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Bienvenue sur mon blog!

Bienvenue sur mon blog! 2048 1367 Lhoëst Jean

Le vendredi 9/04/2021 apparaîtra l’article suivant :

Y-a-t-il  des gens qui aiment payer des impôts?

Les semaines suivantes, nous travaillerons sur ce site web. Le site peut donc être temporairement indisponible. Merci de votre compréhension.

 

Articles déjà publiés.

  • Est-ce encore correct que rien n’est certain dans ce monde sauf la mort et les impôts? (F039)
  • Adultère: un jeu délicat pour des glands! (F038)
  • Y a-t-il encore des vrais leaders politiques? (F037)
  • Passionné par l’excellence ou enchaîné par le pouvoir? (F036 )
  • Qu’est-ce qu’un bon leader? (F035)
  • Pensez comme un rebelle! (F034 )
  • D’une centocratie vers une vraie démocratie.(F032) et (F033)
  • Qui nous gouverne? L’intérêt général ou l’argent ? (centocratie) (F031)
  • Le fossé entre les citoyens et la politique  (F029et (F030).
  • Big brother is watching your farts!(F028)
  • Depolitisez les réformes d’état! (F027)
  • Un gouvernement sans majorité Flamande, et alors ? (F026)
  • Inégalité, la bombe à retardement. (F025)
  • Les politiciens, les prêtres de l’inégalité. (F024).
  • Pourquoi une si grande inégalité ? (F023)
  • Inégalité, une illusion ? (F022)
  • Le virace inégalité. (F021)
  • D’une mauvaise politique à une politique. (F20)
  • Est-ce qu’un politicien a le droit de réprimander un citoyen ‘méchant’ ? (F019)
  • Pourquoi enchaîner nous-mêmes? (F018)
  • Bonne gouvernance (?) et liberté (F017) ?
  • Se promener, un bol d’air pour corps et esprit. (F016)
  • Des narcisses menacent la biodiversité (nationalisme) (F015)
  • Liberté,égalité et fraternité: très beau, mais en pratique… (F014)
  • Droits de l’homme: de hourras à des huées ! (F013)
  • Le succès de la droite en Flandre. (F012).
  • Merci Marianne. La signification de la Révolution Française pour nos jours…. (F011).
  • C’est qui ‘le’ Flamand? Certainement pas moi ! (F010).
  • Vivre sous l’Ancien régime (F009). En effet, pas tellement de nouveau sous le soleil.
  • Une majorité Flamande dans le gouvernement fédéral ? Mais pourquoi bon dieu ? (F008).
  • Une évaluation du gouvernement Michel 1 : une note insuffisante (F005) et un gros ‘Shame on you’ (F006).
  • La merveilleuse multiplication des ministres. La  politique politicienne à Belgique en action (F004).
  • Haine et aversion dans un café Anversois (F003).
  • Tout le monde égal pout la loi : traitons les parlementaires fainéants comme les chômeurs fainéants… (F002)
  • Qu’est qu’on peut attendre sur ce blog ? (F001)

 

INDEX

Belgium.  F027F024F020;F015F013F008.

Blog. F001.

Budget.  F022F005;  F006.

Challenges   F033F015

Christianity.  F013F003.

Citizen participation.  F033F032F031; F027F026; F008.

Cooperation.   F034; F030; F015; F012F003.

Democracy. F033F032F031F030F029F027F026F025 ; F024;

Diversity.  F034;

Equality F025F024F023; F022; F021F014

Fraternity F030F019 F015F014

Freedom  F028F019 , F018; F017F016F014

Free markets. F033F031F029; F028F025 ;F024F023F022F021;F018; F016F012.

French revolution.   F039; F031F025 ;F024F023F021F014F013F011; F009.

Good governance. F037; F034; F033F032F031F030F029F028F027F024F020F018; F017;F004F005F006.

Good/bad pratices   F034; F033F030;

Government formation. F029F020; F010F008F002F006.

Government Michel 1.   F029F026F022F012F008F005F006.

Happyness   F028F022F017; F016;

Hate/ fear  F030F018; F003.

Homo sapiens  F023F021F018

Human rights.  F029; F028F013.

Identity/Be youtself.  F034; F030F028 F023F018F017F010;

Job market.  F002F004.

Justice F029F017 ;

Leadership. F037; F036 F035 F031F030F029F028F012.

Love. F038

Media.  F023F012F010.

Migration.  F029F013.

Nationalism. F034; F026F017;F015F013F010F003.

Negotiation. F004.

Parliament.  F033F026F008F002.

Political parties   F037; F034; F033F032F031F029F027F026F024F019 F018; F015; F013F010; F008F002.

Populism. F030F017; F012F010.

Poverty.  F029F025 ;F024F023F022F021F013.

Privacy  F028F017

Right/Left.   F012F010.

Security F017

Social media.  F028F018; F012.

Social security. F029F024;

Society  F018

State structure.   F029F027F026F012F006F004; F002.

Sundries  F039F016;

Taxes.  F039F030F029F026F025 ;F024F022F021;F003.

Wealth.  F025F022F021;

World.  F021;

 

 

“ Nothing can be said to be certain, except death and taxes!”

“ Nothing can be said to be certain, except death and taxes!” 768 768 Lhoëst Jean

Récemment, quelqu’un a cité à la radio la citation ci-dessus. Je me suis immédiatement demandé: est-ce que c’est encore exact ?

Tout a commencé avec Colomb …

En 1492, Christophe Colomb a découvert le “Nouveau Monde” (Amérique).

Après sa découverte, des millions d’Européens ont émigré dans ce nouveau monde à la recherche d’une vie meilleure. Tout de suite ils commencent leur travail de ‘nettoyage’ de la population indigène – les Indiens ont été abattus par la maladie et la violence – et ont importé des millions de main-d’œuvre gratuite (esclaves) d’Afrique.

Au fait, comment appellerions-nous une telle chose maintenant: génocide, ‘repeuplement’ ou quand-même christianisation parce que «nous» l’avons fait?

Une fois que tout a été nettoyé, les «cowboys» ont décidé de s’unir dans un nouvel État, les «États-Unis d’Amérique». Ils ont décidé que dans leur nouvel État, tout le monde devrait contribuer (impôts) en fonction de ses capacités. Ils ne voulaient pas s’emparer de l’absurdité de leur monde d’origine. En effet, en Europe pendant des siècles, régnait le principe : «au plus riche, au moins d’impôts». En fait, les super riches n’avaient rien à payer du tout. Cette perversion était d’ailleurs la principale raison de la révolution française.

Benjamin Franklin, homme politique, scientifique et moraliste américain du XVIIIe siècle était l’un des «pères fondateurs» des États-Unis. Et de lui, nous avons la déclaration célèbre

Rien ne peut être dit de certain, sauf la mort et les impôts!”.

Et autrefois (18e C) et là (USA) la citation était correcte. Mais maintenant, ce n’est plus vrai.

 

La mort n’est-elle plus une certitude?

Bien sûr que oui, mais nous ne sommes plus égaux dans la mort.

Nous savons depuis longtemps que les femmes vivent en moyenne quelques années de plus que les hommes. Une explication possible à cela est qu’elles veulent toujours avoir le dernier mot….

Et les plus riches vivent également plus longtemps…

Cette injustice est mise en évidence par de nombreuses études, les taux de mortalité sont déterminés socio-économiquement: plus on est riche, plus l’espérance de vie est élevée. En Belgique, l’espérance de vie moyenne est supérieure à 80 ans, au Nigeria à peine 55 ans! Mais même au sein d’un même pays, il existe un grand écart entre les échelons inférieurs de la société et la ploutocratie.

Dans son livre ‘The body, a guide for occupants’, Bill Bryson écrit qu’une chose sur l’espérance de vie peut être dite avec certitude, à savoir que cela «aide beaucoup à être riche». Et plus l’écart entre les riches et les pauvres est grand, plus l’écart d’espérance de vie est grand. Nous sommes donc loin d’être égaux devant le cercueil.

Dans le pays guide autoproclamé, les États-Unis, cela est très clair. Ici, l’espérance de vie  baisse à nouveau, sauf pour les riches !!!!!!

Ce phénomène est également très évident dans les chiffres covid. Le virus tue beaucoup plus dans les classes sociales inférieures que dans les classes supérieures.

Et Yuval Noah Harari prédit dans ses dernières œuvres qu’en 2100, le 1% le plus riche pourrait posséder non seulement presque tout l’argent du monde, mais presque toute la beauté, la créativité et la santé. Et une espérance de semi-immortalité!

