent donc, comme la seule région dans notre pays, tenir les autres régions à leur merci !  Alors pourquoi est-ce qu’ils ne forment pas ensemble un gouvernement ? Rien ne les empêche !

 

Serait la Flandre privilégiée ?

La Révolution Française a mis fin aux privilèges!

Dernièrement un chef politique Flamand claironnait qu’une majorité Flamande était nécessaire parce que ‘la Flandre payait plus d’impôts’. Indépendamment de comment on calcule cette répartition, ceci n’a de toute façon aucune pertinence. On est tous égaux pour la loi et le temps de ‘No taxation without representation’ est heureusement déjà longtemps passé.

Et si ceci serait un facteur à prendre en compte, alors les provinces de Brabant Wallon et Brabant Flamand devraient livrer le gouvernement, parce qu’ils payent le plus d’impôts !

Et pourquoi ne pas former un gouvernement avec les 20 plus grands contribuables de Belgique?

Et pourquoi ne pas réintroduire le suffrage censitaire ? Peut-être que les résultats des élections seraient d’ailleurs différents qu’aujourd’hui. En effet, pas certain que les partis populistes et nationalistes auraient encore autant de supporters…

 

Quid de la Wallonie, de Bruxelles et de Bachten de Kupe ?

Imaginez-vous que d’autres groupes commenceraient également à émettre des diktats farfelus… Olala !

Pour rappel, la Wallonie et Bruxelles étaient fortement sous-représentés dans le gouvernement Michel 1. Ce gouvernement n’avait donc pas de légitimité dans ces régions suivant la logique Flamande. Et pourtant, je n’ai jamais entendu des coqs chanter ni des lions rugir ! Et alors ?

Et finalement, pour le citoyen moyen un gouvernement avec une majorité Flamande n’est certainement pas une garanti pour une bonne gestion. Ainsi, le gouvernement Michel 1 avait une majorité Flamande absolue, mais n’était certainement pas un exemple de bonne gouvernance. Au contraire même! Des promesses non tenues, la pauvreté en hausse, des embouteillages aux banques alimentaires, des chèques cadeaux sans provision pour les entreprises et les plus huppés avec de déficits budgétaires colossaux comme conséquence, etc. ne sont certes pas des exemples de bonne gouvernance !

 

Messieurs, arrêtez vos conneries et faites votre devoir svp !

 ‘La Belgique n’est plus gouvernable’ est une mythe tel que la nécessité d’une ‘majorité flamande’. Ce pays est gouvernable. Seulement c’est devenu plus difficile par le bricolage politique du passé et par le manque de volonté politique aujourd’hui . Les réformes d’état précédentes ont en effet rendu une gestion efficace difficile. Comment est-ce que quatre  ministres de mobilité pour un torchon de 30000 kilomètres carrés rendraient la gestion de la mobilité plus efficace ?

Et aujourd’hui certains partis politiques ne se cachent plus pour dire que l’ingouvernance de notre pays n’est pas un problème pour eux…

A ces commerçants de nullité j’aimerais demander de ne plus se présenter aux élections . Ainsi ils s’épargneront beaucoup d’irritation et également à nous.  Arrêtez svp de se gausser de nous. Et laisse vos places à ceux/celles qui savent et veulent mener un monde multicolore !

Pourquoi est-ce qu’on va voter ? Pour choisir nos parlementaires dans l’espérance qu’ils forment vite un gouvernement qui gère le pays comme un bon père de famille dans l’intérêt générale. Ceci est la théorie, mais depuis nombreux années plus tellement la pratique… Il fait plaider pour un système d’activation si la formation d’un gouvernement dure trop longtemps. Il faut traiter le parlement qui ne veut pas gouverner comme des chômeurs qui ne veulent pas travailler. Tous les deux sont payés par nous et tout le monde égal pour la loi !

 

Que veut le citoyen ?

Finalement, est-ce qu’on ne veulent pas tous – Flamants, Bruxellois, Wallons –  la même chose ? Un gouvernement fort qui gère le pays dans l’intérêt général. Qui rassemble au  lieu de diviser. Et qui se focalise sur les thématiques clés avec une vision à long terme plutôt que de perdre leur temps avec des problèmes politiques ‘imaginaires’ !!! Des thématiques tels que le climat, le vieillissement, une fiscalité plus transparente et plus équitable (stop à la fraude et évasion fiscale), l’inégalité, la simplification de l’organisation de l’état, une bonne sécurité sociale, des bons soins médicales, etc.

Je pense que l’involonté et l’ignorance de nos politiciens infantiles démontrent les limites de l’actuel système de particratie (centocratie). Ainsi je plaide avec un nombre croissant d’autres personnes pour une démocratie directe. Un système sans partis politiques. On choisirait nos représentants pour quatre ans par un tirage au sort malin. Ceci permettrait une meilleure gestion pour une facture beaucoup moindre. Probablement que vous me diriez maintenant que ceci ne serait pas difficile. Pourquoi attendre alors ?

 

 

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