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février 2021

Y a-t-il encore des vrais leaders politiques?

Y a-t-il encore des vrais leaders politiques? 1877 1743 Lhoëst Jean

Non et encore une fois non.

En effet, quand je regarde la maternelle politique actuelle, avec la meilleure volonté du monde, je ne vois plus de dirigeants.  Pas des gens avec du contenu ou une vision. Pas des hommes d’État qui se battent pour le bien commun.

Je pense que je ne suis pas seul avec cette affirmation. Dans les commentaires de nombreux journaux, j’ai récemment lu des choses comme:

  • La politique peut-elle être plus que ne rien faire? Les politiques fédérales et flamandes végètent dans l’indécision. Il manque de leadership, de qualité et de vision.
  • ” Après tout, une révision aussi approfondie nécessite une forme de maturité politique et un sens des responsabilités entre les partis qui sont difficiles à trouver en Belgique. “
  • “Des vrais hommes d’État sont introuvables.”
  • “Nous manquons de dirigeants dans notre pays qui apportent la paix et qui délimitent systématiquement les limites d’un débat respectueux.”
  • ” Dans une pandémie (Covid-19), il est plus qu’un devoir de travailler ensemble. Seule la honte par procuration convient aux combats territoriaux. “
  • ” Lâche, il a transmis son manque de responsabilité aux autres… Un exemple de non-leadership. “
  • ” Le changement climatique nécessite également une politique à long terme. Ce n’est pas le domaine des politiciens, mais des hommes d’État visionnaires, et nous ne les avons plus cultivés localement ici depuis des années. “

 

Faites le test!

Prenez vos politiciens préférés et soumettez-les au test de leadership en toute honnêteté. Vous rencontrerez peu, très peu de politiciens qui ne sont pas busés!

Comparez Obama et Trump, par exemple. Additionnez le nombre de coches A et vous verrez la différence entre un leader et un chef de tribu.

Et pourtant, Trump, narcissique, haineux et émeutier, est le deuxième politicien le plus populaire aux États-Unis !!! Une menteur hors norme, qui sait rallier le «peuple» derrière lui pour mieux représenter les intérêts de la ploutocratie sans aucun embarras.
Mais être populaire n’est pas aussi difficile tel que Trump le souligne à volonté. La vieille recette: vanter ses propres performances, aboyer que les autres, les boucs émissaires, sont la cause de tout le mal et tout cela dans une atmosphère de slogans trompeurs ou carrément mensongers à gogo… et répétez cela encore et encore. Ce n’est pas plus difficile….

Un comportement populiste comme celui-là vous fera certainement monter dans les sondages de popularité, mais vous fera tomber en tant que leader! C’est presque toujours le cas: plus un politicien est populaire, moins il est (ou sera) un bon leader!

Aujourd’hui, il y a en effet de nombreux crétologues, chefs, populistes, etc. partout dans le monde. Des trompeurs en masse, mais plus des leaders !

 

Épiciers dans le néant.

Cette absence d’hommes d’État et de dirigeants a transformé la politique en jardin d’enfants. En effet, les politiciens actuels placent à peine des panneaux de direction, mais d’autant plus des panneaux d’interdiction ou de commandement.
Ils divisent, se chamaillent, mettent les autres au pilori, blâment sans cesse les autres, ne peuvent pas se sentir, etc..
Ils vont pour leurs propres intérêts ou pour ceux de leur parti, ne voient pas plus loin que leur propre nombril et la prochaine date des élections. Préfèrent se présenter devant la télévision que dans les coulisses et souffrent du besoin de profilage et de faire des chichis. Le bon sens et la consultation sont difficiles à trouver.

Toutes choses qui n’apparaissent pas dans le profil des bons leaders. C’est pourquoi j’appelle les politiciens d’aujourd’hui des bedeaux  ou des épiciers dans le néant, dirigés par un certain nombre de chefs de tribu!

 

Pourquoi ne plus de dirigeants politiques?

Parce que le climat politique actuelle n’invite pas les personnes ayant des talents de leader. Après tout, des leaders font exactement le contraire de ce qui se passe dans le vaudeville politique, dirigé par des populistes et des chefs de tribu.

Des dirigeants ne veulent pas être muselés par les partis, un système qui les oblige à placer l’intérêt du parti au-dessus de l’intérêt public. Des dirigeants ne sont pas des béni-oui-oui.

Des leaders pensent aux prochaines générations, pas aux prochaines élections.

Des dirigeants veulent des progrès, pas le statu quo ou des blocages.

Des leaders veulent marcher au-dessus du niveau du sol avec un esprit ouvert et non dans des tranchées idéologiques biaisées.

Des dirigeants se préoccupent de l’essentiel, pas de choses qui ne sont pas pertinents.

Des leaders veulent être en première ligne, pas crier en marge.

Des dirigeants préfèrent soulever, pas sabrer, les autres.

Des leaders veulent unir, pas diviser.

Des dirigeants optent pour une bonne gouvernance, pas pour une ingouvernabilité volontaire dans leur propre intérêt.

