Belgium

Depolitisez les réformes d’état!!!

Depolitisez les réformes d’état!!! 1000 926 Lhoëst Jean

Jeu des petits chevaux.

Réformes d’état, problèmes institutionnels, dictats communautaires.

Se battre pour diviser un petit pois en deux, trois ou quatre. Voilà les ‘pois’ avec lesquels nos politiciens relevés jouent au jeu des petits chevaux… depuis des années sur nos frais.

Ils morcèlent notre pays, et le citoyen s’irrite ! Ses priorités, Flamand ou Wallon, sont : des impôts équitables, migration, climat, sécurité sociale, santé, emploi, etc..

Une tel dédain pour le citoyen n’est possible qu’en Absurdistan… ou en Belgique.

 

Political Capers.

Ce jeu de ‘politique politicienne’ pour un ‘malade imaginaire’ paralyse et pourrit notre pays depuis des années. Allumé par des partis nationalistes et séparatistes. Et subi par manque de leadership politique. Les bébés abondent, les dirigeants sont introuvables.

Les politiciens ne font presque rien de bon. Le meilleur exemple en est la structure cacophonique et coûteuse actuelle de notre pays, une fragmentation désespérée où même un chat ne peut pas trouver ses petits.

Comparons la communication autour de la crise corona en France, aux Pays-Bas et chez nous. En France, le président en aux Pays-Bas, le premier s’adressait à la population. Chez nous, l’écran TV était trop petit pour afficher tous nos ‘chefs d’Etat’, sans parler des clowns qui passaient parfois soudainement devant l’écran…Des vrais ‘Political capers’, dommage qu’ils nous coutent autant d’argent !!!

Comme écrit dans le passé (voir F004 et F020), je ne peux vraiment pas me débarrasser de l’impression que nous étions mieux dirigés par 18 ministres que nous ne le sommes aujourd’hui par un multiple de 18 ! Les comparaisons internationales montrent à maintes reprises que les pays dont la chaîne de décision est courte et claire obtiennent de meilleurs résultats. Que beaucoup s’éloignent de la politique ne me surprend pas vraiment!

La raison en est que les politiciens pensent trop à court terme, trop dans les carcans de leur programmes de parti, trop au gain électoral et trop à leur intérêt personnel: ‘postjes’ et argent. Personne ne comprend pourquoi un pays plus petit qu’un nuage adulte a besoin de quatre ministres du climat, à l’exception des politiciens…. Pour eux, 4 ministres sont quatre postes et c’est mieux qu’un, ou pas ?

 

Depolitisez les réformes d’état.

En tant que citoyen, je voudrais donc que les réformes de l’État soient dépolitisées. Les citoyens doivent être impliqués beaucoup plus dans la démocratie et la gouvernance du pays.

Créer ses propres ‘postjes’ aux dépens du citoyen: arrêtons ceci!!!

Permettre aux personnes impliquées de prendre leurs propres décisions concernant leur nombre, leur salaire ou leur carrière est de toute façon un acte de mauvaise gestion.

Nous pouvons voir à quoi aboutit une telle chose dans la multiplication miraculeuse du nombre de ministres dans notre pays. Alors qu’il y de plus en plus de citoyens qui vivent en pauvreté ou risquent de tomber en pauvreté !

En tant que citoyen, je veux moins de politique et plus de bonne gouvernance. Une administration plus efficace, meilleure et moins chère. Une gouvernance qui n’impose pas un fardeau excessif aux impôts. Un gouvernement qui accorde la priorité au bien-être des citoyens. Un gouvernement qui peut résister à la comparaison avec nos pays voisins!

 

Faire Tabula Rasa !

Par conséquent, je pense que nous devrions recommencer, avec une table rase.

Par exemple, comment était la gestion de la Belgique en 1970, avant les différentes réformes de l’État? Comment est-ce maintenant ? Et à quoi devrait-elle idéalement ressembler pour un petit pays comme la Belgique dans un contexte Européen? Et comment y arriver (un plan étape par étape)?

Il ne faut donc plus laisser ce travail à la particratie, mais l’externaliser à un groupe d’experts qui ne pense pas en termes de carcans politiques: experts en organisation, spécialistes des administrations publiques, PDG expérimentés, économistes, philosophes et quelques citoyens choisis au hasard, bien répartis aux quatre coins du pays. (la diversité conduit toujours à de meilleures solutions).

Le résultat de leur travail devrait être une proposition de structure étatique idéale, fortement étayée par des faits, des preuves et tous les avantages et inconvénients. Il devrait être très clair pour le citoyen pourquoi la nouvelle structure est BIEN meilleure que la structure originale en 1970. Si le coût de gouvernance idéale serait considérablement plus élevé que le coût indexé en 1970, il doit également être très clair pour le citoyen pourquoi ce coût supplémentaire est nécessaire. Et quelle plus grande valeur ajoutée cela entraînera-t-il pour nous tous.

Une idée possible: une politique nationale, mais une mise en œuvre locale. Élargissons les pouvoirs des gouverneurs et maires existants pour l’application locale de la législation nationale et supprimons tout le reste. Plus proche du citoyen, moins de ‘postjes’, moins ridicule et beaucoup moins cher !!

 

Les experts s’installent, mais le citoyen décide.