Ils recherchent la «jeunesse éternelle» et tous veulent vivre aussi vieux que Mathusalem, qui a vécu jusqu’à 969 ans selon le livre de la Genèse. (Genèse 5: 25-27).

 

Les impôts ne sont-ils plus une certitude?

Non, pas du tout.

En termes d’impôts, nous sommes de retour au Moyen Âge. Au plus riche, au moins d’impôts. Comme à l’époque, certains d’entre eux ne paient presque plus d’impôts! Par exemple, Apple n’a payé que 0,005% d’impôts sur les bénéfices de ses ventes de plusieurs milliards de dollars en dehors des États-Unis! (cf procès en justice UE, Irlande et Apple en 2020). De nombreuses études montrent que des milliers de milliards échappent aux autorités fiscales chaque année.

J’ai décrit cette injustice stupéfiante, vengeresse et scandaleuse à plusieurs reprises dans ma série d’articles sur l’inégalité (voir X021; X022; X024; X025)

Dans ce contexte, un vieux dicton médiéval est encore étonnamment actuel: “De cleyne dieven hangtmen licht. Voor groote wert den hoet ghelicht.”   . En néerlandais courant: le fouet attend les chômeurs, le tapis rouge les fraudeurs fiscaux de toute sorte (cf. affaire KB-lux, et tant d’autres…).

Alors, est-ce toujours correct?

Non. La réponse à ma question est sans ambiguïté NON.

Dans le monde d’aujourd’hui, cela n’a plus aucun sens! Sauf si nous réécrivons la citation comme suit:

«Rien n’est certain dans ce monde, sauf la mort et les impôts pour 99% de la population».

Quelle évolution, non? De tels abus sont-ils la civilisation et le progrès promis?

Pourquoi les 99% continuent-ils à endurer ces injustices perverses? Pourquoi s’accrochent-ils tellement à un modèle économique dangereux et dépassé?

 

Combien de temps les 99% resteront-ils encore des oies stupides?

 

#taxes #French revolution #sundries

Adultère: un jeu délicat pour des glands!

Adultère: un jeu délicat pour des glands! 658 475 Lhoëst Jean

Vous êtes-vous déjà réveillé de votre royaume débridé de rêves avec votre bite contre votre menton évanoui par un partenaire autre que votre partenaire fixe? Je serais surpris si quelqu’un, femme ou homme, répondait par la négative….

Eh bien, ne t’inquiète pas. C’est normal. L’écrivain américain Daphné Merkin l’a un jour décrit ainsi: “aucun projet de loi sur les droits sexuels ne peut survivre dans le paysage anarchique et indomptable du fantasme érotique”.

 

Adultère.

Être infidèle, donner un coup de canif, etc. … est la bombe à retardement parmi de nombreux mariages. L’adultère a causé des problèmes, des divorces et beaucoup de culpabilité depuis le mariage existe. Et en fait, cela ne devrait pas être ainsi. Les adultères ne sont pas des vilains, ni des échecs … mais les prisonniers de leur logiciel biologique en rage. Et d’une civilisation et culture oppressives, conservatrices et puritaines.

L’écrivain romain Publilius Syrus (1er siècle avant JC) a décrit la discorde entre nature et culture ainsi: “Le cœur fait des mariages inséparables, le corps non.”

Cela se passe partout et beaucoup le font. Et même s’ils ont une bonne vie sexuelle, certains ont parfois envie de descendre du bateau de mariage sur un bateau de plaisance, comme le montrent des recherches récentes à l’Université de Floride. Mais comme cela se fait en cachette, il existe en fait peu de chiffres fiables sur l’adultère. Par exemple, les chiffres que vous auriez à faire face à l’adultère dans une relation stable vont de 40 à 80%!

 

C’est aussi intemporel. Ainsi Jésus eut pitié d’une femme adultère.

Et dans le (excellent) livre Les Bourguignons“, Bart Van Loo écrit que “Philippe le Bon a eu 25 maîtresses avec lesquelles il a fait 26 enfants illégitimes. Et pourtant, il était encore surpassé par Jan ‘de Kindermaker’van Kleef avec ses 6 enfants officiels et 63 enfants illégitimes!” Pour Philip, «la fidélité conjugale était une anomalie et l’infidélité était la chose la plus normale au monde». Est-ce-que Monsieur Tout-le-Monde l’appellerait encore le Bon aujourd’hui?

 

 Le doigt d’avertissement.

L’adultère était et est donc monnaie courante. Normale, quand vous savez que nous ne sommes nés ni évolutionnairement ni biologiquement monogames.
Cependant, nous sommes contraints à la monogamie par le doigt puritain et religieux de la civilisation, qui voit le plaisir et l’adultère comme des péchés imaginaires.

Quelque part, cette fracture culturelle-biologique est bien décrite dans ce dicton japonais: «la femme infidèle éprouve des remords; l’épouse fidèle des regrets »

Sans ce petit doigt, les choses sont différentes. Dans un livre d’Elisa Brune “Secret des femmes” j’ai lu ceci: «Chez les aborigènes de Western Arnhem Land (Australie), les femmes qui ne sont pas satisfaites sexuellement par leur mari sont autorisées à avoir à nouveau des rapports sexuels avec plusieurs autres partenaires dans un délai de 12 heures. »

Alors, ‘civilisation’, c’est quoi ?  N’est-il pas temps de remettre l’église au milieu?

 

La règle d’or.

J’ai appris la règle d’or il y a des années lorsque j’ai lu l’histoire du grand philosophe chinois Confucius (-551 / -479 av. J.-C.). Ce sage a déclaré: “Ce que vous ne voulez pas que vous arrive, ne le faites pas aux autres.” Cette sagesse a également inspiré le conseil chrétien ultérieur «Aime ton prochain comme toi-même».

Il s’est avéré plus tard qu’ils appelaient cet avis la règle d’or de l’éthique pratique. Je pense qu’il est en effet une super belle boussole morale, facile à utiliser dans nos rapports avec d’autres.

Supposons que vous vouliez faire quelque chose. Alors posez-vous d’abord cette question, est-ce que je voudrais qu’il me traite comme ça? Si la réponse est non, ne le faites pas, même s’il vous a traité injustement auparavant. Montrez plutôt qui est le plus fort! Si simple.

Voulez-vous être banni? Non? Alors n’excluez pas les autres.

Souhaitez-vous obtenir un coup de poing ou être victime d’intimidations? Non. Eh bien, ne le faites jamais vous-même.

Traitez les autres comme vous voulez qu’ils vous traitent, ce n’est pas plus difficile

 

La règle d’or de l’adultère.

Le mariage est le théâtre de la tricherie. Arrêtons cela et jouons selon la règle d’or.

Puisque la monogamie est presque impossible, laissez tout le monde libre et faire ce qu’il veut!

Si vous ne voulez pas que votre partenaire triche, ne le faites pas vous-même. Si vous voulez changer vous-même parfois de pâturage, alors laissez votre partenaire goûter également d’autres herbes en toute franchise s’il en a envie.

Simple: bannir la possessivité et la jalousie, et créer un espace pour respirer et de distance pour désirer. Ce n’est qu’ainsi qu’il y a de bonnes chances que votre partenaire se rende librement. Et ces moments ne sont-ils pas les meilleurs moments de la vie?

Cela aurait également de nombreux autres avantages. Essayer de changer quelqu’un ne fonctionne pas. Forcer quelqu’un à rester fidèle est impossible. Essayer de «posséder» quelqu’un tue tout érotisme. Et pour votre tranquillité d’esprit, votre bonheur et votre sensibilité au stress, il est préférable d’accepter des choses que vous ne pouvez pas changer de toute façon… et de concentrer votre attention sur tant de choses qui peuvent être changées. La philosophie stoïcienne correspond à merveille à la règle d’or.

Bon pour la relation?

Personnellement, je ne pense pas que ce sera pire que la situation hypocrite actuelle.

Une bonne relation résiste à ces petits jeux infidèles si on en  communique ouvertement (donc plus de tricheries) et que les deux partenaires ont les mêmes droits. Une bonne relation est une maison intime où vous pouvez être vous-même sans fioritures ni apparences, où vous êtes aimé, où vous sentez que votre partenaire vous laisse vos petits plaisirs, vous laisse libre, etc…. Une telle relation ne sera pas rongée par la banalité de se mettre dans un mauvais lit … Au contraire, cela pourrait rendre la relation plus forte …

Ensuite, peut-être que nous serons même moins attirés par d’autres prairies quand c’est permis, quand il n’est plus nécessaire d’être clandestin, alors qu’en d’autres termes l’attraction de l’interdit, du secret est finie … Plus facile de voir que l’herbe ailleurs ne semble que être plus vert…. Le psychologue américain Roy Baumeister a décrit ce paradoxe comme suit: “Un libre arbitre est nécessaire pour permettre aux gens d’obéir aux règles.”

