Beyourself

Pensez comme un rebelle.

Pensez comme un rebelle. 2048 1294 Lhoëst Jean

Récemment j’ai lu un très bon livre, “Rebel ideas”, de Matthew Syed. Au cœur de sa très forte argumentation:

la diversité est la clé du succès, du progrès.

Récemment nous en avons vu encore un bon exemple. Le vaccin anti-corona qui nous est actuellement injecté est un développement des immigrés turcs en Allemagne !!!!

 

Une petite anthologie de son livre.

“Les groupes qui combinent différents points de vue ont un avantage considérable et souvent décisif.”

« Une analyse McKinsey des entreprises en Allemagne et en Grande-Bretagne a révélé que le rendement des capitaux propres était de 66% plus élevé pour les entreprises dont la diversité des équipes opérationnelles se situait dans le quartile le plus élevé en termes de sexe et d’ethnicité que les entreprises opérant à cet égard dans le quartile le plus bas. Pour les États-Unis, c’était 100% plus élevé. ”

«C’est une culture où les gens n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent; ils doivent même faire exactement cela. Comme l’a dit Dalio dans une interview avec le psychologue Adam Grant, “La plus grande tragédie de l’humanité est notre incapacité à s’engager dans des désaccords délibérés pour se rapprocher de la vérité.”

« En décembre 2017, les résultats d’une enquête sur les entreprises du classement Fortune 500 ont été publiés: 43% ont été fondés ou cofondés par des immigrants ou des enfants d’immigrants. Dans le top 35 de cette liste, ce pourcentage était encore plus élevé: 57%. Ces entreprises, allant de la technologie au commerce de détail et de la finance à l’assurance, ont combiné des ventes annuelles de 5,3 billions de dollars et employaient 12,1 millions de personnes dans le monde. ”

Le taux de croissance dans le futur sera déterminé par ceux qui transcendent les catégories dans lesquelles nous avons divisé le monde, par ceux qui ont la flexibilité mentale de construire des ponts entre les domaines, par ceux qui sont conscients des murs que nous avons construit entre les différentes disciplines et entrepôts de pensée et qui ne considèrent pas ces murs comme immobiles, mais comme mobiles, cassables même.

“Les cultures qui encouragent de nouvelles idées, qui encouragent les dissidents, et qui ont des réseaux puissants qui laissent place aux idées rebelles, peuvent innover plus rapidement que les cultures qui se laissent contraindre et freiner par la conformité intellectuelle.”

“Plus les gens se retiraient dans leurs bulles, plus ils étaient susceptibles de voir les nouvelles idées non pas comme des opportunités mais comme des menaces.”

«Nous voyons ce modèle se reproduire à travers l’histoire. Les moments où les barrières entre les personnes sont brisées, où une véritable interaction devient possible, sont des moments qui bourdonnent d’innovation. ”

«La diversité n’est pas seulement l’élément qui stimule l’intelligence collective des groupes humains, mais aussi l’élément invisible qui a stimulé le développement évolutif unique de l’espèce humaine. C’est, selon les mots de Henrich, le secret de notre succès. ”

“La diversité est l’élément qui peut nous aider à résoudre nos problèmes les plus urgents, du changement climatique à la pauvreté, elle peut nous aider à nous libérer des chambres d’écho qui déforment notre monde.”

“En fait, la diversité est le moteur caché de l’humanité.”

Beaucoup de matière à réflexion…

 

L’effet de la diversité en image.

 

Le schéma ci-dessus, inspiré des images du livre, montre en un coup d’œil le pouvoir de la diversité.

Comme le dit Matthew, des groupes hétérogènes contiennent des personnes «avec des visions et des perspectives différentes, ce qui conduit à une pollinisation croisée, à un espace pour d’autres idées, à un élargissement de la perception. Telles sont les caractéristiques de l’intelligence collective: de cette manière, un tout peut devenir plus que la somme de ses parties. »

Le livre regorge de résultats de recherche et d’exemples qui soutiennent cette affirmation.

 

Ce qui s’applique aux équipes s’applique également à chaque individu….

Si vous vous limitez à des personnes partageant les mêmes idées et à une seule source d’information, vous n’élargirez pas vraiment vos perspectives ni votre intelligence. La probabilité de tomber en jugement sans jugement, si typique des chambres d’écho, est beaucoup plus grande

D’un autre côté, si vous nourrissez des dissidents – politiques, ethniques, culturels, religieux, etc. – vous obtiendrez une vision beaucoup plus large et plus correcte de la réalité et deviendrez ainsi plus intelligent.