Le plan proposé doit être approuvé à la majorité des deux tiers d’un panel ad hoc d’environ 200 citoyens tirés au sort. Le tirage au sort doit être effectué de manière à ce qu’il y ait une répartition équilibrée entre les provinces, le sexe, le niveau de scolarité, l’âge, la contribution fiscale, l’appartenance ethnique, etc. Le panel doit être le reflet correct de notre pays actuel.

Et pendant la période nécessaire pour parvenir à une solution, les politiciens arrêtent de jouer leur petits jeux politiques  et se concentrent sur leur tâche principale: servir les citoyens

#Belgium      #Citizen participation        #Democracy             #Good governance   #Political parties     #State structure

 

Les politiciens, les prêtres de l’inégalité.

Les politiciens, les prêtres de l’inégalité. 811 360 Lhoëst Jean

L’abîme grandissante entre pauvres et riches est due à la faiblesse de l’homme et … au concours gracieux de la politique. La politique ne se bat pas pour l’intérêt général, mais bien pour leurs propres et les intérêts économiques. Il y a une symbiose parfaite entre politique et marché libre, deux têtes sous le même bonnet !

Comme l’église était l’associé du pouvoir absolu du roi dans le Moyen Age, la politique est aujourd’hui l’associé de pouvoir absolu du marché libre.

Dernièrement, Amitabh Behar, le patron de Oxfam Inde le résumait parfaitement en déclarant : « Il ne faut pas féliciter un milliardaire pour sa richesse. Au contraire : chaque milliardaire est un échec de la politique en vigueur ! »

 

Occuper la population.

Le système politique est l’assureur et le syndicat du fondamentalisme du marché. Il donne la population une apparence de liberté et de participation, alors qu’il reste l’inégalité intacte !

Les politiciens se servent de tout sorte de raisonnements captieux tel que la théorie de ‘trickledown’ qui est pourtant depuis longtemps aigrie ! Moins de taxes occasionneraient plus de croissance et donc plus de jobs…. La richesse augmente en effet, mais moins que les mensonges contées. Et surtout, la plus grande partie de cette croissance va de nouveau vers les 1% ! Sans parler du coût pour les autres, les 99% : ratraces, inégalité, manque de liberté, etc..

Ensemble avec les médias, la politique est aussi sur le premier rang pour stimuler la consommation. Début mai je lisais ceci dans un journal soi-disant sérieux : «Consommer est une nécessité économique. Faire ceci de façon durable et locale est plus que jamais un acte politique et une obligation morale ! »   Quel paternalisme. Quid de notre liberté ? Et est-ce qu’il n’y a pas des obligations morales beaucoup plus importantes ? Comme payer des impôts en fonction de sa richesse ?

 

Un système fiscal sur mesure des 1%.

Le taux de taxation des 1% et entreprises a diminué mondialement depuis les années ’80 du siècle précédent.

Dans leur livre The triumpf of injustice’ les économes E. Saez et G. Zucman ont dévoilé que la pression fiscale (23%) des 400 familles les plus riches est plus basse que les 24,2% que la moitié la plus pauvre de la population Américaine doit payer!!!

Et notre pays suit cet exemple. Prenons comme exemple les cadeaux fiscaux sans provision pour le plus riches du gouvernement Michel 1. Ou le taxe sur les compte-titres, entretemps déjà déclaré illégal parce qu’il valait pour tout le monde sauf pour les happy few.

Et comme milliardaire il est possible de créer des structures pour son héritage à la génération suivante sans taxes !

Et que penser de la fermeture des yeux pour la fraude et évasion fiscale massive? Selon la commission Européenne d’enquête TAX3 notre pays est un des sept qui facilitent une évasion fiscale agressive !

Dans un rapport commun de toutes le universités Belges avec des recommandations pour une stratégie d’exit corona on peut lire ceci : “These policies of dismantling public services and massive budget cuts went hand in hand with tax reforms aimed at considerably increasing the wealth of multinational companies and very wealthy individuals. Not to mention Belgium’s constant opposition, at the European level, to the various measures aimed at reducing tax evasion. “

Bienvenu en Belgique!

 

Des lois sur mesure des happy few.

Le banquier médiéval Dino Rapondi le savait déjà : ‘Il n’y a rien qui ne peut être réglé avec de l’or ou de l’argent.’ Et oui, même les lois. Ici comme ailleurs les lois sont écrites par les lobbyistes des happy few.

L’avocat/fiscaliste Anversois Victor Dauginet a publié en 2019 le livre “Het belaste land. Over de malaise van onze fiscaliteit”. Dans un interview lors de la publication de ce livre il déclarait sans fard ‘Les grosses fortunes écrivent les lois dans notre pays. Ceci se fait sans beaucoup de contrôle !!!’

L’économe Américain Jeffrey D. Sachs (Columbia University) n’était pas tendre non plus : The rich control our politics to a huge extend. In return they get tax cuts and deregulation. It’s been and is an amazing ride for the rich.’

Le moins qu’on puisse conclure est que ceci est un grand danger pour la démocratie…

 

Des économies dans la sécurité sociale pour plus de privilèges fiscaux aux plus riches.

Afin de financer la baisse constante des impôts pour les riches, l’état est obligé de faire des économies dans les sécurité sociale et autres services. Avec des conséquences telles que plus de pauvreté, de longues files aux banques alimentaires, etc..