 

Bon pour l’érotique?

Et last but not least, cela crée un nouveau champ de tension. Est-ce qu’elle (il) le fait ou pas? Et l’érotisme prospère dans ces zones de tension. Après tout, cela crée la distance si nécessaire pour se désirer… Cela vous encourage à vous battre pour son attention en lui accordant votre attention et en la faisant se sentir désirée….

En d’autres termes, cela vous encourage à la ‘chasser’ jour après jour, l’essence de relations durables et heureuses. Une relation gagnant / gagnant. Je le compare parfois à la vraie chasse au gibier. Selon vous, que sera le plus amusant, tirer sur des faisans spécialement installés pour la chasse ou attraper de vrais faisans sauvages?

 

Pour s’unir, il faut rester deux, même si ceci n’est pas une tâche facile. Alfons Vansteenwegen a écrit un jour un livre intitulé “L’amour est un verbe”. Et il a raison. Heureusement la récompense de ce travail est indescriptible et sans rien, rien d’autre à compenser !!!

Ah, si ensemble, nous appliquerions dans tous nos contacts le règle d’or, nous pourrions tous vivre un âge d’or!

 

#love

Y a-t-il encore des vrais leaders politiques?

Y a-t-il encore des vrais leaders politiques? 1877 1743 Lhoëst Jean

Non et encore une fois non.

En effet, quand je regarde la maternelle politique actuelle, avec la meilleure volonté du monde, je ne vois plus de dirigeants.  Pas des gens avec du contenu ou une vision. Pas des hommes d’État qui se battent pour le bien commun.

Je pense que je ne suis pas seul avec cette affirmation. Dans les commentaires de nombreux journaux, j’ai récemment lu des choses comme:

  • La politique peut-elle être plus que ne rien faire? Les politiques fédérales et flamandes végètent dans l’indécision. Il manque de leadership, de qualité et de vision.
  • ” Après tout, une révision aussi approfondie nécessite une forme de maturité politique et un sens des responsabilités entre les partis qui sont difficiles à trouver en Belgique. “
  • “Des vrais hommes d’État sont introuvables.”
  • “Nous manquons de dirigeants dans notre pays qui apportent la paix et qui délimitent systématiquement les limites d’un débat respectueux.”
  • ” Dans une pandémie (Covid-19), il est plus qu’un devoir de travailler ensemble. Seule la honte par procuration convient aux combats territoriaux. “
  • ” Lâche, il a transmis son manque de responsabilité aux autres… Un exemple de non-leadership. “
  • ” Le changement climatique nécessite également une politique à long terme. Ce n’est pas le domaine des politiciens, mais des hommes d’État visionnaires, et nous ne les avons plus cultivés localement ici depuis des années. “

 

Faites le test!

Prenez vos politiciens préférés et soumettez-les au test de leadership en toute honnêteté. Vous rencontrerez peu, très peu de politiciens qui ne sont pas busés!

Comparez Obama et Trump, par exemple. Additionnez le nombre de coches A et vous verrez la différence entre un leader et un chef de tribu.

Et pourtant, Trump, narcissique, haineux et émeutier, est le deuxième politicien le plus populaire aux États-Unis !!! Une menteur hors norme, qui sait rallier le «peuple» derrière lui pour mieux représenter les intérêts de la ploutocratie sans aucun embarras.
Mais être populaire n’est pas aussi difficile tel que Trump le souligne à volonté. La vieille recette: vanter ses propres performances, aboyer que les autres, les boucs émissaires, sont la cause de tout le mal et tout cela dans une atmosphère de slogans trompeurs ou carrément mensongers à gogo… et répétez cela encore et encore. Ce n’est pas plus difficile….

Un comportement populiste comme celui-là vous fera certainement monter dans les sondages de popularité, mais vous fera tomber en tant que leader! C’est presque toujours le cas: plus un politicien est populaire, moins il est (ou sera) un bon leader!

Aujourd’hui, il y a en effet de nombreux crétologues, chefs, populistes, etc. partout dans le monde. Des trompeurs en masse, mais plus des leaders !

 

Épiciers dans le néant.

Cette absence d’hommes d’État et de dirigeants a transformé la politique en jardin d’enfants. En effet, les politiciens actuels placent à peine des panneaux de direction, mais d’autant plus des panneaux d’interdiction ou de commandement.
Ils divisent, se chamaillent, mettent les autres au pilori, blâment sans cesse les autres, ne peuvent pas se sentir, etc..
Ils vont pour leurs propres intérêts ou pour ceux de leur parti, ne voient pas plus loin que leur propre nombril et la prochaine date des élections. Préfèrent se présenter devant la télévision que dans les coulisses et souffrent du besoin de profilage et de faire des chichis. Le bon sens et la consultation sont difficiles à trouver.

Toutes choses qui n’apparaissent pas dans le profil des bons leaders. C’est pourquoi j’appelle les politiciens d’aujourd’hui des bedeaux  ou des épiciers dans le néant, dirigés par un certain nombre de chefs de tribu!

 

Pourquoi ne plus de dirigeants politiques?

Parce que le climat politique actuelle n’invite pas les personnes ayant des talents de leader. Après tout, des leaders font exactement le contraire de ce qui se passe dans le vaudeville politique, dirigé par des populistes et des chefs de tribu.

Des dirigeants ne veulent pas être muselés par les partis, un système qui les oblige à placer l’intérêt du parti au-dessus de l’intérêt public. Des dirigeants ne sont pas des béni-oui-oui.

Des leaders pensent aux prochaines générations, pas aux prochaines élections.

Des dirigeants veulent des progrès, pas le statu quo ou des blocages.

Des leaders veulent marcher au-dessus du niveau du sol avec un esprit ouvert et non dans des tranchées idéologiques biaisées.

Des dirigeants se préoccupent de l’essentiel, pas de choses qui ne sont pas pertinents.

Des leaders veulent être en première ligne, pas crier en marge.

Des dirigeants préfèrent soulever, pas sabrer, les autres.

Des leaders veulent unir, pas diviser.

Des dirigeants optent pour une bonne gouvernance, pas pour une ingouvernabilité volontaire dans leur propre intérêt.

Des leaders veulent diriger, pas tromper par des apparences.

Les dirigeants veulent guider, pas dresser.

Quel leader serait attiré par un monde où il obtient de bons résultats s’il n’aboutit à rien?

 

Mais voulons-nous encore des vrais leaders?

 

Mais la question clé est peut-être la suivante: voulons-nous encore des dirigeants ou préférons-nous être fouettés par des populistes? Dans tous les cas, des leaders semblent avoir peu de chance dans le monde politique actuel où la médiocrité, la pensée nous-eux, les mensonges, la haine et le racisme semblent prévaloir….
La politique d’aujourd’hui est davantage une tromperie des masses. Avec des slogans vides et même de fausses informations. Goebbels est complètement de retour. Après tout, ce nazi a soutenu: “Un mensonge dit une seule fois reste un mensonge, mais un mensonge dit mille fois devient la vérité.”

Et ceci n’est pas la tasse de thé des dirigeants, mais des populistes qui rêvent de pouvoir et d’un peuple soumis !

#Leadership   #good governance   #political parties

Passionné par l’excellence ou enchaîné par le pouvoir?

Passionné par l’excellence ou enchaîné par le pouvoir? 441 543 Lhoëst Jean

Seriez-vous un bon leader?

Sur base de mon expérience, j’ai établi une liste de contrôle pour évaluer si quelqu’un comme vous, par exemple, est ou pourrait devenir un bon leader.

Les questions, par thème, sont formulées sous la forme «est-il (plutôt) orienté A ou (plutôt) orienté B». Plus une personne penche vers A, plus elle peut devenir un leader respecté … (à partir de maintenant, je me limiterai à “il” au lieu de “elle / il” pour plus de commodité).

Il s’agit bien sûr toujours d’une évaluation et non d’une science exacte.

Pouvoir inspirant.