Pour moi, transcender les différences est la source de la richesse, au propre comme au figuré. C’est pourquoi je cherche consciemment le contact avec d’autres, des Wallons aux nationalistes convaincus en passant par les femmes et les musulmans. Plus la différence est grande, plus c’est amusant: plus stimulant et enrichissant.

C’est pourquoi je lis trois journaux par jour (De Standaard, De Morgen et Le Soir) et regarde deux journaux télévisés, le Journaal sur VRT et le JT sur RTBF.

Bon pour mes compétences linguistiques: enrichissant. Parfois un regard différent sur les mêmes sujets: nuance. Parfois autres sujets: élargissement.

Et cela vous apprend que la plupart du temps, nous dormons tous sur les mêmes choses; santé, situation socio-économique, relations, bonheur… malgré la palabre polarisante de nos politiciens pour leur propres intérêts.

 

Société: collectivement plus stupide?

Malheureusement, l’évolution sociétale évolue aujourd’hui de plus en plus vers la stupidité collective….

Le nationalisme progresse partout. S’enfermer dans sa propre tribu, sa propre chambre d’écho… .. est bien sûr en pure contradiction avec la diversité! Bien que dans l’histoire ceci se révèle chaque fois  être une impasse (souvent même littéralement!), précisément à cause de cette stupidité collective.

Les personnes ayant des opinions dissidentes sont tuées sans pitié. Prenez le sort de JL Bouchez, par exemple, un peu le rebelle dans la politique belge. Pourtant sa proposition dans l’été 2020 de rendre public l’accord entre la N-VA et le PS était très bonne. De cette façon, nous pourrions enfin voir ce que les partis négocient entre eux et voir que cela s’écarte souvent considérablement de ce que le public attend réellement … Qui, à part les politiciens eux-mêmes se préoccupent par exemple  de plus de « postjes »?

Bye the way, non seulement nous avons beaucoup, beaucoup trop de ministres dans notre beau pays, mais chaque excellence tient en plus fort a sa propre cour de fidèles (cabinet), contrairement aux Pays-Bas par exemple.

Ils se méfient de leur propre ministère, de peur d’avoir des opinions dissidentes…. Ils trouvent une bulle de personnes partageant les mêmes idées plus amusante et plus facile, avec toutes ses conséquences….

En fait, le livre de Matthew devrait être une lecture obligatoire pour tout politicien….

En effet, je ne crois pas que la plupart des politiciens soient stupides, mais en s’enfermant dans leur bulle de parti limité, ils deviennent de plus en plus bêtes, de plus en plus déphasés et ils commencent à baratiner de plus en plus …

Le cirque des formations gouvernementales récentes en est une autre parfaite illustration.

 

 

#Diversity      #Beyourself       #Cooperation           #Nationalism            #Good/bad practices     #political parties   #Good governance

Big brother is watching your farts!

Big brother is watching your farts! 292 380 Lhoëst Jean

La prédiction de George Orwell en 1949 “Big Brother is watching you” devient de plus en plus réalité. Nous vivons en effet de plus en plus dans une société contrôlée et répressive au détriment de nos droits et libertés civils.

Ce que nous faisons, où nous sommes, ce que nous recherchons sur Internet, qui nous appelons, ce que nous tapons sur notre PC, ce que nous achetons, ce que nous aimons / n’aimons pas … sachez que presque tout est déjà stocké dans des bases de données et vérifié … Le gouvernement et les entreprises en savent déjà beaucoup sur notre vie privée.

70 ans après George, Yuval Noah Harari écrit dans son livre «21 Lessons for the 21st Century» : « Un monde globalisé met plus de pression que jamais sur nos actions personnelles et notre morale. Nous sommes tous empêtrés dans d’innombrables toiles d’araignées globales, qui d’une part restreignent notre liberté de mouvement, mais en même temps transmettent le moindre flottement individuel vers des destinations lointaines. »

 

La société de surveillance.

Envie d’intimité? Avant, c’était simple, tu fermais tes rideaux. Mais ce temps est fini…. Les gouvernements et les entreprises voient à travers les rideaux et disposent de moyens plus nombreux et meilleurs pour suivre nos actions….