Dernièrement encore vu un exemple choquant. Après avoir distribués des milliards pour supporter notre économie lors de la crise corona, on discutait d’encore quelques millions pour aider les plus touchés par cette crise, càd les plus pauvres. Un de nos épiciers en futilités n’était pas d’accord : ‘On ne pouvait pas supporter l’inactivité.’ Drôle, pourquoi est-ce qu’il n’applique pas cette règle alors sur le parlement ? Il est déjà inactif depuis presque deux ans sur nos frais…

Tout ceci faisait dire Bea Cantillon, une experte en matière de pauvreté, d’un échec scandaleux du gouvernement’…

 

De peur pour Dieu vers peur pour la perte d’emploi.

Nous voilà donc de retour dans l’Ancien Régime avec les ploutocrates comme l’aristocratie et la politique comme l’église. Tous deux au service du pouvoir absolu du marché libre.

Jusqu’à la Révolution Française le curé faisait croire les gens (les 99%) que Dieu ne les trouvait pas assez dignes pour pouvoir être des enfants du Ciel. Et ceci était leur propre faute. Mais en étant sage, ils avaient peut-être encore une chance de mériter le ciel ! La peur pour Dieu comme un bâton.

Aujourd’hui les curés du marché libre – les politiciens – font croire aux gens qu’au plus riche les entreprises et leur actionnaires, au plus de jobs qu’ils créeront…. Et qu’on doit être sage pour ne pas perdre son emploi. La peur de la perte d’emploi comme bâton.

D’un ‘ordre de fabrication divine’ vers un ‘ordre de fabrication économique’. Bienvenue dans le régime infernal.

Tous deux sont de la charlatanerie.

Combien de siècles encore avant qu’on change cet ordre ou qu’on évolue vers un système plus humain et équitable ?

 

 

 

#Belgium      #Democracy #Equality      #Free markets         #French Revolution

#Good governance  #Political parties     #Poverty       #Social security       #Taxes

D’une mauvaise politique vers une politique…

D’une mauvaise politique vers une politique… 1167 1014 Lhoëst Jean

Des balises pour un nouveau pays.

Ah, qu’ils ont une tâche pénible nos politiciens ! Ils n’arrivent pas à former un gouvernement. Et ceci malgré les efforts énormes de tous pour ne pas sortir de leur cocon idéologique, de vetos, crédos, fronts et autres monomanies. Qui sait ouvrir ces cocons ?

Vu leur situation désespérante, j’ai envie de les aider un tout petit peu avec cette liste de 10 points. Une série de dix évolutions qui seront, selon moi, nécessaires pour sortir de la mélasse et offrir à nous tous, ainsi qu’au reste du monde des meilleurs perspectives. Et est-ce que ceci n’est pas la plus importante tâche d’un gouvernement ?

Les ‘à’’s dans ces évolutions – d’aujourd’hui à demain – sont des perspectives à long terme. Mais si on veut être là disons en 2050, il est temps de s’y mettre dès aujourd’hui.  Et certainement d’en informer la population afin qu’ils puissent se préparer à ce future et aux basculements nécessaires.

 

1 Du ‘pouvoir absolu des intérêts économiques’ vers un ‘pouvoir absolu de l’intérêt commun’.

L’objectif de tout gouvernement doit être le bien-être de toute sa population. Ceci devrait être une évidence, mais ne l’est plus depuis belle lurette.

L’état est captivé par le capital et le populisme. C’est pour cette raison que j’écris dans mon livre ‘Hoe lang blijven we nog domme ganzen’ de ‘centocratie’ au lieu de démocratie. La plutocratie (les 1% et les entreprises) dicte l’agenda politique et écrit les lois. Est-ce que l’avoir’ de quelques-uns est plus important que l’être’ de beaucoup ?

Dans l’Ancien régime l’église était l’assureur du pouvoir absolue du roi, aujourd’hui la politique est l’assureur du pouvoir absolu des intérêts économiques. Un basculement est nécessaire.

2 De ‘problèmes globaux, solutions locales’ à ‘problèmes globaux, solutions globales’.

Beaucoup de nos problèmes actuels s’en foutent de frontières et murs : le climat, évasion et fraude fiscale, surpopulation, virus, inégalités, flux migratoires, etc. Pour les résoudre il faut impérativement des solutions globales. Il est grand temps pour ambitionner un gouvernement Européen, voir même global. Un gouvernement où chaque pays est représenté sans vetos et privilèges.

3 De ‘plus riche, moins de taxes’ à ‘plus riche, plus de taxes’.

Une société dans laquelle les happy few paient moins de taxes que le citoyen moyen est immoral et plus tenable longtemps. Même Warren Buffet a déclaré avoir honte de payer moins de taxes que sa secrétaire ! On se croyait avant la Révolution Française !

Chacun, sans exception doit contribuer selon ses moyens et revenues.

Ceci serait d’ailleurs mieux pour l’économie et pour la confiance dans le système. Parce que si chacun contribue selon ses moyens, beaucoup d’autres devront moins contribuer et on aurait en plus des réserves pour mieux soutenir les plus défavorisés. En augmentant les revenues disponibles de beaucoup plus de gens, ceux-ci auraient des moyens supplémentaires pour consommer de plus en plus. Et est-ce que ceci n’est pas le rêve de notre système de toujours-plus ?

 

4 De ‘jobs, jobs, jobs’ à ‘robots, robots, robots’.

L’évolution technologique nous permet de produire beaucoup plus dans tous les secteurs avec moins d’effectifs.