Peut-il enthousiasmer ou est-ce plus obliger et imposer? Est-il d’abord un guide ou plus un «patron» ou un «tuteur»? Est-il passionnant par son autorité ou enchaînant par son pouvoir?
Fait-il confiance aux gens ou est-ce plutôt la mefiance? Voit-il plutôt le bien dans les gens ou le moins bon? Donne-t-il vous une sensation d’espace et de liberté ou plutôt une sensation “enchaînée” d’avoir à colorier dans les lignes? Accepte-t-il les gens tels qu’ils sont ou est-il plutôt paternaliste?

Les bons leaders ont le don d’inspirer les autres à se motiver. Ils travaillent sans coercition, sans interdictions, commandements et diktats, etc. Ils guident les gens au lieu de les «commander». Ils captivent sans enchaînement!

 

Orientation vers les résultats.

Résout-il ou crée-il des problèmes? Rend-il les choses plus faciles ou plus difficiles? Est-il plus un homme de compromis ou un emmerdeur? Aime-t-il des opinions différentes ou pas? Est-il un constructeur de ponts ou plutôt un constructeur de murs?

L’obtention de résultats, de préférence à long terme, est la tâche primaire de chaque dirigeant. Parce que vous pouvez être aussi bon que vous le pensez, sans résultats concrets, c’est stérile.

 

Générosité.

Est-il altruiste plutôt qu’ égoïste? Pense-t-il plutôt en fonction des intérêts des autres, du bien commun ou est-ce quelqu’un de «moi et mon clan d’abord»? A-t-il la vertu de gratitude ou prend-il les efforts des autres pour acquis? Attache-t-il plus d’importance au bien-être qu’à la prospérité?

Les gens parlent à juste titre de donner la direction. Se donner aux autres sans réserve est la clé de la confiance et du respect, si nécessaire pour un leadership réussi.

 

L’art de gérer la diversité.

Aime-t-il la diversité ou plutôt la fuit-elle? Cherche-t-il des dissidents ou préfère-t-il rester avec de personnes partageant les mêmes idées? Aime-t-il aller voir ailleurs ou préfère-t-il rester chez soi ? Ouvre-t-il les portes ou les ferme-t-il à d’autres personnes, dissidents, étrangers, autres cultures, etc.? Est-il un conciliateur des contraires ou un embrasseur de hérissons? Aime-t-il la coopération ou plutôt l’obstruction? Unit-il ou divise-t-il les gens?

Beaucoup considèrent les «différences» comme une menace, mais le contraire est vrai. La synthèse des différences est et reste la plus grande source de progrès et de richesse dans le monde, à la fois matériellement et spirituellement. Plus un groupe est diversifié, plus il y a de vie dans la brasserie et plus les chances de succès sont grandes. C’est pourquoi les vrais leaders essaieront toujours de combler les différences et d’unir les gens. «L’union fait la force» n’est vraiment pas un slogan vide mais une réalité avérée!

Les leaders inspirent différents clans et egos à travailler ensemble au lieu de travailler les uns contre les autres. Même si nous sommes différents, ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pouvons faire une différence.

 

Ouverture d’esprit.

Aime-t-il le changement, le nouveau ou en a-t-il plutôt peur? Pense-t-il à long terme ou ne cherche-t-il pas plus loin que son nez? S’agit-il plutôt d’un saumon (à contre-courant) ou d’un mouton? Osera-t-il être un rebelle ou est-il plutôt un disciple? Est-t-il cosmopolite ou plutôt paroissial? Est-il ouvert à différentes opinions et défis intellectuels ou est-il plutôt un partisan du «vieux familier»? Pense-t-il plus inclusif (tout le monde), ou plutôt exclusif (nous et les autres)? A-t-il une bonne dose de bon sens et de réflexion ou est-il plutôt un tyran qui aboie?

L’ouverture d’esprit est un atout important pour une bonne vision de l’avenir, des idées nouvelles et des progrès, des choses que l’on attend des dirigeants.

 

Compétences en communication.

Comprend-il l’art de la compréhension auditive sans préjugé ou est-il plutôt un malentendant biaisé? Est-ce qu’il gère avec des faits et des arguments ou plutôt induit-il en erreur avec des affirmations et des slogans vides de sens? Peut-il expliquer des choses complexes de manière concise, claire et simple ou préférerait-il déborder de détails? Voit-il la forêt pour les arbres ou simplement les arbres? Est-il un orateur inspirant et engageant ou plutôt un chaume sec? Sa critique est-elle constructive ou plutôt dégradante? Utilise-t-il des métaphores et des exemples ou décrit-il tout en détail? Utilise-t-il des “powerpoints” comme illustration de son argumentation ou plutôt comme autocue?

Le leadership résiste ou tombe avec une bonne communication.

Sociabilité et rayonnement.

Rayonne-t-il plutôt dynamisme et enthousiasme, ou plutôt résignation? Est-il plutôt facile à vivre ou plutôt dur? Est-ce plus un visage souriant ou plus une bouche aigre? Peut-il mettre les choses en perspective ou est-il plutôt rectiligne? Transforme-t-il un moustique en moustique ou en éléphant? Se promène-t-il avec une bouche pleine de plaisanteries ou se tient-il plutôt muet avec une bouche pleine de dents? Est-il à propos ou plutôt sans fil? Essaie-t-il de comprendre plutôt que de condamner? Préfère-t-il construire ou démolir?

Est-ce un réconciliateur plutôt qu’une querelleur? Préfère-t-il taper dans le dos ou plutôt pointer du doigt?

Une sociabilité fluide est pour un leader ce que la flexibilité est pour un gymnaste de haut niveau.

Honnêteté et intégrité.

Est-il passionné par les droits de l’homme ou se limite-t-il plutôt à des paroles en l’air? Traite-t-il tout le monde, quel qu’il soit, sur le même pied ou ses amis ont-ils un pied dedans? Tous égaux  ou mes amis un peu plus? Parle-t-il avec une langue simple ou double? Peut-il se sentir coupable ou est-il plus susceptible de passer outre? Veut-il diriger sans tromper ou la fin justifie-t-elle tous les moyens? Prend-il ses responsabilités dans les bons et les mauvais jours, ou seulement dans les bons jours?
Ose-t-il admettre ses erreurs ou est-il plus susceptible de chercher des boucs émissaires? Ose-t-il admettre qu’il ne sait pas quelque chose ou a-t-il des réponses à tout?

L’honnêteté et l’intégrité sont essentielles si un leader veut renforcer son autorité et sa crédibilité.

Courage et persévérance.

Est-ce un décideur ferme ou plutôt un douteur? Osera-t-il prendre des décisions impopulaires ou est-il plutôt un chirurgien doux (avec des plaies malodorantes en conséquence)? Que ferait-il en cas de conflit d’intérêts: opter pour l’intérêt public ou plutôt pour d’autres intérêts? Ose-t-il être dans la ligne de mire ou cherche-t-il rapidement un abri? Prend-il ses responsabilités ou les fuit-il?

Le courage et la persévérance sont essentiels. Si nécessaire, un leader doit se présenter comme un port dans la tempête.

 

Modestie.

Agit-il comme un égal ou plutôt comme votre supérieur? Aime-t-il faire des éloges plutôt que de dénigrer? En cas de succès, préfère-t-il laisser le projecteur se concentrer sur les autres plutôt que sur lui-même? Préférerait-il être en arrière-plan ou au premier plan?

Comme cité dans un article précédent, celui qui est éclairé se tient dans l’ombre!

 

À qui aurais-je confiance?

Je ne sais pas si cette liste est complète, mais sachez que je suis plus susceptible de faire confiance à quelqu’un avec beaucoup d’A’s que quelqu’un avec beaucoup de B’s. Beaucoup de A est ce qui place les dirigeants au-dessus des «patrons», des managers et des chefs.

À qui auriez-vous davantage confiance en tant que leader: Obama ou Trump?

“Ne suivez pas la foule; laissez la foule vous suivre.”

M. Thatcher.

#Leadership

Qu’est-ce qu’un bon leader?

Qu’est-ce qu’un bon leader? 2048 853 Lhoëst Jean

On parle souvent de leadership …

Mais qu’est-ce qu’un leader? Quelqu’un qui dirige, c’est-à-dire une personne qui montre le chemin aux autres, qui peut orienter les gens dans une certaine direction. Sur la voie du succès et du progrès.

Quelles sont les compétences nécessaires pour devenir un bon leader? Ce n’est certainement pas quelque chose que vous pouvez apprendre d’un livre. Vous devez avoir beaucoup des qualités requises: générosité, ouverture d’esprit, etc. … Le QE, le caractère et l’attitude sont en effet beaucoup plus importants que le QI et les connaissances.

