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mai 2020

Pourquoi est-ce qu’on se laisse enchaîner?

Pourquoi est-ce qu’on se laisse enchaîner? 600 415 Lhoëst Jean

Non seulement l’état-providence, mais également la ‘mère’ société(2) et l’oncle marché libre(3) veulent nous dresser. Et finalement, comme on est apparemment un peu masochiste, on aime nous enchaîner(4) nous-mêmes! Ca alors !

 

Détérioration du climat social.

Ouvrez un journal, surfez sur internet ou les réseaux sociaux, écoutez le sifflement de certains politiciens. Alors vous allez probablement découvrir plus de ‘instant (dis)likes’, de pouces, de bras d’honneur et de poings serrés que de mains tendues.

Pas vraiment des signaux d’une société ouverte, tolérante et engageante. Et donc, pas une garantie pour cohésion sociale et liberté. Combien de gens osent encore être vraiment eux-mêmes ?

Mais pourquoi cette détérioration? Je pense que c’est surtout un jeu d’ensemble de plusieurs facteurs qui se renforcent mutuellement et qui poussent la société de plus en plus vers l’enfer, c’est les autres’ !

Un leadership politique faible qui divise au lieu de rassembler, qui reconstruit des mures et cages, qui vise d’abord son propre intérêt plutôt que l’intérêt général. Le clivage nous-eux, le nombrilisme, le populisme, le radotage identitaire, les idées fixes, les médias sociaux et tabloïds, inégalité, pauvreté, le ‘ratrace’ toujours-plus, le double système de valeurs, la normalisation d’une culture de haine, etc..

En Flandre par exemple il y a eu beaucoup de tintouin concernant un petit chat, Lee. Chat importé illégalement et de plus porteur de la rage, très contagieuse. Le chat devait être euthanasié. La Flandre faisait le poirier, inclus des ministres en rage et même des menaces de morts. Je n’ai jamais vu autant de commotion pour un petit enfant illégale que pour ce chat illégal ! Incroyable et incompréhensible.

Autre exemple. La manière dont Marc van Ranst, virologue et éminence grise de la crise corona, est parfois attaquée en Flandre. Probablement parce qu’il est trop malin, trop sage ou parce qu’il ne porte pas de cravate! Sans parler de la manière dont été traités les plus défavorisés de notre société.  Les gens avec une deuxième résidence ont eu le droit de retrouver leur deuxième ‘kot’ avant que des enfants sans kot ou jardin pouvaient retrouver les plaines de jeux !! J’ai vu très peu de commotion autour de ces inégalités!

Sans parler des provocateurs politiques. Certaines parties ne ratent aucune opportunité pour formuler de la haine, des reproches ou du venin. Pour eux, c’est simple, c’ est toujours la faute des autres. Certaines suivent de très près les conseils de Daniel Fried. Ils offrent les étudiants gratis des fûts de bière pour les saouler, ensuite les aveugler et finalement les rendre prêts pour de la haine aveugle sur les réseaux sociaux. Et tout ceci est financé joyeusement par des subsides d’état!! Avec nos contributions donc. Scandaleux !

 

 

 

3 Une main ‘invisible’ nous enchaîne.

Le Dieu d’aujourd’hui, le marché ‘libre ?’ nous réfrène. Un système qui doit sa survie à une croissance permanente met beaucoup de poids sur nos épaules : maximisation du profit et minimisation des taxes au détriment de nous.

Ce système est certes source de prospérité, mais également de pauvreté et d’inégalité. Et ces derniers sont en contradiction flagrante avec liberté! N’est pas Nelson Mandela qui nous rappelait ‘While poverty persists, there is no true freedom.’

Pour le système on est né comme un tandem, comme ‘homo laborans’ et comme ‘homo consumens’.

Comme travailleur on est un pion, comme consommateur on est un roi-esclave. Et tous ceux qui ne savent pas suivre sont des parias ‘de leur propre faute’ !

D’un pion le système attend qu’il travaille durement et qu’il se plie aux caprices. Sinon, on le remplace par un autre ‘object’. De plus en plus d’ailleurs – et ceci est une bonne chose !- par des algorithmes et robots. Incertitude d’emploi et obligation de résultats expliquent la montée des maladies de l’opulence, stress et burn-outs.