L’état ne peut pas freiner ni nier cette évolution. Au contraire, elle doit la stimuler. Prester plus avec moins d’effectifs est une prestation impressionnante!  C’est du réel progrès. Par contre, l’état et le système ont la responsabilité de soutenir tous ceux qui peuvent être libérés de travail inutile.  Ces gens ont le droit de participer dans la prospérité ainsi crée et de pouvoir mener une vie digne.

Des politiciens qui continuent à crier ‘jobs, jobs, jobs’ sont des charlatans, totalement dépassés ou déphasés.

 

5 D’inégalité à moins d’inégalité.

Pauvreté et inégalité augmentent partout. Pas vraiment quelque chose pour être fier. Justice sociale devrait être la priorité de chaque gouvernement.

Est-ce qu’un enfant qui doit aller à l’école avec une boîte à pain vide a autant de chances qu’un enfant avec une boîte en or, bien pleine.

Pourquoi est-ce qu’un riche peut émigrer vers le pays de son choix pour optimaliser sa facture fiscale, alors qu’un pauvre type qui essaye de fuir de la misère n’ a plus ce droit pour optimaliser sa vie ?

6 D’une ‘particratie’ à une ‘participation’ active.

Le règne des partis politiques est dépassé. Jour après jour ils font preuve d’impuissance, d’entêtement et d’ignorance. Le moment est venu de faire participer activement le citoyen dans la gestion de l’état en donc de revenir à une vrai démocratie.

Pourquoi, en premier lieu, ne pas démarrer avec le sénat? Remettons le sénat en honneur et rendons lui responsable pour donner son aval à toutes les lois et décrets. Et ce nouveau sénat sera composé uniquement de citoyens tirés au sort, en tenant compte par exemple de l’âge, sexe, niveau d’éducation et domicile. Ces citoyens seraient nommés pour quatre ans, et après des autres.

7 De ‘mépris’ à un ‘support active pour les moins lotis.’

Un champs de fleur est plus jolie sans exemplaires flétris.

Nous avons tous l’obligation morale, nous étant ceux qui savent suivre aisément et certainement l’état, de regarder derrière nous et de se préoccuper des retardataires. Ceux qui, pour n’importe quelle raison, ne savent pas/plus suivre la cadence folle de notre société. Les malades, des personnes avec des handicap physiques ou mentaux, des gens sans emploi, des gens vivant en précarité, les moins doués, etc.. Eux-aussi on droit à une partie de la prospérité et de pouvoir vivre dignement.

Ils méritent beaucoup plus que mépris et accusations fausses ‘que leur situation est de leur propre faute’. Quelle faiblesse d’un dirigeant utilisant de telles conneries !

8 De ‘partout des autres règles’ à ‘ partout les mêmes règles avec des nuances locales’.

Quelle est la valeur ajoutée de quatre ministres de mobilité ? Pourquoi trois sociétés de gestion pour le ring de Bruxelles, à peine 72 kilomètres de long ? Quelle est l’utilité… à part des ‘postjes’ et coûts supplémentaires ?

Arrêtons ce lotissement folle de notre pays svp !

Supprimons tous ces gouvernements, parlements et ministres. Revenons au bon sens: une politique nationale et une exécution locale. Elargissons par conséquence les pouvoirs des gouverneurs et maires pour qu’ils puisent implémenter la législation nationale en tenant compte des spécificités locales.

Le coût de la gestion de notre pays doit être revu à la baisse. Ce coût ne devrait pas dépasser le coût indexé de la gestion de la Belgique en 1970. Si certains continuent à penser qu’il faut quand-même plus que 60 ministres pour ‘régir’ ce pays, le citoyen pourra donner son aval à condition que le coût de ces 60 excellences( ?) ne dépasse pas le coûts des 18 ministres en 1970. Ainsi, chacun serait content.

9 De ‘l’enfer, c’est les autres à ‘le ciel, c’est les autres’.

Aujourd’hui la politique polarise au lieu de réunir, pourtant une de ces tâches essentielles. Et ceci est toujours et partout une impasse. Grace à la technologie, le monde devient un village. Par conséquence, nous avons tous intérêt, même pour notre propre intérêt que tout le monde avance…. Un petit oasis au milieu d’un dessert, n’est pas une bonne perspective ! Si on veut avancer, il est temps de comprendre autrui au lieu de lui récriminer. De chercher des coupables à chercher des solutions !

 

10 D’un ‘paternalisme exagéré’ à ‘plus de droit d’autodétermination’.

Un état n’a pas à se mêler de la cuisine interne de ces citoyens, sauf si cette cuisine cause trop de dérangement pour d’autres citoyens. Donc, le Moniteur a urgemment besoin d’une cure d’amaigrissement !

 

Svp, ne commencez pas à crier que ceci n’est pas possible, impayable et tutti quanti. Arrêtons cette vieille chanson des épiciers de rien. Un vrai dirigeant dit ‘Wir schaffen das’ !

Comment est-ce que nos parents disaient ? Vouloir c’est pouvoir !

 

Tags: #Government formation    #Good governance    #Belgium

Narcisses menacent la biodiversité!

Narcisses menacent la biodiversité! 1563 693 Lhoëst Jean

Fraternité est à l’origine de la France actuelle.

Fin du 18e siècle on comprenait que le morcellement d’un pays en petites régions était très inefficace. Unir, uniformiser, collaborer devenaient la devise pour une croissance incroyable de la prospérité.

Aujourd’hui, deux siècles plus tard, beaucoup veulent faire marche arrière et se retirer de retour dans leurs tribus ….