En effet, nous sommes constamment surveillés par tout et chacun.

Satellites, caméras, microphones, drones, logiciels espions, vous l’appelez, ils sont partout. Actuellement, nous avons déjà environ 50 000 caméras dans notre pays, et ce ne sont que celles enregistrées. Donc, en réalité, ce sera un multiple de ce nombre. Alors inconsciemment, nous sommes tous devenus des stars de cinéma dans le feuilleton “Dans la rue”. Bientôt aussi dans “Thuis”?

En outre, il faut se méfier de nos voisins. En effet, nous nous dénonçons de plus en plus au gouvernement, activement encouragés à le faire par le gouvernement lui-même via, par exemple, une ligne de clic anonyme pour fraude sociale.

Et nous laissons des traces numériques partout. Via nos téléphones portables, Internet, les réseaux sociaux, les cartes de paiement, etc. Notre smartphone et notre PC sont devenus des dispositifs de surveillance déguisés.

Et enfin et surtout, nous ouvrons nous-mêmes nos rideaux trop vivement. Nombreux sont ceux qui gâchent leur vie privée dans leur tendance exhibitionniste et narcissique à vouloir tout «partager»…

Plus nous montrons et «like», plus les gouvernements et les entreprises «like»….

 

Data, le nouveau pétrole!

Nos données sont devenues une marchandise. Certains affirment même que nos données sont le nouveau pétrole! En effet, il y a un commerce de milliards de dollars dans la vente et l’échange de nos données personnelles. Et cette chasse et ce commerce se déroulent sous la surface, à l’abri des regards.

D’un point de vue technologique, c’est une petite astuce pour rassembler toutes ces données. Nous pouvons déjà faire une image complète de notre corps et même imprimer notre carte du génome. Bientôt aussi de toute notre vie? Dans quelle mesure ces données seront-elles utilisées pour manipuler nos émotions et notre volonté?

Voulons-nous vraiment vivre dans un monde aussi déshumanisé?

 

Pourquoi cette évolution?

Parce que la technologie est disponible et parce que les gouvernements et les entreprises ne sont que trop heureux de l’utiliser pour nous surveiller et nous dresser.

Sous couvert de «plus de sécurité», il y a le zèle des gouvernements pour nous espionner. Ce qui dénote principalement un manque de confiance des politiciens dans le bon sens et le sens de la responsabilité du citoyen, comme déjà écrit. Et un manque de leaders visionnaires. Les vrais leaders dirigent sans commandements, interdictions et blâmes! Ils ne considèrent pas l’autre comme un «suspect» et savent que la peur et la méfiance ne sont pas de bons conseillers!

Et les entreprises le font pour nous conditionner économiquement: pour encourager plus de consommation. Les entreprises essaient de nous pirater. Nos données comportementales sont de l’or pour eux. Mieux ils nous connaissent, plus ils peuvent nous manipuler facilement et nous encourager à acheter l’ inutile.

Marcherons nous tous comme des zombies ? En tant que consommateurs taciturnes et dociles?

 

“Dura lex sed lex”, mais pas pour tout le monde.

Le gouvernement fait également une distinction entre les «classes supérieures» et les autres dans sa tâche de contrôle. Le domaine du profit social est abordé de plus en plus durement, la criminalité fiscale de plus en plus laxiste!

Ou qu’en est-il du fait que nos nobles politiciens ne voient pas une violation de la vie privée dans une carte d’identité avec empreinte digitale obligatoire, mais bien dans un registre des forunes. Cela pourrait-il être plus clair?

Une promenade nocturne dans un quartier huppé pour réfléchir à un monde meilleur est suspect, le fait que de nombreux habitants de ces quartiers ne paient presque pas d’impôts est apparemment moins suspect. Pourquoi?

 

Être regardé ou pas, un monde de différence.

Une société de surveillance qui regarde à travers les rideaux affecte votre personnalité, votre intégrité et votre liberté.

Elle se nourrit également de valeurs fondamentales telles que la non-discrimination, la présomption d’innocence, la solidarité, l’autonomie et la démocratie elle-même.

Par expérience, on sait tous que très peu de gens peuvent être eux-mêmes avec des yeux rivés sur eux. Et cela n’a vraiment rien à voir avec le discours du café sur le fait d’avoir quelque chose à cacher ou non.