Comme consommateur ont est éduqué d’être dans le ton, de participer le plus possible à des activités commerciales et d’acheter le plus possible, même des chose pas nécessaires. On nous éduque à s’asservir royalement  à la consommation.

Des parias, on attend qu’ils se taisent et qu’ils se débrouillent. Et dire qu’ils – chômeurs, pauvres, immigrants, etc. – sont le produit du système !

Est-ce que Karl Polanyi avait raison quand il déclarait un jour qu’on n’est pas plus que ‘l’annexe du marché.’ ?

Travailler pour vivre, vivre pour consommer, quelle vie de cons! Où est l’homo sapiens dans tout cela ?

 

4 On s’enchaîne nous-mêmes…

Dans l’article précèdent sur liberté, j’avais rapporté que beaucoup de gens regrettent sur leur lit de mort le fait qu’ils n’ont pas vécu leur propre vie au lieu de celle que les autres attendaient d’eux … Dommage, mais trop tard !

Pourquoi est-ce qu’on ne vit pas sa propre vie ? Pour l’instant, il n’y a pas encore une autorité qui nous oblige de vivre comme ci ou ça.

Peut-être parce qu’on a trop tendance à se conformer (être de connivence est plus facile) ? Parce que c’est difficile de choisir et de décider? Parce qu’on a peur de manquer quelque chose, la fameuse angoisse ‘fomo’ (Fear-of-missing-out) ?

La raison numéro un de tous ces regrets est le fait que notre libre arbitre est très faible. A se demander s’il existe réellement ou si cela n’est que de l’imagination.  Ainsi, on l’a très, très difficile à dire NON. Et ne pas savoir dire ‘non’ est toujours payé de liberté et bonheur !

Et cette faiblesse est exploitée de façon impitoyable par le ‘matché libre’. Coca Cola nous fait même croire que son boisson est bon pour une image jeune, cool, sportive, branchée et saine. Alors qu’en réalité c’est mauvais pour la santé … et la ligne!

Les sirènes du marché libre nous démontrent même le ‘nécessaire’ de l’inutile ! Ainsi on oublie la vrai vie et les opportunités de vrai bonheur !

Allez, qu’est-ce qu’il y a de moins cher et de plus facile que d’avoir de l’attention pour l’autre, pour son bien aimé? D’un bonne conversation avec un étranger, une personne esseulée, indigente, sans-abri, etc. ? Et pourtant, ils nous procurent des émotions bien plus belles que l’achat de la dernier mode !

Ce n’est vraiment pas étonnant de lire que dépression et suicides sont devenus des maladies très répandue selon l’Organisation mondiale de la santé.  L’homme manque la liberté d’être lui-même, de ne rien faire, de faire le sot, de jouer ! Est-ce qu’on porte le nom homo sapiens avec raison ?

 

De toute façon, personnellement j’essaie toujours d’être moi-même, de faire mon propre ordre du jour, indépendant de toute sorte d’attentes. Parfois à mes dépens. J’ai connu des conflit, des exclusions, des renvois,… Mais pas de problème, à la fin je m’y sentais plus heureux. Et est-ce que ceci n’est pas le plus important ?

FOMO, je ne connais pas, mais bien HOMO. Non, non, pas ce que tu penses… Mais bien Happy-of-missing-out !!! Et crois-moi, tu obtiens ainsi ce que tu cherches, liberté et bonheur avant d’être au palliatif.

 

 

TAGS: #Beyourself   #Freedom   #Good governance   #Hate/fear  #Homo sapiens   #Market fundamentalism   #Political parties   #Social media   #Society

 

Est-ce que notre liberté est une illusion ?

Est-ce que notre liberté est une illusion ? 749 749 Lhoëst Jean

Libre comme l’air. Être soi-même sans angoisse ou contraintes. Qui n’en rêve pas ? Pour moi, liberté reste ce qui est le plus chère.  Je préférais mourir qu’être enchaîné !

Bronnie Ware décrit dans son livre ‘The top 5 regrets of the dying’ ce que les gens regrettent le plus sur leur lit de mort. De loin le numéro 1 : ‘ J’aurais souhaité vivre ma propre vie au lieu d’une vie que les autres attendaient de moi !