En effet, partout les lotisseurs nationalistes sont de retour, des USA à La Flandre. Identité et murs sont plus importants que climat ou inégalité ! Grave quand on sait que la doctrine ‘eigen volk eerst’ fût à l’origine de presque tous les génocides du 20e siècle.

Cet évasion vers le passé – le retour à la tribu – nous ne donnera pourtant pas un futur meilleur !

Le nationalisme.

Dans le Dikke VanDale (le dictionnaire le plus connu en Flandre)  on définit le nationalisme comme ‘une aspiration de favoriser et accentuer tout ce qui peut être considéré comme la propre nation, le ‘eigen volk’. Doublé d’une certaine aversion pour l’étranger.’

Mario Vargas Llosa, lauréat espagnol-péruvien du prix Nobel 2010 écrivait que ‘le nationalisme est l’ennemi naturel de la démocratie parce qu’il part de l’hypothèse fausse que c’est un privilège d’être né dans une certaine communauté. C’est ridicule. Le nationalisme contient les germes du racisme.’

Beaucoup d’autres qu’ Einstein (vide supra) ont écrits des mots pas fort réconfortants sur le nationalisme :

  • “Race, Religion, Ethnic Pride, Nationalism does nothing but teach you how to hate people you have never met.” Doug Stanhope, American stand-uo comedian.
  • “Nationalism is like cheap alcohol. First it makes you drunk, then it makes you blind, then it kills you. ” Daniel Fried, American diplomat.
  • Nationalism has a way of oppressing others.” Noam Chomsky, American philospher.
  • “La patrie du sage est le monde.” Héliodore d’Ermesse, écrivain Grecque  (3e-4e siècle avant JC.) .

Frappant, il y très peu de citations de grand penseurs positives sur le nationalisme….

 

Mondialisation face à le parochialisme.

Les défis d’aujourd’hui – évolutions technologiques, changement de climat, le fondamentalisme du marché, surpopulation, globalisation, flux monétaires en d’information insaisissables, fraude et évasion fiscale, vieillissement, pandémies, inégalité, etc. – ne connaissent pas de frontières. Relever ces défis demande une approche globale, pas des délimitations ou des régionalisations….

Mais aujourd’hui on voit le contraire, des Etats Unis à l’Autriche, de Brésil à notre pays… Des populistes et nationalistes de toute sorte construisent des nouveaux ‘murs de Berlin’, ferment les frontières, excluent des gens, plaident pour une ‘sécurité sociale’ exclusive pour leur tribu…. Au lieu de plus de collaboration, on s’enfonce de plus en plus dans le pétrin sans issue du ‘eigen volk eerst’.

Les ‘marchés’ se globalisent, l’Europe s’effrite (cfr BREXIT, l’approche du corana virus). Et en Belgique….

 

Le narcissisme des petites différences’ fleurit !

 

 

 

 

 

Le VB et la NVA  excitent les guerres tribales de plein fouet.

‘Grâce’ à ce narcissisme, nous n’avons pas encore un gouvernement de plein pouvoir, la gestion de la crise corona est plus difficile que nécessaire, la chamaille politique prospère, les vrais problèmes sociétaux ne sont pas abordés, le parlement est au chômage technique à nos frais, etc.

Prenez le problème climatique. Le climat s’en fout des frontières. Nous n’avons pas de plan climatique, digne de ce nom, mais bien quatre ministres pour le climat ! Qui fait mieux ? Ridicule, de la folie et une plaisanterie très chère !

Dernièrement je lisais dans le journal : Nouvelle histoire belge: notre pays est le seul à s’abstenir au sujet de l’octroi de 37 milliards d’aide Européenne  pour lutter contre l’épidémie car la Wallonie serait “avantagée” (fake news d’ailleurs !), selon la NVA.’ Et puis s’étonner (soi-disant) que ce pays n’est plus gouvernable.Honteux et ridicule !

 

Non au nationalisme.

Tout comme mon ADN m’empêche d’aimer un homme, il m’empêche d’ embrasser le nationalisme. Je suis hétéro de tout point de vue

Je n’ose pas m’imaginer un selfie avec des partisans derrière un drapeau. Trois choses que je n’aime pas.  Je ne suis qu’un simple mec comme il y en a des milliards d’autres, ni plus ni moins. Libre, indépendant et sans drapeau!

Les crédos du nationalisme : ‘eigen volk eerst’ ; exclusion, règlitis ; soutien exclusif pour le tribu ; dictature de la majorité ; dénigrer et diaboliser les ‘autres’ ; chercher des boucs émissaires pour toutes sortes de choses, etc..

Ces crédos sont pour moi des non-crédos ! Pour moi, surpasser les différences (diversité) est source de progrès, de richesse et de bonheur.

Chacun sa conviction, mais on ne me verrai jamais manifester pour le ‘eigen volk eerst’ derrière un drapeau !!!

 

Non à l’inceste.

‘Une certaine aversion pour l’étranger.’ Et moi… je suis attiré par l’autre, par l’étranger. Des nouveaux horizons et des autres nombrils. J’aime écouter les autres. Passionnant et enrichissant. Est-ce que Hegel ne nous a pas appris que le choc entre nos idées (la thèse) et ceux des autres (antithèse) fait naissance à une meilleure idée (synthèse) ?

Se retire dans son tribu est l’équivalent idéologique de l’inceste avec les mêmes conséquences : appauvrissement, détérioration et affaiblissement. Pas pour moi svp.

 

Non aux exclusions.