Parfois, je fais l’analogie avec le pet (‘fart’ en Anglais). Chaque personne en bonne santé laisse échapper en moyenne 10 à 20 vents par jour. Nécessaire pour éliminer l’air de vos intestins.
Lorsque vous êtes seul et que vous pétez, cela ressemble à une libération. Mais lorsque vous êtes avec des autres … Alors, vous vous sentez mal à l’aise, même s’il n’y a rien de mal à cela.

Libéré ou inconfortable, un parfum de différence.

#Free markets         #Freedom     #Good governance  #Happiness  #Human rights       #Leadership             #Privacy       #Social media          #Beyourself

Pourquoi est-ce qu’on se laisse enchaîner?

Pourquoi est-ce qu’on se laisse enchaîner? 600 415 Lhoëst Jean

Non seulement l’état-providence, mais également la ‘mère’ société(2) et l’oncle marché libre(3) veulent nous dresser. Et finalement, comme on est apparemment un peu masochiste, on aime nous enchaîner(4) nous-mêmes! Ca alors !

 

Détérioration du climat social.

Ouvrez un journal, surfez sur internet ou les réseaux sociaux, écoutez le sifflement de certains politiciens. Alors vous allez probablement découvrir plus de ‘instant (dis)likes’, de pouces, de bras d’honneur et de poings serrés que de mains tendues.

Pas vraiment des signaux d’une société ouverte, tolérante et engageante. Et donc, pas une garantie pour cohésion sociale et liberté. Combien de gens osent encore être vraiment eux-mêmes ?

Mais pourquoi cette détérioration? Je pense que c’est surtout un jeu d’ensemble de plusieurs facteurs qui se renforcent mutuellement et qui poussent la société de plus en plus vers l’enfer, c’est les autres’ !

Un leadership politique faible qui divise au lieu de rassembler, qui reconstruit des mures et cages, qui vise d’abord son propre intérêt plutôt que l’intérêt général. Le clivage nous-eux, le nombrilisme, le populisme, le radotage identitaire, les idées fixes, les médias sociaux et tabloïds, inégalité, pauvreté, le ‘ratrace’ toujours-plus, le double système de valeurs, la normalisation d’une culture de haine, etc..

En Flandre par exemple il y a eu beaucoup de tintouin concernant un petit chat, Lee. Chat importé illégalement et de plus porteur de la rage, très contagieuse. Le chat devait être euthanasié. La Flandre faisait le poirier, inclus des ministres en rage et même des menaces de morts. Je n’ai jamais vu autant de commotion pour un petit enfant illégale que pour ce chat illégal ! Incroyable et incompréhensible.

Autre exemple. La manière dont Marc van Ranst, virologue et éminence grise de la crise corona, est parfois attaquée en Flandre. Probablement parce qu’il est trop malin, trop sage ou parce qu’il ne porte pas de cravate! Sans parler de la manière dont été traités les plus défavorisés de notre société.  Les gens avec une deuxième résidence ont eu le droit de retrouver leur deuxième ‘kot’ avant que des enfants sans kot ou jardin pouvaient retrouver les plaines de jeux !! J’ai vu très peu de commotion autour de ces inégalités!

Sans parler des provocateurs politiques. Certaines parties ne ratent aucune opportunité pour formuler de la haine, des reproches ou du venin. Pour eux, c’est simple, c’ est toujours la faute des autres. Certaines suivent de très près les conseils de Daniel Fried. Ils offrent les étudiants gratis des fûts de bière pour les saouler, ensuite les aveugler et finalement les rendre prêts pour de la haine aveugle sur les réseaux sociaux. Et tout ceci est financé joyeusement par des subsides d’état!! Avec nos contributions donc. Scandaleux !

 

 

 

3 Une main ‘invisible’ nous enchaîne.

Le Dieu d’aujourd’hui, le marché ‘libre ?’ nous réfrène. Un système qui doit sa survie à une croissance permanente met beaucoup de poids sur nos épaules : maximisation du profit et minimisation des taxes au détriment de nous.

Ce système est certes source de prospérité, mais également de pauvreté et d’inégalité. Et ces derniers sont en contradiction flagrante avec liberté! N’est pas Nelson Mandela qui nous rappelait ‘While poverty persists, there is no true freedom.’

Pour le système on est né comme un tandem, comme ‘homo laborans’ et comme ‘homo consumens’.