C’est tellement compréhensible : liberté et bonheur font la paire. Il faut donc embrasser la liberté, mais malheureusement elle est partout de plus en plus bousculée.

Le dernier rapport ‘Freedom in the World’ constate que la liberté régresse dans le monde pour la 14e année consécutive (également dans notre pays) ! Surtout le populisme et le nationalisme contestent des principes démocratiques telle que la séparation des pouvoir ou la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le paradoxe, on a plus de temps libre qu’auparavant, mais nos pensées, faits et gestes dans ce temps libre sont de plus en plus restreints. Dans les années ’60 il était interdit d’interdire, aujourd’hui tout est interdit sauf si c’est imposé !

Il y a en effet un nombre de développements politiques et sociétaires inquiétants avec des traits totalitaires: une dégradation du climat social, un état mêle-tout et un ‘marché’ exaspéré de-toujours-plus.

Dans cette première parti je décris comment l’état nous dresse. Dans la deuxième partie, la semaine suivante, j’approfondirai les autres freins sur notre liberté.

 

1 L’état mêle-tout.

Vu au nombre de commandements et interdits de toutes sortes qui sont lancés à notre tête, on ne peut que conclure que l’état se mêle de beaucoup trop de choses.

Cette ‘passion’ de nous contrôler et dresser démontre surtout la méfiance de la politique dans le bons sens et le sens de responsabilité du citoyen.

En un manque criant de  meneurs visionnaires.  Un vrai meneur d’hommes dirige sans interdits, commandements et reproches !

 

Svp, pas toucher mon corps et esprit !

Même dans des domaines où le droit d’autodétermination devrait certainement prévaloir, on est plus maître ! Pourtant, pour autant que ma liberté ne nuit ou ne réduise la liberté d’autrui, personne ne devrait avoir le droit de réduire ma liberté.

Prenez par exemple la bagarre de chiffonniers concernant l’assouplissement de la loi sur l’avortement (de 12 à 18 semaines). Une femme qui veut se faire avorter après 17 semaines pour n’importe quelle raison, doit avoir le droit, et elle seule, pour le faire sans crainte de ‘yeux fâchés’. De même qu’une femme pour qui ce serait mieux de le faire pour des raisons familiales, sociales, médicales ou autres ne peut pas être obligé de le faire. Tous deux doivent avoir ce droit en toute liberté ! Vivre et laisser vivre, du respect mutuelle et pour l’altérité des autres, est-ce que ceci est tellement difficile ? Qui sommes-nous de dire ce que les autres doivent ou ne peuvent pas faire ?

Drôle de voir que ceux qui s’opposent à l’avortement sont souvent ceux qui crient le plus fort pour la réintroduction de la peine de mort ! Ou pour la suppression progressive de la sécurité sociale. Laisser dépérir un enfant n’est pas si grave… Difficile à comprendre !

 

Bienvenu dans le prison.

Alors qu’on n’a jamais vécu dans un monde plus hors de danger qu’aujourd’hui, on se laisse quand-même écraser d’une obsession extrémiste de sécurité. A ce sujet le dernier président normal des Etats-Unis, Barack Obama,  nous prévenait que ‘si on renonce à la liberté pour sécurité, on risque de perdre les deux! Pourtant, c’est ce qui est en train de se passer !

‘Big brother is watching you’ devient de plus en plus la réalité : sans le savoir, on est constamment tenu à l’ œil, en plus par des yeux qui ne dorment jamais ! (plus sur ‘Big brothers’ dans un des prochains articles).

 

Œil pour œil, dent pour dent.

La séparation des pouvoirs s’effrite. Le gouvernement a déjà dégradé le  parlement à une bande de béni-oui-oui. Et dire que Montesquieu nous prévenait déjà dans le 18e siècle que notre liberté est en danger quand le pouvoir législative et exécutive sont dans le mêmes mains… Et maintenant le gouvernement commence également à démolir le pouvoir judicaire. Alors, despotisme et l’arbitraire nous guettent. Est-ce qu’on veut ceci ?

Est-ce qu’on veut, sous pression de la vox populi,  retourner aux vengeances médiévales : des punitions plus sévères, une répression plus dure, des libérations conditionnelles plus difficiles, etc. ?