Des leaders veulent diriger, pas tromper par des apparences.

Les dirigeants veulent guider, pas dresser.

Quel leader serait attiré par un monde où il obtient de bons résultats s’il n’aboutit à rien?

 

Mais voulons-nous encore des vrais leaders?

 

Mais la question clé est peut-être la suivante: voulons-nous encore des dirigeants ou préférons-nous être fouettés par des populistes? Dans tous les cas, des leaders semblent avoir peu de chance dans le monde politique actuel où la médiocrité, la pensée nous-eux, les mensonges, la haine et le racisme semblent prévaloir….
La politique d’aujourd’hui est davantage une tromperie des masses. Avec des slogans vides et même de fausses informations. Goebbels est complètement de retour. Après tout, ce nazi a soutenu: “Un mensonge dit une seule fois reste un mensonge, mais un mensonge dit mille fois devient la vérité.”

Et ceci n’est pas la tasse de thé des dirigeants, mais des populistes qui rêvent de pouvoir et d’un peuple soumis !

#Leadership   #good governance   #political parties

Passionné par l’excellence ou enchaîné par le pouvoir?

Passionné par l’excellence ou enchaîné par le pouvoir? 441 543 Lhoëst Jean

Seriez-vous un bon leader?

Sur base de mon expérience, j’ai établi une liste de contrôle pour évaluer si quelqu’un comme vous, par exemple, est ou pourrait devenir un bon leader.

Les questions, par thème, sont formulées sous la forme «est-il (plutôt) orienté A ou (plutôt) orienté B». Plus une personne penche vers A, plus elle peut devenir un leader respecté … (à partir de maintenant, je me limiterai à “il” au lieu de “elle / il” pour plus de commodité).

Il s’agit bien sûr toujours d’une évaluation et non d’une science exacte.

Pouvoir inspirant.

Peut-il enthousiasmer ou est-ce plus obliger et imposer? Est-il d’abord un guide ou plus un «patron» ou un «tuteur»? Est-il passionnant par son autorité ou enchaînant par son pouvoir?
Fait-il confiance aux gens ou est-ce plutôt la mefiance? Voit-il plutôt le bien dans les gens ou le moins bon? Donne-t-il vous une sensation d’espace et de liberté ou plutôt une sensation “enchaînée” d’avoir à colorier dans les lignes? Accepte-t-il les gens tels qu’ils sont ou est-il plutôt paternaliste?

Les bons leaders ont le don d’inspirer les autres à se motiver. Ils travaillent sans coercition, sans interdictions, commandements et diktats, etc. Ils guident les gens au lieu de les «commander». Ils captivent sans enchaînement!

 

Orientation vers les résultats.

Résout-il ou crée-il des problèmes? Rend-il les choses plus faciles ou plus difficiles? Est-il plus un homme de compromis ou un emmerdeur? Aime-t-il des opinions différentes ou pas? Est-il un constructeur de ponts ou plutôt un constructeur de murs?

L’obtention de résultats, de préférence à long terme, est la tâche primaire de chaque dirigeant. Parce que vous pouvez être aussi bon que vous le pensez, sans résultats concrets, c’est stérile.

 

Générosité.

Est-il altruiste plutôt qu’ égoïste? Pense-t-il plutôt en fonction des intérêts des autres, du bien commun ou est-ce quelqu’un de «moi et mon clan d’abord»? A-t-il la vertu de gratitude ou prend-il les efforts des autres pour acquis? Attache-t-il plus d’importance au bien-être qu’à la prospérité?

Les gens parlent à juste titre de donner la direction. Se donner aux autres sans réserve est la clé de la confiance et du respect, si nécessaire pour un leadership réussi.

 

L’art de gérer la diversité.

Aime-t-il la diversité ou plutôt la fuit-elle? Cherche-t-il des dissidents ou préfère-t-il rester avec de personnes partageant les mêmes idées? Aime-t-il aller voir ailleurs ou préfère-t-il rester chez soi ? Ouvre-t-il les portes ou les ferme-t-il à d’autres personnes, dissidents, étrangers, autres cultures, etc.? Est-il un conciliateur des contraires ou un embrasseur de hérissons? Aime-t-il la coopération ou plutôt l’obstruction? Unit-il ou divise-t-il les gens?

Beaucoup considèrent les «différences» comme une menace, mais le contraire est vrai. La synthèse des différences est et reste la plus grande source de progrès et de richesse dans le monde, à la fois matériellement et spirituellement. Plus un groupe est diversifié, plus il y a de vie dans la brasserie et plus les chances de succès sont grandes. C’est pourquoi les vrais leaders essaieront toujours de combler les différences et d’unir les gens. «L’union fait la force» n’est vraiment pas un slogan vide mais une réalité avérée!

Les leaders inspirent différents clans et egos à travailler ensemble au lieu de travailler les uns contre les autres. Même si nous sommes différents, ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pouvons faire une différence.

 

Ouverture d’esprit.