Comme travailleur on est un pion, comme consommateur on est un roi-esclave. Et tous ceux qui ne savent pas suivre sont des parias ‘de leur propre faute’ !

D’un pion le système attend qu’il travaille durement et qu’il se plie aux caprices. Sinon, on le remplace par un autre ‘object’. De plus en plus d’ailleurs – et ceci est une bonne chose !- par des algorithmes et robots. Incertitude d’emploi et obligation de résultats expliquent la montée des maladies de l’opulence, stress et burn-outs.

Comme consommateur ont est éduqué d’être dans le ton, de participer le plus possible à des activités commerciales et d’acheter le plus possible, même des chose pas nécessaires. On nous éduque à s’asservir royalement  à la consommation.

Des parias, on attend qu’ils se taisent et qu’ils se débrouillent. Et dire qu’ils – chômeurs, pauvres, immigrants, etc. – sont le produit du système !

Est-ce que Karl Polanyi avait raison quand il déclarait un jour qu’on n’est pas plus que ‘l’annexe du marché.’ ?

Travailler pour vivre, vivre pour consommer, quelle vie de cons! Où est l’homo sapiens dans tout cela ?

 

4 On s’enchaîne nous-mêmes…

Dans l’article précèdent sur liberté, j’avais rapporté que beaucoup de gens regrettent sur leur lit de mort le fait qu’ils n’ont pas vécu leur propre vie au lieu de celle que les autres attendaient d’eux … Dommage, mais trop tard !

Pourquoi est-ce qu’on ne vit pas sa propre vie ? Pour l’instant, il n’y a pas encore une autorité qui nous oblige de vivre comme ci ou ça.

Peut-être parce qu’on a trop tendance à se conformer (être de connivence est plus facile) ? Parce que c’est difficile de choisir et de décider? Parce qu’on a peur de manquer quelque chose, la fameuse angoisse ‘fomo’ (Fear-of-missing-out) ?

La raison numéro un de tous ces regrets est le fait que notre libre arbitre est très faible. A se demander s’il existe réellement ou si cela n’est que de l’imagination.  Ainsi, on l’a très, très difficile à dire NON. Et ne pas savoir dire ‘non’ est toujours payé de liberté et bonheur !

Et cette faiblesse est exploitée de façon impitoyable par le ‘matché libre’. Coca Cola nous fait même croire que son boisson est bon pour une image jeune, cool, sportive, branchée et saine. Alors qu’en réalité c’est mauvais pour la santé … et la ligne!

Les sirènes du marché libre nous démontrent même le ‘nécessaire’ de l’inutile ! Ainsi on oublie la vrai vie et les opportunités de vrai bonheur !

Allez, qu’est-ce qu’il y a de moins cher et de plus facile que d’avoir de l’attention pour l’autre, pour son bien aimé? D’un bonne conversation avec un étranger, une personne esseulée, indigente, sans-abri, etc. ? Et pourtant, ils nous procurent des émotions bien plus belles que l’achat de la dernier mode !

Ce n’est vraiment pas étonnant de lire que dépression et suicides sont devenus des maladies très répandue selon l’Organisation mondiale de la santé.  L’homme manque la liberté d’être lui-même, de ne rien faire, de faire le sot, de jouer ! Est-ce qu’on porte le nom homo sapiens avec raison ?

 

De toute façon, personnellement j’essaie toujours d’être moi-même, de faire mon propre ordre du jour, indépendant de toute sorte d’attentes. Parfois à mes dépens. J’ai connu des conflit, des exclusions, des renvois,… Mais pas de problème, à la fin je m’y sentais plus heureux. Et est-ce que ceci n’est pas le plus important ?

FOMO, je ne connais pas, mais bien HOMO. Non, non, pas ce que tu penses… Mais bien Happy-of-missing-out !!! Et crois-moi, tu obtiens ainsi ce que tu cherches, liberté et bonheur avant d’être au palliatif.

 

 

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Est-ce que notre liberté est une illusion ?

Est-ce que notre liberté est une illusion ? 749 749 Lhoëst Jean

Libre comme l’air. Être soi-même sans angoisse ou contraintes. Qui n’en rêve pas ? Pour moi, liberté reste ce qui est le plus chère.  Je préférais mourir qu’être enchaîné !