Et quoi penser des populistes qui critiquent ouvertement des juges qui rendent des jugements qui ne plaisent pas les gens au zinc ? Est-ce qu’on doit cacher ou résoudre les problèmes ?

Tous ceux, et certainement les politiciens parmi eux qui veulent retourner au Moyen Age, doivent se demander pourquoi la Norvège, où on punit pourtant avec beaucoup plus de clémence, a le plus bas chiffre de récidive ?

 

 ‘Régulitis’ à gogo.

Un éparpillement inefficace , inutile et onéreux du pays et une politique au lance-flammes nous paralysent. Le moindre incident, et voilà des nouveaux commandements et interdits. Sans nuance ou vision. Brouter le cresson populaire est plus important qu’une bonne gouvernance. Notre moniteur obèse en dit long.

Quand est-ce qu’ils vont nous prescrire comment brouter le cresson à Mechelen, Bruxelles ou Liège ?

 

Lavage de cerveau.

Une élite Flamande (média et politique) essaye de nous imposer une identité Flamande avec tous le moyens. Fétiches de langue ridicules, omniprésence des couleurs, fêtes, canons, etc.

Une vrai endoctrinement avec des traits totalitaires et souvent absurdes. Tellement artificiel et stupide que je m’enfiche complètement.

 

Où est l’intérêt général dans tous ces immixtions de l’état ? Le zinc gère en publique, le fric en coulisse. Et notre liberté est le dindon de la farce !

 

La semaine prochaine j’aborderai comment la ‘société’ et le marché nous manipulent. Ainsi que comment on s’enchaîne nous-même !

TAGS:  #Freedom   #Good governance #Happyness   #Identity  #Nationalism  #Populism  #Security  #Privacy  #Justice

 

 

Je me promène, donc je suis.

Je me promène, donc je suis. 993 1020 Lhoëst Jean

‘Gratuit et sain, riche en élixir, bonheur… et idées’. Voilà ce qui pourrait être un message publicitaire pour des promenades.

Se promener est un sport agréable et à petit prix pour corps et esprit. En plus d’un exercice saine, c’est surtout un régal pour imagination et créativité. Je me promène régulièrement quelque 20 kilomètres… pour trouver de l’inspiration pour mes écrits.

Le titre de cet article est évidemment un renvoi  au célèbre ‘je pense, donc je suis’ (Cogito ergo sum) de René Descartes, le philosophe et mathématicien Français du 17e siècle. Et comme la promenade excite la pensée, je fais un raccourci en disant ‘Je me promène, donc je suis.’

Se promener est en effet un mine d’or d’idées. Nietzsche, le philosophe Allemand décrivait ceci de façon sublime :

Je n’écris pas seulement avec la main

Mon pied fournit aussi un bain

En flânant les champs

Il s’élance sur mon papier.’

 

La promenade, le sport de la liberté.

La marche, on la fait quand on veut, où on veut, à sa propre cadence, en toute liberté et par tous les temps. On a besoin de rien (sauf peut-être des chaussure de marche) ni de personne.

Et la marche n’est pas encore envahi par le marché. Du bonheur gratuit n’est pas intéressant pour les prophètes du marché libre. Heureusement.

Elle distraie et soulage. En marchant, on se libère. On décharge son âme. On évacue ses soucis dans le sol via ses pieds. En faisant un effort, on se détende.

Elle dégonfle la pression inutile et stimule la sérénité, les pensées larges et profonds…

Soit, une sensation délicieuse, bienfaisante et instructive.

 

La promenade, le sport de la réflexion.

On peut associer la marche à introspection, méditation, bonheur, etc.

Espace, silence, solitude, beauté, pieds en marche… des circonstances idéales pour se reprendre et réfléchir. Tout passe la revue, de sujets légers tel que la femme à des sujets plus lourds tel que le sens de la vie.

Lors de ma dernière promenade je tombait sur le bétail, le bétail de boucherie et le ‘bétail de consommation’. Le premier se laisse priver de sa liberté et de son propre pour être, le plus vite possible, dans la boucherie… Le second – toi et moi – se laisse priver de sa liberté et de son propre pour consommer le plus possible ! Pourquoi ? Sommes-nous des cruches ? Temps pour une nouvelle promenade…

 

La promenade, le sport des idées.