Aime-t-il le changement, le nouveau ou en a-t-il plutôt peur? Pense-t-il à long terme ou ne cherche-t-il pas plus loin que son nez? S’agit-il plutôt d’un saumon (à contre-courant) ou d’un mouton? Osera-t-il être un rebelle ou est-il plutôt un disciple? Est-t-il cosmopolite ou plutôt paroissial? Est-il ouvert à différentes opinions et défis intellectuels ou est-il plutôt un partisan du «vieux familier»? Pense-t-il plus inclusif (tout le monde), ou plutôt exclusif (nous et les autres)? A-t-il une bonne dose de bon sens et de réflexion ou est-il plutôt un tyran qui aboie?

L’ouverture d’esprit est un atout important pour une bonne vision de l’avenir, des idées nouvelles et des progrès, des choses que l’on attend des dirigeants.

 

Compétences en communication.

Comprend-il l’art de la compréhension auditive sans préjugé ou est-il plutôt un malentendant biaisé? Est-ce qu’il gère avec des faits et des arguments ou plutôt induit-il en erreur avec des affirmations et des slogans vides de sens? Peut-il expliquer des choses complexes de manière concise, claire et simple ou préférerait-il déborder de détails? Voit-il la forêt pour les arbres ou simplement les arbres? Est-il un orateur inspirant et engageant ou plutôt un chaume sec? Sa critique est-elle constructive ou plutôt dégradante? Utilise-t-il des métaphores et des exemples ou décrit-il tout en détail? Utilise-t-il des “powerpoints” comme illustration de son argumentation ou plutôt comme autocue?

Le leadership résiste ou tombe avec une bonne communication.

Sociabilité et rayonnement.

Rayonne-t-il plutôt dynamisme et enthousiasme, ou plutôt résignation? Est-il plutôt facile à vivre ou plutôt dur? Est-ce plus un visage souriant ou plus une bouche aigre? Peut-il mettre les choses en perspective ou est-il plutôt rectiligne? Transforme-t-il un moustique en moustique ou en éléphant? Se promène-t-il avec une bouche pleine de plaisanteries ou se tient-il plutôt muet avec une bouche pleine de dents? Est-il à propos ou plutôt sans fil? Essaie-t-il de comprendre plutôt que de condamner? Préfère-t-il construire ou démolir?

Est-ce un réconciliateur plutôt qu’une querelleur? Préfère-t-il taper dans le dos ou plutôt pointer du doigt?

Une sociabilité fluide est pour un leader ce que la flexibilité est pour un gymnaste de haut niveau.

Honnêteté et intégrité.

Est-il passionné par les droits de l’homme ou se limite-t-il plutôt à des paroles en l’air? Traite-t-il tout le monde, quel qu’il soit, sur le même pied ou ses amis ont-ils un pied dedans? Tous égaux  ou mes amis un peu plus? Parle-t-il avec une langue simple ou double? Peut-il se sentir coupable ou est-il plus susceptible de passer outre? Veut-il diriger sans tromper ou la fin justifie-t-elle tous les moyens? Prend-il ses responsabilités dans les bons et les mauvais jours, ou seulement dans les bons jours?
Ose-t-il admettre ses erreurs ou est-il plus susceptible de chercher des boucs émissaires? Ose-t-il admettre qu’il ne sait pas quelque chose ou a-t-il des réponses à tout?

L’honnêteté et l’intégrité sont essentielles si un leader veut renforcer son autorité et sa crédibilité.

Courage et persévérance.

Est-ce un décideur ferme ou plutôt un douteur? Osera-t-il prendre des décisions impopulaires ou est-il plutôt un chirurgien doux (avec des plaies malodorantes en conséquence)? Que ferait-il en cas de conflit d’intérêts: opter pour l’intérêt public ou plutôt pour d’autres intérêts? Ose-t-il être dans la ligne de mire ou cherche-t-il rapidement un abri? Prend-il ses responsabilités ou les fuit-il?

Le courage et la persévérance sont essentiels. Si nécessaire, un leader doit se présenter comme un port dans la tempête.

 

Modestie.

Agit-il comme un égal ou plutôt comme votre supérieur? Aime-t-il faire des éloges plutôt que de dénigrer? En cas de succès, préfère-t-il laisser le projecteur se concentrer sur les autres plutôt que sur lui-même? Préférerait-il être en arrière-plan ou au premier plan?

Comme cité dans un article précédent, celui qui est éclairé se tient dans l’ombre!

 

À qui aurais-je confiance?

Je ne sais pas si cette liste est complète, mais sachez que je suis plus susceptible de faire confiance à quelqu’un avec beaucoup d’A’s que quelqu’un avec beaucoup de B’s. Beaucoup de A est ce qui place les dirigeants au-dessus des «patrons», des managers et des chefs.

À qui auriez-vous davantage confiance en tant que leader: Obama ou Trump?

“Ne suivez pas la foule; laissez la foule vous suivre.”

M. Thatcher.

#Leadership