Bronnie Ware décrit dans son livre ‘The top 5 regrets of the dying’ ce que les gens regrettent le plus sur leur lit de mort. De loin le numéro 1 : ‘ J’aurais souhaité vivre ma propre vie au lieu d’une vie que les autres attendaient de moi !

C’est tellement compréhensible : liberté et bonheur font la paire. Il faut donc embrasser la liberté, mais malheureusement elle est partout de plus en plus bousculée.

Le dernier rapport ‘Freedom in the World’ constate que la liberté régresse dans le monde pour la 14e année consécutive (également dans notre pays) ! Surtout le populisme et le nationalisme contestent des principes démocratiques telle que la séparation des pouvoir ou la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le paradoxe, on a plus de temps libre qu’auparavant, mais nos pensées, faits et gestes dans ce temps libre sont de plus en plus restreints. Dans les années ’60 il était interdit d’interdire, aujourd’hui tout est interdit sauf si c’est imposé !

Il y a en effet un nombre de développements politiques et sociétaires inquiétants avec des traits totalitaires: une dégradation du climat social, un état mêle-tout et un ‘marché’ exaspéré de-toujours-plus.

Dans cette première parti je décris comment l’état nous dresse. Dans la deuxième partie, la semaine suivante, j’approfondirai les autres freins sur notre liberté.

 

1 L’état mêle-tout.

Vu au nombre de commandements et interdits de toutes sortes qui sont lancés à notre tête, on ne peut que conclure que l’état se mêle de beaucoup trop de choses.

Cette ‘passion’ de nous contrôler et dresser démontre surtout la méfiance de la politique dans le bons sens et le sens de responsabilité du citoyen.

En un manque criant de  meneurs visionnaires.  Un vrai meneur d’hommes dirige sans interdits, commandements et reproches !

 

Svp, pas toucher mon corps et esprit !

Même dans des domaines où le droit d’autodétermination devrait certainement prévaloir, on est plus maître ! Pourtant, pour autant que ma liberté ne nuit ou ne réduise la liberté d’autrui, personne ne devrait avoir le droit de réduire ma liberté.

Prenez par exemple la bagarre de chiffonniers concernant l’assouplissement de la loi sur l’avortement (de 12 à 18 semaines). Une femme qui veut se faire avorter après 17 semaines pour n’importe quelle raison, doit avoir le droit, et elle seule, pour le faire sans crainte de ‘yeux fâchés’. De même qu’une femme pour qui ce serait mieux de le faire pour des raisons familiales, sociales, médicales ou autres ne peut pas être obligé de le faire. Tous deux doivent avoir ce droit en toute liberté ! Vivre et laisser vivre, du respect mutuelle et pour l’altérité des autres, est-ce que ceci est tellement difficile ? Qui sommes-nous de dire ce que les autres doivent ou ne peuvent pas faire ?

Drôle de voir que ceux qui s’opposent à l’avortement sont souvent ceux qui crient le plus fort pour la réintroduction de la peine de mort ! Ou pour la suppression progressive de la sécurité sociale. Laisser dépérir un enfant n’est pas si grave… Difficile à comprendre !

 

Bienvenu dans le prison.

Alors qu’on n’a jamais vécu dans un monde plus hors de danger qu’aujourd’hui, on se laisse quand-même écraser d’une obsession extrémiste de sécurité. A ce sujet le dernier président normal des Etats-Unis, Barack Obama,  nous prévenait que ‘si on renonce à la liberté pour sécurité, on risque de perdre les deux! Pourtant, c’est ce qui est en train de se passer !

‘Big brother is watching you’ devient de plus en plus la réalité : sans le savoir, on est constamment tenu à l’ œil, en plus par des yeux qui ne dorment jamais ! (plus sur ‘Big brothers’ dans un des prochains articles).

 

Œil pour œil, dent pour dent.

La séparation des pouvoirs s’effrite. Le gouvernement a déjà dégradé le  parlement à une bande de béni-oui-oui. Et dire que Montesquieu nous prévenait déjà dans le 18e siècle que notre liberté est en danger quand le pouvoir législative et exécutive sont dans le mêmes mains… Et maintenant le gouvernement commence également à démolir le pouvoir judicaire. Alors, despotisme et l’arbitraire nous guettent. Est-ce qu’on veut ceci ?

Est-ce qu’on veut, sous pression de la vox populi,  retourner aux vengeances médiévales : des punitions plus sévères, une répression plus dure, des libérations conditionnelles plus difficiles, etc. ?