Selon Christopher Boehm, anthropologue, ce sont les qualités qu’il fallait avoir à l’époque préhistorique pour devenir leur leader. Sympathique. Courageux. Charismatique. Impartial. Ouvert. Fiable. Calme. Fort. Enthousiaste. Modeste.

Si vieux, mais je pense que cette liste est encore étonnamment d’actualité …

R. Farson l’a un jour résumé ainsi: : ‘Leadership is not a set of skills or techniques that make you an “expert” but rather the existence of knowledges, understanding and even wisdom that can lead you to have COMPASSION,HUMILITY and RESPECT.’

 

‘3H’s leadership’: ‘Honesty, Humility en Humour’

Mon expérience m’a appris que les bons leaders excellent souvent dans l’humilité, l’honnêteté et l’humour.

Humilité. Ils ne pensent pas être meilleurs que les autres. Ils considèrent l’autre, quel qu’il soit, comme égal. Ils se rendent compte qu’ils ne possèdent pas la vérité. Ils ne bandent pas pour être au centre de l’intérêt. Ils restent dans l’ombre et préfèrent mettre les autres à l’honneur. «Ils sont du type Socrate ou Lincoln plutôt que Jules César ou Trump», comme je l’ai lu quelque part.

Autrefois, un titre du Harvard Business Review  le résumait bien: ‘Humble people make the best leaders.’

Et Lau-tse, le philosophe chinois, a écrit il y a des millénaires: «Un leader est à son meilleur quand les gens savent à peine qu’il existe».

Edgar Morin, le sociologue français, ajoute:

C’est toujours ce qui éclaire qui demeure dans l’ombre.’

 

Honnêteté et équité. Les bons leaders sont honnêtes et dignes de confiance. Ils traitent tout le monde sur un pied d’égalité. Pas de privilèges. Pas de deux tailles et poids. Pas de mensonges.

Ils reconnaissent leurs erreurs et n’échappent pas à leurs responsabilités. Ils ne recherchent pas de boucs émissaires pour leur échec.

Par conséquent, Yuval Noah Harari, un historien et futurologue “met plus confiance dans les gens qui reconnaissent leur propre ignorance et leur échec que dans ceux qui prétendent être infaillibles”.

Humour. Les dirigeants ont généralement une attitude positive et un bon sens de l’humour. Après tout, vous réalisez beaucoup plus avec une blague qu’avec un coup de poing.

 

Compétences sociales

En plus des 3 H, un bon leader doit également avoir d’autres compétences sociales bien développées.
Des propriétés telles que visionnaire, capacité d’inspirer, avoir du bon sens, capacité de synthèse, capacité à mettre les choses en perspective, capacités de communication, ouverture d’esprit, etc.

La capacité de synthétiser, par exemple, pour forger les milliers d’informations en une image claire de l’avenir, une vision. Voir la forêt pour les arbres et ne pas hurler avec les loups dans la forêt. Important pour pouvoir indiquer le chemin.

Et l’importance des compétences en communication doit être claire. Vous pouvez avoir une vision aussi bonne que vous le souhaitez, si vous ne pouvez pas la transmettre aux autres, si vous ne pouvez pas les enthousiasmer, c’est une « science stérile ».

Être à l’écoute des autres, des étrangers, avec enthousiasme et ouverture d’esprit est un atout essentiel.
C’est «la» façon d’apprendre beaucoup et d’améliorer votre propre vision et politique. Plus vous apprenez, plus vous devenez riche. Et donc: mieux vous êtes en tant que leader!

 

Ethique (boussole morale)

Pour diriger avec autorité, le leader devra également être un phare moral vers lequel les autres peuvent se tourner.

En plus de la modestie et de l’honnêteté, les dirigeants doivent être capables de se donner d’eux-mêmes à 100%, d’être désintéressés et de servir les autres. En donnant, ils recevront! Ce n’est pas sans raison que les gens parlent de ‘donner’ la direction!

La tolérance, la clémence, la passion, la compassion, le respect doivent également faire partie de son arsenal.

Sans courage et persévérance, le navire n’ira pas loin. S’il est dans des eaux troubles, si les choses ne vont pas bien, un leader ne peut pas reculer à son propre droit de «je peux faire mieux».

 

Super toebak, hey.

 

Diriger n’est pas une tâche facile. Et parfois, le chef en souffrira!

Cette liste de compétences explique pourquoi il existe de nombreux patrons, managers, chefs, pleasers, populistes, singes hurleurs, etc., mais très peu sont de vrais leaders.

Après tout, un bon leadership n’a rien à voir avec une musculature bien développée, une belle silhouette, des diplômes, un grande gueule, beaucoup d’argent, etc. Heureusement, la nature est bien ficelée!

 

#Leadership

Pensez comme un rebelle.

Pensez comme un rebelle. 2048 1294 Lhoëst Jean

Récemment j’ai lu un très bon livre, “Rebel ideas”, de Matthew Syed. Au cœur de sa très forte argumentation:

la diversité est la clé du succès, du progrès.

Récemment nous en avons vu encore un bon exemple. Le vaccin anti-corona qui nous est actuellement injecté est un développement des immigrés turcs en Allemagne !!!!

 

Une petite anthologie de son livre.

“Les groupes qui combinent différents points de vue ont un avantage considérable et souvent décisif.”

« Une analyse McKinsey des entreprises en Allemagne et en Grande-Bretagne a révélé que le rendement des capitaux propres était de 66% plus élevé pour les entreprises dont la diversité des équipes opérationnelles se situait dans le quartile le plus élevé en termes de sexe et d’ethnicité que les entreprises opérant à cet égard dans le quartile le plus bas. Pour les États-Unis, c’était 100% plus élevé. ”

«C’est une culture où les gens n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent; ils doivent même faire exactement cela. Comme l’a dit Dalio dans une interview avec le psychologue Adam Grant, “La plus grande tragédie de l’humanité est notre incapacité à s’engager dans des désaccords délibérés pour se rapprocher de la vérité.”

« En décembre 2017, les résultats d’une enquête sur les entreprises du classement Fortune 500 ont été publiés: 43% ont été fondés ou cofondés par des immigrants ou des enfants d’immigrants. Dans le top 35 de cette liste, ce pourcentage était encore plus élevé: 57%. Ces entreprises, allant de la technologie au commerce de détail et de la finance à l’assurance, ont combiné des ventes annuelles de 5,3 billions de dollars et employaient 12,1 millions de personnes dans le monde. ”

Le taux de croissance dans le futur sera déterminé par ceux qui transcendent les catégories dans lesquelles nous avons divisé le monde, par ceux qui ont la flexibilité mentale de construire des ponts entre les domaines, par ceux qui sont conscients des murs que nous avons construit entre les différentes disciplines et entrepôts de pensée et qui ne considèrent pas ces murs comme immobiles, mais comme mobiles, cassables même.

“Les cultures qui encouragent de nouvelles idées, qui encouragent les dissidents, et qui ont des réseaux puissants qui laissent place aux idées rebelles, peuvent innover plus rapidement que les cultures qui se laissent contraindre et freiner par la conformité intellectuelle.”

“Plus les gens se retiraient dans leurs bulles, plus ils étaient susceptibles de voir les nouvelles idées non pas comme des opportunités mais comme des menaces.”

«Nous voyons ce modèle se reproduire à travers l’histoire. Les moments où les barrières entre les personnes sont brisées, où une véritable interaction devient possible, sont des moments qui bourdonnent d’innovation. ”

«La diversité n’est pas seulement l’élément qui stimule l’intelligence collective des groupes humains, mais aussi l’élément invisible qui a stimulé le développement évolutif unique de l’espèce humaine. C’est, selon les mots de Henrich, le secret de notre succès. ”

“La diversité est l’élément qui peut nous aider à résoudre nos problèmes les plus urgents, du changement climatique à la pauvreté, elle peut nous aider à nous libérer des chambres d’écho qui déforment notre monde.”

“En fait, la diversité est le moteur caché de l’humanité.”

Beaucoup de matière à réflexion…

 

L’effet de la diversité en image.

 

Le schéma ci-dessus, inspiré des images du livre, montre en un coup d’œil le pouvoir de la diversité.

Comme le dit Matthew, des groupes hétérogènes contiennent des personnes «avec des visions et des perspectives différentes, ce qui conduit à une pollinisation croisée, à un espace pour d’autres idées, à un élargissement de la perception. Telles sont les caractéristiques de l’intelligence collective: de cette manière, un tout peut devenir plus que la somme de ses parties. »

Le livre regorge de résultats de recherche et d’exemples qui soutiennent cette affirmation.