Le nationalisme veut réserver ma contribution exclusivement pour mon tribu. Indépendamment des effets économiques pervers d’une telle limitation, je ne veux pas des limitations. Chacun a droit à une vie digne. Je veux donc être solidaire avec chacun, sans frontières et sans distinction de race, langue, origine, couleur de chemise ou longueur de zizi.  Pas d’exclusions. J’aimerais d’ailleurs qu’une partie de mes contributions serait versée dans un fond international pour la lutte contre la pauvreté et l’inégalité. Pour tous et toutes !

 

Non à la prétention.

Finalement, c’est assez prétentieux de croire que le ‘eigen volk’ est mieux que les autres ou que sa culture serait le sommet de civilisation. Prétendre qu’on est mieux ou plus capable que d’autres implique aussi que ces autres sont un peu moins bien ou capable… Avant qu’on le sache, un tel discours se transforme en polarisation, discrimination et exclusion. On commence à voir les autres comme des traitres, des boucs émissaires et des ennemis, même dans son propre pays !

De prochain à lointain, adversaire parce qu’on pense ou est autrement…!

Ce petit jeu ne m’intéresse pas. Je ne suis pas mieux ou plus mauvais, plus ou moins capable, que quelqu’un d’autre, seulement un peu autre. Il y des bons et des mauvais partout. Cela dépend des critères qu’on utilise. Et heureusement, il n’y a pas de critères universelles, mais bien une déclaration universelle de droits de l’homme !

Et parfois des vérités universelles comme Yin-Yang ou ‘contraria complementa sunt’ : les oppositions sont complémentaires. Avec des ‘partisans’ je m’ennuie, avec des autres je m’enrichis. Si je devrais me confiner à des partisans… je commencerais à m’approfondir dans l’euthanasie…

 

Tags:   #Nationalism   #Fraternity   #Unite/divide   #Belgium   #Political parties    #Challenges

Droits de l’homme, de constitution à casse-pied !

Droits de l’homme, de constitution à casse-pied ! 1773 513 Lhoëst Jean

Sur le site web de notre ministère des Affaires Etrangères on peut lire ceci : « Les droits de l’Homme font référence aux libertés et droits fondamentaux accessibles auxquels peut prétendre tout être humain, quel qu’il soit et où qu’il vive. Ces droits essentiels constituent des normes minimales propres à chaque personne, qui lui sont dues par sa simple qualité d’être humain. »

« La première définition universelle des droits de l’Homme est apparue dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) adoptée en 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies. »

Grâce à la Révolution Française.

Beaucoup de ces droits fondamentaux étaient déjà repris dans la “Déclaration des droits de l’homme et du citoyen” que la Révolution nous a donnée en 1789. Tous les citoyens égaux devant la loi, liberté d’expression, protection de propriété, et tant d’autres sont des acquis de la révolution.

Mais le plus important de cette première déclaration fût la définition des ayants droit: le ‘citoyen’. Auparavant, la plupart des gens en France (et ailleurs) furent des ‘sujets ‘ avec beaucoup de devoirs, mais sans aucun droit !

L’inspiration de cette première déclaration remonte aux philosophes Lumière. Eux sont à l’origine des valeurs de liberté, égalité et fraternité.

 

Libre d’angoisse.

Cela vaut vraiment la peine d’une fois lire cette Déclaration courte de 30 articles. Et ceci devrait être de la lecture et connaissance obligatoire pour chaque politicien, n’importe où dans le monde !

Dans cette constitution de l’humanité on peut lire ceci : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune. Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Tous sont égaux devant la loi. Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial. Devant la persécution, toute  personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. Toute personne a droit à la propriété. Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques. Toute personne a droit à la sécurité sociale. Droit à la protection contre le chômage. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires. Droit à l’éducation. Droit de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. »

‘Libre d’angoisse’, voilà comment Dag Hammarskjöld, secrétaire-général des ONU de 1953 à 1961 résumait très bien la philosophie des droits de l’homme.

 

Et en pratique….

Partout la Déclaration Universelle est mis sous pression. En théorie chacun la trouve une bonne boussole morale. Mais en pratique, de plus en plus des dirigeants la considèrent comme un torchon embêtant,  contrariant leur politiques nationalistes ainsi que le fondamentalisme du marché…

Une évolution dangereuse…

Faisons une comparaison entre les pays qui respectent le mieux les droits de l’homme et ceux qui sont à la tête du World Happiness Report. Alors les pays Nordiques font des bons scores dans les deux. La Finlande est depuis trois ans le pays le plus heureux. Et aussi le pays où l’inégalité entre les gens est le moindre ! Par hasard ? Y aurait-il un rapport ? Pour info, notre pays continue à dégringoler dans ces classements…

Mais en dehors des pays Nordiques, on commence à poser de plus en plus des questions quant aux valeurs de liberté, égalité et fraternité. Sapant ainsi la démocratie.

Pour illustrer, quelques propos de quelques ‘présidents’ de ce monde avec une boussole douteuse…

  • Je suis pour la torture !’ Jair Bolsonaro (Brésil)
  • Tant qu’il y aura des jolies femmes, il y aura des viols !’ Rodrigo Duterte (Les Philippines)
  • Des réfugiés ne sont pas des humaines. Ce sont des bêtes !’ Donald Trump (EU).

 

Et que ’est-ce que ces dirigeants ‘nobles’ ont de commun ? Ils veulent tous défendre les valeurs chrétiens !! Alors qu’ils sont en fait la plus grande menace de ces valeurs. Ou est-ce que j’ai une compréhension erronée de ces valeurs ?