Et quoi penser des populistes qui critiquent ouvertement des juges qui rendent des jugements qui ne plaisent pas les gens au zinc ? Est-ce qu’on doit cacher ou résoudre les problèmes ?

Tous ceux, et certainement les politiciens parmi eux qui veulent retourner au Moyen Age, doivent se demander pourquoi la Norvège, où on punit pourtant avec beaucoup plus de clémence, a le plus bas chiffre de récidive ?

 

 ‘Régulitis’ à gogo.

Un éparpillement inefficace , inutile et onéreux du pays et une politique au lance-flammes nous paralysent. Le moindre incident, et voilà des nouveaux commandements et interdits. Sans nuance ou vision. Brouter le cresson populaire est plus important qu’une bonne gouvernance. Notre moniteur obèse en dit long.

Quand est-ce qu’ils vont nous prescrire comment brouter le cresson à Mechelen, Bruxelles ou Liège ?

 

Lavage de cerveau.

Une élite Flamande (média et politique) essaye de nous imposer une identité Flamande avec tous le moyens. Fétiches de langue ridicules, omniprésence des couleurs, fêtes, canons, etc.

Une vrai endoctrinement avec des traits totalitaires et souvent absurdes. Tellement artificiel et stupide que je m’enfiche complètement.

 

Où est l’intérêt général dans tous ces immixtions de l’état ? Le zinc gère en publique, le fric en coulisse. Et notre liberté est le dindon de la farce !

 

La semaine prochaine j’aborderai comment la ‘société’ et le marché nous manipulent. Ainsi que comment on s’enchaîne nous-même !

TAGS:  #Freedom   #Good governance #Happyness   #Identity  #Nationalism  #Populism  #Security  #Privacy  #Justice

 

 

Qui est ‘le’ Flamand?

Qui est ‘le’ Flamand? 1856 1758 Lhoëst Jean

Des conneries sur l’identité sont à la mode. Une élite Flamande veut nous imposer une identité ‘Flamande’ par tous les moyens : fétiches linguistiques, screenings et canons!

Lisez un journal Flamand et tous les cinq mots vous trouverez ‘La Flandre’, ‘Flamand’ ou ‘le’ Flamand.  Et tous ces politiciens qui radotent ‘le’ Flamand pense comme ci, comme ça…

J’en ai ras le bol. En effet, je trouve ceci vexant, ridicule et injurieux. Je n’aime pas qu’on parle en mon nom, et certainement pas qu’on pense pour moi ! De plus, dans presqu’aucun cas (moins de 1%) je pense, fais ou suis comme le journal ou le politicien décrit (ou dicte ?) ‘le’ Flamand. Ca sent l’ endoctrinement.  Mon âme n’est pas à vendre, jamais !

Ne serais-je pas un ‘bon’ Flamand ?

 

Mais qui est alors ‘le’ (bon) Flamand ?

En analysant les affirmations décrites j’ai l’impression qu’on associe ‘le’ Flamand surtout avec quelqu’un de droite, conservatif et nationaliste. Et en effet, aujourd’hui presqu’un Flamand sur deux vote pour le VB et le NVA, des parties qui vivent de slogans vides, de diaboliser et de polariser. Waouh !

Mais ceci ne justifie pas de mettre tout le monde dans le même sac. Heureusement il y encore des gens qui pensent autrement.

Et moi, je ne veux VRAIMENT pas être associé avec ce ‘le’ Flamand. Droite, conservatif et nationaliste, non c’est vraiment une overdose de virus ‘dezever’ pour moi, ceci me donne des crampes gastriques!

 

Qui suis-je alors ?

Un Flamand gêné, un Belge fier, un Européen convaincu, et ainsi de suite, cela n’a pas d’importance.

Mais avant tout, je suis d’abord moi-même, partout et toujours ! Simplement quelqu’un comme un Anversois, un Liégeois, un Français, un Russe, un Marocain, etc. Un abîme d’identités. Pas mieux, pas pire, simplement un peu autre comme on est tous un peu autre que l’autre. Et c’est bien ainsi !

Né en 1953 à Walsbets, alors une commune Flamande dans la province de Liège. Dans le passé cette  province était la principauté de Liège, couvrant alors également une grosse partie des provinces de Limbourg et du Brabant Flamand. Cette principauté fût uni du 10e siècle au 18e, un record dans l’histoire de la Belgique.