 

Ce qui s’applique aux équipes s’applique également à chaque individu….

Si vous vous limitez à des personnes partageant les mêmes idées et à une seule source d’information, vous n’élargirez pas vraiment vos perspectives ni votre intelligence. La probabilité de tomber en jugement sans jugement, si typique des chambres d’écho, est beaucoup plus grande

D’un autre côté, si vous nourrissez des dissidents – politiques, ethniques, culturels, religieux, etc. – vous obtiendrez une vision beaucoup plus large et plus correcte de la réalité et deviendrez ainsi plus intelligent.

Pour moi, transcender les différences est la source de la richesse, au propre comme au figuré. C’est pourquoi je cherche consciemment le contact avec d’autres, des Wallons aux nationalistes convaincus en passant par les femmes et les musulmans. Plus la différence est grande, plus c’est amusant: plus stimulant et enrichissant.

C’est pourquoi je lis trois journaux par jour (De Standaard, De Morgen et Le Soir) et regarde deux journaux télévisés, le Journaal sur VRT et le JT sur RTBF.

Bon pour mes compétences linguistiques: enrichissant. Parfois un regard différent sur les mêmes sujets: nuance. Parfois autres sujets: élargissement.

Et cela vous apprend que la plupart du temps, nous dormons tous sur les mêmes choses; santé, situation socio-économique, relations, bonheur… malgré la palabre polarisante de nos politiciens pour leur propres intérêts.

 

Société: collectivement plus stupide?

Malheureusement, l’évolution sociétale évolue aujourd’hui de plus en plus vers la stupidité collective….

Le nationalisme progresse partout. S’enfermer dans sa propre tribu, sa propre chambre d’écho… .. est bien sûr en pure contradiction avec la diversité! Bien que dans l’histoire ceci se révèle chaque fois  être une impasse (souvent même littéralement!), précisément à cause de cette stupidité collective.

Les personnes ayant des opinions dissidentes sont tuées sans pitié. Prenez le sort de JL Bouchez, par exemple, un peu le rebelle dans la politique belge. Pourtant sa proposition dans l’été 2020 de rendre public l’accord entre la N-VA et le PS était très bonne. De cette façon, nous pourrions enfin voir ce que les partis négocient entre eux et voir que cela s’écarte souvent considérablement de ce que le public attend réellement … Qui, à part les politiciens eux-mêmes se préoccupent par exemple  de plus de « postjes »?

Bye the way, non seulement nous avons beaucoup, beaucoup trop de ministres dans notre beau pays, mais chaque excellence tient en plus fort a sa propre cour de fidèles (cabinet), contrairement aux Pays-Bas par exemple.

Ils se méfient de leur propre ministère, de peur d’avoir des opinions dissidentes…. Ils trouvent une bulle de personnes partageant les mêmes idées plus amusante et plus facile, avec toutes ses conséquences….

En fait, le livre de Matthew devrait être une lecture obligatoire pour tout politicien….

En effet, je ne crois pas que la plupart des politiciens soient stupides, mais en s’enfermant dans leur bulle de parti limité, ils deviennent de plus en plus bêtes, de plus en plus déphasés et ils commencent à baratiner de plus en plus …

Le cirque des formations gouvernementales récentes en est une autre parfaite illustration.

 

 

#Diversity      #Beyourself       #Cooperation           #Nationalism            #Good/bad practices     #political parties   #Good governance

Est-ce possible, citoyens au pouvoir ?

Est-ce possible, citoyens au pouvoir ? 666 964 Lhoëst Jean

Dans cette chronique, je décris, à titre d’exemple, à quoi pourrait ressembler une démocratie avec des citoyens tirés au sort dans la pratique. Un système avec un parlement, un conseil d’État, un gouvernement, des référendums et toutes les quatre ans, une évaluation de la gestion de l’ État et des suffrages par tirage au sort.

Le parlement.

Le parlement compte 225 membres, tous élus au sort pour quatre ans.

Les citoyens sont choisis sur la base de la diversité existante dans des domaines tels que l’âge, le sexe, l’appartenance ethnique et l’éducation. Toute personne âgée d’au moins 18 ans, présentant une déclaration de revenus et n’ayant pas de casier judiciaire est candidate au tirage au sort. Le tirage au sort est fait de telle manière que les 225 membres sont répartis équitablement sur les arrondissements de notre pays en fonction de leur population.

Le Parlement est chargé de superviser le gouvernement et les travaux législatifs. Ils élisent parmi leurs membres un gouvernement de vingt ‘excellences’ au maximum.

Les lois sont votées à la majorité simple, sauf s’il s’agit de questions importantes ou de grande portée (à déterminer par le conseil d’État et / ou la constitution) où une majorité des deux tiers est requise. Si une majorité suffisante n’est pas atteinte dans un délai raisonnable, la loi est soumise au Conseil d’État pour approbation.

Être député est un travail à temps plein bien rémunéré. On ne peut être dessiné qu’une seule fois dans sa vie.

 

Le Conseil d’État.

Un conseil d’État d’environ 200 personnes, désigne au sort.

Également ici, les citoyens sont tirés au sort de manière intelligente afin qu’ils reflètent la diversité de notre pays, bien répartis sur tous les arrondissements et à travers les tranches d’imposition (en termes absolus). On pourrait soutenir qu’en travaillant en termes absolus, la tranche d’imposition la plus élevée sera surreprésentée en pourcentage. C’est vrai, mais quelque part, il est logique que ceux qui contribuent le plus aient également droit à une représentation correspondante.Toute personne âgée d’au moins 18 ans, payant des impôts et n’ayant pas de casier judiciaire peut être désignée.

Le conseil d’État est responsable de:

– élaboration des objectifs (programme gouvernemental) du prochain parlement et gouvernement. En concertation avec cinq universités (un groupe différent de cinq tous les quatre ans), le Conseil d’Etat interroge la population pour connaître ses attentes sociétales. Sur la base de ces attents, ils déterminent les cinq grandes priorités pour les quatre prochaines années dans une perspective à long terme.

– adoption de lois pour lesquelles aucune majorité requise n’est trouvée au parlement dans un délai raisonnable.

– évaluation du gouvernement.

Le conseil d’État se réunit plusieurs fois par mois. Les membres sont rémunérés chaque fois qu’ils sont présents au conseil. Ils peuvent être assistés par des experts.

 

Le gouvernement.

Un gouvernement comptant jusqu’à vingt administrateurs. En tant qu ‘«exécutif», il est responsable de l’administration au jour le jour du pays. Un emploi à temps plein de quatre ans rémunéré de manière compétitive.

Ils reçoivent leur mission, les objectifs pour les quatre prochaines années, du conseil d’Etat.

À la fin d’un mandat de quatre ans, le gouvernement et le Parlement sont officiellement évalués par le conseil d’Etat , assisté d’un groupe d’experts indépendants et diversifiés. Evidemment, l’évaluation tiendra compte des circonstances (inattendues) au cours de leur mandat.

Cette évaluation est présentée à la population pour approbation par référendum. En cas d’approbation d’un «bon» rapport, les membres du gouvernement et du parlement ont droit à une pension d’État à vie pour les services rendus, dont le montant dépend du score obtenu.

Le gouvernement et le parlement travaillent en étroite collaboration avec les ministères existants et peuvent bien entendu faire appel à des conseils externes indépendants


Le bien-être de la population s’est-il amélioré?

L’évaluation des institutions doit être vue dans un contexte large et aller au-delà du simple regard sur la manière dont ils ont tous deux atteint les objectifs qui leur ont été assignés.

Il faudra également répondre aux questions suivantes:

  • Comment «l’état du pays» a-t-il évolué au cours des quatre dernières années? Cet état doit être mesuré par une variété d’indicateurs, et pas seulement par la croissance du PIB telle qu’elle est aujourd’hui.
    Parce que «le PIB mesure tout sauf ce qui a de la valeur», comme Robert Kennedy l’a dit succinctement un jour. Il faut donc également prendre en compte les indicateurs mesurant la qualité de vie: environnement, éducation, santé, logement, etc. Voir par exemple le ‘OCDE Better Life Index.
  • Dans quelle mesure tout le monde a-t-il bénéficié de la croissance et du progrès de la prospérité? Dans quelle mesure le sort de tous les habitants du pays a-t-il été amélioré? Évolution des statistiques de la pauvreté, évolution de l’écart entre riches et pauvres, etc.?
  • Dans quelle mesure les désalignements fiscaux tels que «au plus riche, au moins d’impôts», la fraude et l’évasion fiscales ont-ils été corrigés?
  • Quel état se trouve notre droit à l’autodétermination, nos libertés et nos droits fondamentaux? Quel est le score de notre pays dans les indices des droits de l’homme et de la démocratie?
  • Dans quelle mesure se sont-ils montrés féroces au niveau international pour améliorer le sort de toutes les personnes sur terre et pour résoudre les problèmes mondiaux?