 

Et en Belgique ?

Le non-respect des droits de l’homme n’est pas un privilège de pays ‘obscures’, même notre pays n’est pas en reste. Pour les nationalistes les droits de l’homme sont un obstacle pour leur politique ‘notre tribu d’abord’ et pour l’exclusion des autres…

Vous n’avez qu’à ouvrir régulièrement les journaux pour lire que notre pays a été rappelé à l’ordre pour des violations des droits de l’homme !

Surtout pour notre politique carcérale, notre politique d’immigration et la hausse de la pauvreté.

Presque un Belge sur cinq vit dans des conditions précaires. En Flandre, le nombre d’enfants en pauvreté ne cesse d’augmenter ! Une honte pour les droits de l’homme, certainement pour un pays ‘riche’ comme la Belgique !

 

Ainsi, Dunja Mijatovic, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, était fort critique envers notre pays pour la détention des enfants en centres fermés.

Il y a même des parties qui veulent limiter le droit à l’asile !

Et dernièrement Bleri Lleschi, auteur et philosophe se demandait si violer les droits de l’homme était devenu la nouvelle normalité en Belgique !

 

Pas étonnant avec des partis dans le parlement qui chient sur les droits de l’homme…

Le Vlaams Belang était le grand vainqueur des dernières élections. Avec un programme dont 33 points (ceci n’est pas une erreur) violent les droits de l’homme selon une étude de juristes des universités de Gent et Hasselt ! Surtout dans les domaines de la religion, migration, droits sociaux et des droits des inculpés et des condamnés !

Et certains de nos politiciens n’ont pas peur de propos à la Trump. Quelques exemples :

Les droits de l’homme ne sont pas universels !!’ De Roover, chef du groupe parlementaire NVA.  Et moi qui croyait que ces droits valent, par définition pour tout le monde et pas seulement pour son propre tribu !

L’amour pour les droits de l’homme met la démocratie en fer. !’ L’inévitable Theo Francken. Au contraire, les droits de l’homme sont la meilleur garantie à l’encontre des politiciens qui ne regardent pas de si près aux principes démocratiques… Theo je suppose que Albert Camus, lauréat du prix Nobel, doit été ivre mort quand il déclarait que « la démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité ».

Suite à ces propos, Servais Verherstraeten, chef du groupe parlementaire CD&V avançait ‘si on exige des nouveaux venus  qu’ils souscrivent aux droits de l’homme, alors il faut certainement aussi l’exiger des membres du gouvernement.’

100% d’accord avec sa proposition. J’irai même plus loin. Chaque membre du parlement doit souscrire à ces droits et doit en plus confirmer qu’il remettra sa démission en cas qu’il ne tient pas parole ! S’il ne démissionne pas volontairement, il doit être accusé de non tenue de ses engagements contractuelles.

 

Ça m’étonne pas que des partis comme le NVA et le Vlaams belang considèrent les droits de l’homme comme un casse-pied. Les slogans ‘eigen volk’ et l’universalité des droits de l’homme se heurtent de plein fouet. Ce qui m’étonne plus et que je trouve inquiétant est que presque 1 sur deux Flamants votent pour ce genre de partis ! Espérons que plus tard il ne devront de nouveau pas dire ‘Wir haben es nicht gewußt”.

Je termine avec Confucius : ‘le sage va pour l’intérêt général et l’universel, le moins sage pour son propre intérêt et le sectarisme.

Espérons qu’il y a vite une nouvelle génération de politiciens sages… Qui ne tolèrent pas les droits de l’homme avec aversion, mais qui les défendent avec passion !

 

Tags: Belgium; Christianity; French revolution; Human rights; Migration; Nationalism; Political parties; Poverty

Une majorité Flamande dans le gouvernement fédéral ? Mais pourquoi bon dieu ?

Une majorité Flamande dans le gouvernement fédéral ? Mais pourquoi bon dieu ? 2048 1919 Lhoëst Jean

Le parlement et le gouvernement fédéral sont responsable pour notre pays. Ils font des lois qui sont applicables à tout le monde, d’Arlon à Oostende.

Ci-dessus la composition du parlement par région. Tous nos petites régions y sont équitablement représentées. La Flandre a le plus de sièges, ce qui est tout à fait normal vu que la plupart des Belges y habitent.

Ce qui n’est pas normal à mes yeux, c’est qu’un Anversois ne peut pas voter pour un Liégeois et vice verse. Pas fort démocratique, vu que le parlement est compétent pour toute la Belgique !

 

Pendant ces négociations interminables pour la formation d’un nouveau gouvernement fédéral, certains répètent constamment qu’une majorité Flamande au niveau du gouvernement est nécessaire. Mais pour quelle raison, cela on n’attend jamais !

Cette revendication n’est rien d’autre qu’un fantasme et diktat de certains partis politiques et médias ! De la ‘politique politicienne’ et de l’endoctrinement pure et simple.

Et effet, il n’y a aucune raison pour que ce soit ainsi.

D’ailleurs si on suit cette logique, pourquoi alors ne pas revendiquer une majorité au niveau de chaque province dans le gouvernement Flamand par exemple ?

 

Que dit la constitution ?

La constitution n’en parle pas. Elle laisse beaucoup de liberté pour la formation d’un gouvernement, telle qu’on attend d’une bonne constitution compréhensive.