Notre pays est un mix d’histoires et de cultures différentes, et justement ceci est notre force! Il fût un temps qu’on savait que ‘l’union fait la force’, maintenant on pense que la division, chacun derrière ses murs fait la force !

Qui on est ne dépend pas tellement de ses origines, sa langue maternelle, mais beaucoup plus de son être, de ses idéaux, ….

 

Certainement pas ‘le’ Flamand.

Le Flamand est ma langue maternelle et je vis en Flandre, et pourtant je ne penses pas, je ne fais pas et je ne suis pas comme ‘le’ Flamand.

Quelques exemples :

  • J’aime la diversité dans tout, du Wallon jusqu’au Marocain, de Marianne à Toni-Ann Singh ;
  • J’aime la liberté, des panneaux indicateur ok, mais certainement pas des panneaux d’interdiction ou d’obligation svp ;
  • Réunir est beaucoup plus agréable que diviser ;
  • J’aime les lions ainsi que les coqs, mais je me sens avant tout un petit cochon qui aime fréquenter tout le monde, quelle que soit leur origine, religion ou culture. Je ne laisse pas élargir mes prunelles par peur pour l’ étranger, mais bien élargir mon regard par confiance et compréhension réciproque. En plus de diversité, mieux c’est parce que potentiellement plus de plaisir (moins serge) et plus enrichissant ;
  • Je n’ai pas peur de ‘omvolking’ (du jargon VB et NVA). Le mélange renforce l’homme, l’inverse l’affaiblit!
  • J’aspire un meilleur monde sans frontières pour tout le monde ;
  • Je n’aime pas des drapeaux ni des cloisonnements.  Je ne veux pas être encagé dans le ‘eigen volk eerst’. Trop assommant! Pour moi des défis et de l’étonnement!
  • Je n’ai  rien contre payer mes impôts correctement (et j’aimerais que chacun contribue selon ses moyens, ce qui permettrait à tous de payer moins et/ou de réellement faire quelque chose contre l’inégalité dans le monde).
  • Je n’ai rien contre être solidaire avec chacun, sans distinction, d’un malade à un Wallon, d’un chômeur au parlementaire qui refuse de gouverner, d’un immigrant à ‘le’ Flamant…

 

Est-ce que je suis maintenant un sale, bon, con ou mauvais Flamant ?

A vous le choix… Moi je suis content et fier d’être qui je suis. Et aucun endoctrinement pourrait me changer. Et cette attitude ne m’a fait aucun mal, au contraire. Presque tous le jours je me sens heureux. Et les quelques jours que c’est un peu moindre me rappellent la chance que j’ai. Merci!.

 

The purpose of life is to live it, to taste experience to the utmost, to reach out eagerly and without fear for newer and richer experience. Roosevelt Eleanor (1884 – 1962) Épouse du président Américain

 

Pourquoi cette grisaille, ces généralisations sans nuance ?

Parce que le nationalisme et le populisme sont en progrès pandémique.

Et typique pour ces mouvements est de semer la peur pour les autres, de porter des boucs émissaires à la scène, de déguiser la vérité, de détester la diversité et surtout de de vaticiner au nom du peuple.

Des populistes se font passer comme la voix du peuple. Et cette homogénéisation artificielle est très recruteur, certainement pour ls esprits moins larges et pour ceux qui ne regardent que leur propre intérêt.

 

De préférence un débat sur le contenu svp !

Je peux mal m’imaginer que tous ces ‘les’ Flamands appartiennent à la classe plus fortunée. Alors est-ce qu’ils comprendraient toujours les réels enjeux ? Est-ce qu’ils comprendraient que la vrai raison pourquoi le NVA et le PS ne s’attendent pas du tout n’est pas tellement le rabâchage communautaire. Mais bien quelque chose dont on parle presque jamais : le CONTENU.

La NVA ne veut pas annuler ses chèques cadeaux sans provision pour les plus huppés – et qui ont crée un déficit budgétaire colossal- ni les compenser par un fiscalité plus transparente et plus juste. Et le PS ne veut pas que la population paye les pots cassés par de dépenses dans la sécurité sociale et/ou dans les services de santé.

J’aimerais qu’on parlerait beaucoup plus de ces sujets….

 

#Identité  #Media  #Nationalisme #Partis politiques #Populisme #Droite/gauche  #Formation gouvernement