 

Référendums.

Ceux-ci peuvent être organisés à la demande du parlement, du conseil d’État ou à la demande de 0,1 pour cent de la population.

De plus, ils doivent s’organiser pour approuver l’évaluation du gouvernement et pour les lois pour lesquelles une majorité des deux tiers ne peut être trouvée dans le conseil d’État après deux tentatives.

A chaque référendum, chaque citoyen reçoit à temps la même lettre d’information, dans la langue de son choix (NL, FR, DU, EN), lettre qui explique clairement l’objet du référendum. Quels sont les avantages et les inconvénients et la portée d’un avantage ou d’un inconvénient pour chaque acteur de la société. Quel est l’impact budgétaire d’un oui ou d’un non.

De plus, un certain nombre de séances d’information sont organisées dans chaque commune afin que chaque citoyen ait la possibilité de participer au référendum en «connaissance des faits». La participation n’est bien entendu pas obligatoire

 

Celui qui n’essaye pas ne peut pas gagner.

Je suis convaincu que le système décrit en gros ci-dessus serait meilleur que l’actuelle centocratie partisane à l’ancienne. Ce n’est vraiment pas une déclaration audacieuse ou exagérée. Parce que quand on voit où le système actuel nous mène, il est presque impossible de faire pire.

Il est également évident que l’intérêt public serait mieux servi, qu’il serait plus efficace et meilleur marché.

Le suffrage par sort est moins élitiste et bien meilleure pour se concentrer sur les choses importantes. Nos représentants (un poste permanent pendant quatre ans) pourront se concentrer pleinement sur l’administration, et ne seront plus paralysés par des jeux et une fièvre électorale permanente.

Mieux pour l’intérêt public, car le fondamentalisme du marché aura moins d’influence. Après tout, les législateurs sont remplacés tous les quatre ans et formellement évalués par le peuple. L’argent ou le problème du ‘nous sommes de la même race’ aura donc moins d’importance.

Si nous voulons un monde meilleur pour tous, nous devrons de toute façon nous éloigner du système démocratique politique actuel.

 

Pouvons-nous réaliser quelque chose comme ça pacifiquement? Je l’espère, mais je ne sais pas. Dans tous les cas, ce sera très difficile. Aucun parti ne voudra une telle chose à cause des ‘postjes, meneer’. De plus, les vrais dirigeants, les «intérêts économiques», résisteront aussi bec et ongles!

 

Je terminerai par une paraphrase d’Abraham Lincoln (1862):

“Nous devons nous libérer de la politique, puis nous pourrons lutter pour un monde meilleur et plus juste.”

 

 

#Citizen participation   #Democracy   #Good governance        #political parties    #Parliament      #Good/Bad practices      #Challenges.   #free markets

D’une centocratie vers une vraie démocratie.

D’une centocratie vers une vraie démocratie. 1317 720 Lhoëst Jean

La terre brûle, la pauvreté augmente, les inégalités augmentent, nos libertés sont en danger, l’indifférence et la division fleurissent, etc.

Et les politiciens … bavardent et se disputent des choses qui n’ont pas d’importance!

Pourquoi devrions-nous continuer à payer pour des politiciens qui ne s’occupent que de vouloir avoir raison et de leur propre survie. Qui accordent plus d’attention aux intérêts économiques et à la richesse de quelques-uns qu’aux véritables aspirations sociales et au BIEN-ÊTRE de chacun.

Il est clair que la démocratie partisane actuelle est épuisée et aveuglée par la myopie. Ne plus adapté pour «diriger» une société.

Nous devons passer d’une centocratie à une véritable démocratie, sans partis politiques ni leur petits jeux. Une démocratie avec des citoyens engagés n’a plus vraiment besoin de politiciens professionnels.

De politiciens professionnels élus aux représentants tirés au sort!

 

Démocratie et suffrage par le sort, aussi vieux que la rue.

Citoyens tirés au sort en tant que législateurs et administrateurs n’est pas du tout une idée nouvelle et révolutionnaire. En fait, c’est un vieux principe démocratique qui était déjà utilisé dans l’Athènes classique. De grands penseurs politiques et philosophes ont préconisé ce système pendant des siècles. Des penseurs comme Aristote, Platon, Montesquieu, Rousseau, etc… et de nos jours David Van Reybrouck par exemple.

Montesquieu a résumé la différence comme suit: ” le suffrage par le sort est démocratique, l’élection est aristocratique“.

Le tirage au sort est en effet beaucoup plus démocratique car chacun a la même chance de gouverner le pays. Donc pas seulement les “plus beaux”, ou les plus gros idiots avec de l’argent (cfr. Trump et autres) ou ceux qui crient le plus forts….

De plus, le système est une garantie plus forte d’une meilleure gouvernance. Les citoyens peuvent être plus concentrés et réfléchir à long terme parce qu’ils ne devraient pas perdre le sommeil à cause de leur «réélection». Et comme ils sont remplacés tous les quatre ans, ils sont beaucoup moins sujets à toutes sortes de groupes de pression. Il encourage également les politiques fondées sur des arguments plutôt que sur des slogans et des symboles vides. Et cela favorise le changement et le progrès car vous obtenez toujours des personnes différentes et une bien plus grande diversité, toujours une garantie de meilleures décisions de toute façon. Etc.

 

Pression pour une plus grande participation citoyenne.

Sous la pression croissante de la population pour une plus grande participation, certains pays expérimentent avec des réunions régulières de citoyens, d’autres avec un système de loterie qui nomme des conseils de citoyens pour prendre des décisions ou opposer leur veto aux experts et aux politiciens. Par exemple, le citizen’s assembly  en Irlande a joué un rôle majeur dans la législation sur l’avortement.

Il y a également un désir croissant d’innovation démocratique dans notre propre pays. Les trois quarts des personnes interrogées dans une étude de Jean-Benoît Pilet (ULB) souhaitent que des panels consultatifs de citoyens soient organisés sur des enjeux nationaux. Récemment, une série d’organisations ont plaidé en faveur de l’installation d’un Parlement citoyen dessiné par tirage au sort.

Au niveau fédéral et dans les régions bruxelloises, wallonnes et germanophones, il y a déjà beaucoup d’expérimentation avec plus de participation citoyenne. Enfin ça commence à poindre pour certains! Seule notre région étoile autoproclamée est à la traîne. Coincée dans un conservatisme paternaliste étouffant. Ils pensent probablement ici que le citoyen ordinaire avec un “Corollo est trop stupide pour gérer ses affaires! Etrange car de nombreux hommes politiques aimeraient néanmoins parler en leur nom …

Et la technologie n’est pas à la traîne. De plus en plus de solutions émergent sous la bannière de la «technologie civique» pour faciliter la participation des citoyens à la gouvernance et relancer la démocratie.

Des institutions élues aux institutions par tirage au sort.

Personnellement, je m’efforce d’abolir complètement la particratie. Après tout, nous avons besoin de «plus de participation et moins de particratie», pour reprendre les mots de Karel Van Eetvelt.

À partir de la structure étatique “idéale”, je peuplerais nos institutions (parlement, sénat, gouvernement) de citoyens tirés au sort au lieu  de politiciens professionnels élus.

Les institutions sont renouvelés tous les quatre ans. Les citoyens sont sélectionnés sur la base de la diversité existante en fonction de leur résidence, l’appartenance ethnique, l’âge, le sexe et l’éducation.

Je suis absolument convaincu que ce sera beaucoup moins cher et bien meilleur.

Beaucoup moins cher car toutes les créations politiques superflues (financement des partis, double, triple et même quadruple occupation de la même fonction, cabinets, nominations politiques, etc.) peuvent être abolies.

Et faire mieux ne sera vraiment pas difficile si l’on considère les tâtonnements des générations politiques actuelles!

D’ailleurs, pourquoi les citoyens, aidés par des experts indépendants et la technologie, ne pourraient-ils pas faire mieux que des politiciens professionnels qui sont plus concernés par leur propre carrière que par le sort des citoyens?