Même une majorité dans le parlement n’est pas nécessaire pour un gouvernement, mais évidemment à recommander.

Mais une majorité dans chaque groupe linguistique, dans chaque groupe idéologique, dans chaque groupe sexuel ou dans chaque groupe de couleur de cheveux, etc. n’est pas du tout requis !

Donc on peut se demander pourquoi certains partis exigent quelque chose qu’ils ont déjà ! Les parties Flamants ont la majorité dans le parlement et  ils peuvent donc, comme la seule région dans notre pays, tenir les autres régions à leur merci !  Alors pourquoi est-ce qu’ils ne forment pas ensemble un gouvernement ? Rien ne les empêche !

 

Serait la Flandre privilégiée ?

La Révolution Française a mis fin aux privilèges!

Dernièrement un chef politique Flamand claironnait qu’une majorité Flamande était nécessaire parce que ‘la Flandre payait plus d’impôts’. Indépendamment de comment on calcule cette répartition, ceci n’a de toute façon aucune pertinence. On est tous égaux pour la loi et le temps de ‘No taxation without representation’ est heureusement déjà longtemps passé.

Et si ceci serait un facteur à prendre en compte, alors les provinces de Brabant Wallon et Brabant Flamand devraient livrer le gouvernement, parce qu’ils payent le plus d’impôts !

Et pourquoi ne pas former un gouvernement avec les 20 plus grands contribuables de Belgique?

Et pourquoi ne pas réintroduire le suffrage censitaire ? Peut-être que les résultats des élections seraient d’ailleurs différents qu’aujourd’hui. En effet, pas certain que les partis populistes et nationalistes auraient encore autant de supporters…

 

Quid de la Wallonie, de Bruxelles et de Bachten de Kupe ?

Imaginez-vous que d’autres groupes commenceraient également à émettre des diktats farfelus… Olala !

Pour rappel, la Wallonie et Bruxelles étaient fortement sous-représentés dans le gouvernement Michel 1. Ce gouvernement n’avait donc pas de légitimité dans ces régions suivant la logique Flamande. Et pourtant, je n’ai jamais entendu des coqs chanter ni des lions rugir ! Et alors ?

Et finalement, pour le citoyen moyen un gouvernement avec une majorité Flamande n’est certainement pas une garanti pour une bonne gestion. Ainsi, le gouvernement Michel 1 avait une majorité Flamande absolue, mais n’était certainement pas un exemple de bonne gouvernance. Au contraire même! Des promesses non tenues, la pauvreté en hausse, des embouteillages aux banques alimentaires, des chèques cadeaux sans provision pour les entreprises et les plus huppés avec de déficits budgétaires colossaux comme conséquence, etc. ne sont certes pas des exemples de bonne gouvernance !

 

Messieurs, arrêtez vos conneries et faites votre devoir svp !

 ‘La Belgique n’est plus gouvernable’ est une mythe tel que la nécessité d’une ‘majorité flamande’. Ce pays est gouvernable. Seulement c’est devenu plus difficile par le bricolage politique du passé et par le manque de volonté politique aujourd’hui . Les réformes d’état précédentes ont en effet rendu une gestion efficace difficile. Comment est-ce que quatre  ministres de mobilité pour un torchon de 30000 kilomètres carrés rendraient la gestion de la mobilité plus efficace ?

Et aujourd’hui certains partis politiques ne se cachent plus pour dire que l’ingouvernance de notre pays n’est pas un problème pour eux…

A ces commerçants de nullité j’aimerais demander de ne plus se présenter aux élections . Ainsi ils s’épargneront beaucoup d’irritation et également à nous.  Arrêtez svp de se gausser de nous. Et laisse vos places à ceux/celles qui savent et veulent mener un monde multicolore !

Pourquoi est-ce qu’on va voter ? Pour choisir nos parlementaires dans l’espérance qu’ils forment vite un gouvernement qui gère le pays comme un bon père de famille dans l’intérêt générale. Ceci est la théorie, mais depuis nombreux années plus tellement la pratique… Il fait plaider pour un système d’activation si la formation d’un gouvernement dure trop longtemps. Il faut traiter le parlement qui ne veut pas gouverner comme des chômeurs qui ne veulent pas travailler. Tous les deux sont payés par nous et tout le monde égal pour la loi !

 

Que veut le citoyen ?

Finalement, est-ce qu’on ne veulent pas tous – Flamants, Bruxellois, Wallons –  la même chose ? Un gouvernement fort qui gère le pays dans l’intérêt général. Qui rassemble au  lieu de diviser. Et qui se focalise sur les thématiques clés avec une vision à long terme plutôt que de perdre leur temps avec des problèmes politiques ‘imaginaires’ !!! Des thématiques tels que le climat, le vieillissement, une fiscalité plus transparente et plus équitable (stop à la fraude et évasion fiscale), l’inégalité, la simplification de l’organisation de l’état, une bonne sécurité sociale, des bons soins médicales, etc.

Je pense que l’involonté et l’ignorance de nos politiciens infantiles démontrent les limites de l’actuel système de particratie (centocratie). Ainsi je plaide avec un nombre croissant d’autres personnes pour une démocratie directe. Un système sans partis politiques. On choisirait nos représentants pour quatre ans par un tirage au sort malin. Ceci permettrait une meilleure gestion pour une facture beaucoup moindre. Probablement que vous me diriez maintenant que ceci ne serait pas difficile. Pourquoi attendre alors ?

 

 

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