Participation citoyenne à la pratique.

Le tirage au sort des citoyens pour les postes administratifs publics fonctionne parfaitement. Il existe d’innombrables exemples de cela.

Regardez les jurés sur un procès d’assises. Ils sont dessinés pour une mission très importante et délicate: juger de la culpabilité ou de l’innocence de l’accusé.

Au milieu des années 90, le Channel 4 britannique a diffusé The People’s Parliament. Une centaine de citoyens tirés au sort, de tous horizons, ont débattu de questions controversées. À la fin de chaque émission, ils devaient trouver un compromis.
«De nombreux téléspectateurs du The People’s Parliament », a écrit le magazine The Economist, «ont estimé que les débats étaient de meilleure qualité que ceux de la House of Commons. Les membres du premier, contrairement à ceux du second, semblent écouter ce que disent leurs collègues. “

Hermès Gerrienne, qui a participé à un conseil civil wallon, faisait le même commentaire.

Et Joke J. Hermsen, un philosophe néerlandais est très positif à propos de deux initiatives citoyennes aux Pays-Bas. “Nous en avons essayé deux aux Pays-Bas, le Sommet des citoyens de Schiphol et le Conseil des citoyens de Friesland. Les deux ont réussi. Ils ont proposé des propositions concrètes qu’une majorité pourrait soutenir. Dans le cas de Schiphol: pas de nouvelle expansion, droit d’accise sur le kérosène et taxe de vol. C’est déjà plus que le rabâchage des politiciens professionnels. “

 

Pourquoi ça marche mieux?

Je ne suis pas surpris que les débats de ces panels de citoyens soient de meilleure qualité et aboutissent à de meilleurs résultats. Comme déjà mentionné, la diversité conduit toujours à de meilleures solutions.

De plus, très important, la plupart des citoyens ont un bon sens LIBRE, sans préjugés. Au contraire des politiciens professionnels qui ont le bon sens endoctriné par leur partis, pris dans la camisole de force du programme et des diktats de leur parti, et le chuchotement des lobbyistes.

Soit dit en passant, c’est l’une des plus grandes lacunes démocratiques du système actuel. Beaucoup de gens votent pour un parti comme le NVA, même s’ils ne sont pas du tout désireux de réformes de l’État ou d’une «Flandre indépendante». Ce ne sont ni des priorités pour les Flamands (6,1%) ni pour les Wallons (4,7%). Néanmoins, la NVA insiste constamment à ce sujet et paralyse ainsi le pays et ce mantra de la NVA prend vraiment une dimension disproportionnée. Pas vraiment démocratique….

Ces problèmes sont évités par le suffrage par le sort.

 

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Qui nous gouverne? L’intérêt général ou l’argent ?

Qui nous gouverne? L’intérêt général ou l’argent ? 1046 713 Lhoëst Jean

L’argent !!!

Il y a déjà belle lurette que l’intérêt général a été remplacé par les intérêts des partis et les intérêts économiques.

Par conséquent, dans mon livre «Combien de temps serons-nous encore des oies stupides?» , je parle d’une «centrocratie».

« Une centocratie est une démocratie fictive dans laquelle le citoyen a de temps en temps le droit de choisir qui seront les porteurs d’eau de la dictature économique mondiale au cours du prochain législature. Leur tâche principale est de servir au mieux les intérêts économiques et de légitimer au mieux cette politique, avec l’aide des médias. « 

La démocratie vient des mots grecs demos (peuple) et kratos (pouvoir). Mais pas le peuple, mais l’argent est le maître, d’où la centocratie.

 

An inconvenient truth.

De la monarchie absolue sous l’Ancien Régime, nous avons évolué vers le fondamentalisme absolu du marché de nos jours. Les piliers du système ont été remplacés: la couronne par l’argent, l’aristocratie par la ploutocratie et les entreprises, le clergé par les partis politiques et les médias.

Et comme avant, les gens ordinaires sont les victimes de l’histoire. En plus d’être un travailleur forcé, il est maintenant devenu un consommateur forcé. Il crache les revenus de l’Etat (impôts) et les bénéfices des marchés (chiffre d’affaires). Il peut… travailler, consommer et se taire!

Au final, en termes d’ordre social, peu de choses ont fondamentalement changé depuis la Révolution française!

Une vraie ‘inconvenient truth’ !

Jeffrey Sachs, l’un des plus grands économistes au monde, l’a décrit de cette façon ‘The rich control our politics to a huge extend. In return they get tax cuts and deregulation. It’s been and is an amazing ride for the rich.’’

Et Ludwig Verduyn, ancien journaliste au FET et à De Morgen, ne s’est pas déchaîné lorsqu’il a écrit «Les familles les plus riches ont du pouvoir et de l’influence sans être élues».

 

It’s the money, Stupid!

Comme mentionné précédemment, l’intérêt public est le beau-fils négligé de la politique. Les intérêts économiques et partisans l’emportent, rien d’autre. C’est d’ailleurs une cause majeure de l’écart grandissant entre les citoyens et la politique. (Voir également F030).

Des exemples de cette vérité inconvéniente peuvent être trouvés partout.

Dans l’édition la plus récente des FinCENFiles(sur le blanchiment d’argent, la fraude fiscale, etc.), notre pays occupe une place de choix. La Belgique, de petite taille, mais grande pour faciliter la fraude et l’évasion fiscales.

Même pendant une pandémie corona mondiale, les intérêts économiques prévalent, laissant les plus pauvres encore plus se débrouiller seuls!
Par exemple, les Banques Alimentaires  ont vu le nombre de personnes dans le besoin augmenter de 20% lors de la première vague corona!

Ou vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les mesures fiscales européennes devraient être approuvées à l’unanimité? D’ailleurs, notre pays est souvent sur les freins!

Autres exemples de la primauté des intérêts économiques:

  • Une «main invisible» nous enchaîne. L’homme est devenu un appendice du marché comme le décrit Karl Polanyi.
  • Plus on est riche, moins il y a d’impôts à payer.
  • Le balancier est allé trop loin dans la direction d’ un capitalisme sans âme.
  • L’inégalité, comme la pauvreté ou la pollution, est un sous-produit du fondamentalisme absolu du marché.
  • La croissance du PIB est le mantra absolu, la maximisation du profit étant l’objectif suprême. Pourtant, «le PIB mesure tout, sauf ce qui rend la vie précieuse», comme Robert Kennedy l’a dit succinctement. En effet le chiffre ne dit rien sur la santé, l’éducation, les inégalités, l’environnement, etc.
  • Il existe une véritable symbiose entre la politique et l’économie, deux mains sur un ventre. Toutes les partis sont devenues plus ou moins les marionnettes du fondamentalisme du marché. Pensez simplement aux lois et aux impôts adaptés aux privilégiés, aux pratiques pour privatiser les bénéfices et collectiviser les pertes, etc.
  • Les happy few du fondamentalisme de marché (ploutocratie et entreprises) paient trop peu d’impôts et ont trop de pouvoir sans être élus. Une situation perverse !!!!

 

Élections, rien qu’une couverture.

Officiellement, cependant, nous vivons dans une démocratie représentative. Toutes les quelques années, nous élisons des représentants (politiciens) pour diriger le pays en notre nom. Mais ce n’est qu’une couverture. Une fois élus, les politiciens élus ne se soucient plus de l’électeur.

La démocratie devient en effet de plus en plus un mot creux en Occident. Il ne sert qu’à légitimer une politique qui vise à protéger les intérêts économiques d’une minorité en plus des intérêts partisans.

Que la prise de décision en fonction des intérêts économiques ne tient pas beaucoup compte de l’intérêt général ressort, par exemple, de l’évolution de la pauvreté dans le monde.

Le fossé entre riches et pauvres se creuse sensiblement, aussi et encore plus rapidement dans l’Occident démocratique. Le baromètre de la pauvreté le plus récent montre que le nombre de personnes vivant dans la pauvreté a fortement augmenté dans notre pays ces dernières années, surtout depuis 2014. Est-ce la démocratie?

 

Et le citoyen, il paie la facture.

Les citoyens paient beaucoup trop d’impôts. Parce que:

  • la ploutocratie ne paie presque pas d’impôts;
  • les intérêts économiques absorbent beaucoup d’argent public: investissements, subventions, fraude et évasion fiscales, etc.
  • les partis politiques font un gâchis inefficace et coûteux avec beaucoup trop de postes.

 

Combien de temps allons-nous continuer à tolérer cette centocratie?

 

 

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