La plus part des idées ne naissent pas au bureau, mais bien à des endroits et moments le plus imprévus. Marcher dans de espaces vides élargit son horizon, libère son esprit et étire le temps. De la liberté et du temps pour réfléchir, méditer, imaginer, laisser vagabonder ses pensées . Chaque marche inspire et fait surgir des idées et opinions souvent très intéressantes ! La nature me dicte les phrases sur mon gsm !

Il n’est pas étonnant de voir que beaucoup des grands philosophes étaient des marcheurs enthousiastes. Socrate, Platon, Aristote, Wittgenstein, Nietzche , Kant, Montaigne et tant d’autres.

L’école de Aristote s’appelait d’ailleurs école péripatéticienne du verbe ‘peripateo’ qui signifie ‘je vais faire une marche’.

Et ils n’ont pas hésité à écrire des louanges sur la marche. Tel que Michel de Montaigne, philosophe Français du 16e siècle qui écrivait que ‘son esprit ne va, si les jambes ne l’agitent.’

Ou John Muir, le naturaliste Ecossais-Américain du 19e siècle qui nous laissait ce conseil : “In every walk with nature one receives far more than he seeks.

Et voici le plus beau que j’ai lu: ‘les jambes sont les roues de la créativité !’ D’un certain Albert Eistein.

Cher lecteur, ‘go walking’.

 

 

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Narcisses menacent la biodiversité!

Narcisses menacent la biodiversité! 1563 693 Lhoëst Jean

Fraternité est à l’origine de la France actuelle.

Fin du 18e siècle on comprenait que le morcellement d’un pays en petites régions était très inefficace. Unir, uniformiser, collaborer devenaient la devise pour une croissance incroyable de la prospérité.

Aujourd’hui, deux siècles plus tard, beaucoup veulent faire marche arrière et se retirer de retour dans leurs tribus ….

En effet, partout les lotisseurs nationalistes sont de retour, des USA à La Flandre. Identité et murs sont plus importants que climat ou inégalité ! Grave quand on sait que la doctrine ‘eigen volk eerst’ fût à l’origine de presque tous les génocides du 20e siècle.

Cet évasion vers le passé – le retour à la tribu – nous ne donnera pourtant pas un futur meilleur !

Le nationalisme.

Dans le Dikke VanDale (le dictionnaire le plus connu en Flandre)  on définit le nationalisme comme ‘une aspiration de favoriser et accentuer tout ce qui peut être considéré comme la propre nation, le ‘eigen volk’. Doublé d’une certaine aversion pour l’étranger.’

Mario Vargas Llosa, lauréat espagnol-péruvien du prix Nobel 2010 écrivait que ‘le nationalisme est l’ennemi naturel de la démocratie parce qu’il part de l’hypothèse fausse que c’est un privilège d’être né dans une certaine communauté. C’est ridicule. Le nationalisme contient les germes du racisme.’

Beaucoup d’autres qu’ Einstein (vide supra) ont écrits des mots pas fort réconfortants sur le nationalisme :

  • “Race, Religion, Ethnic Pride, Nationalism does nothing but teach you how to hate people you have never met.” Doug Stanhope, American stand-uo comedian.
  • “Nationalism is like cheap alcohol. First it makes you drunk, then it makes you blind, then it kills you. ” Daniel Fried, American diplomat.
  • Nationalism has a way of oppressing others.” Noam Chomsky, American philospher.
  • “La patrie du sage est le monde.” Héliodore d’Ermesse, écrivain Grecque  (3e-4e siècle avant JC.) .

Frappant, il y très peu de citations de grand penseurs positives sur le nationalisme….

 

Mondialisation face à le parochialisme.

Les défis d’aujourd’hui – évolutions technologiques, changement de climat, le fondamentalisme du marché, surpopulation, globalisation, flux monétaires en d’information insaisissables, fraude et évasion fiscale, vieillissement, pandémies, inégalité, etc. – ne connaissent pas de frontières. Relever ces défis demande une approche globale, pas des délimitations ou des régionalisations….

Mais aujourd’hui on voit le contraire, des Etats Unis à l’Autriche, de Brésil à notre pays… Des populistes et nationalistes de toute sorte construisent des nouveaux ‘murs de Berlin’, ferment les frontières, excluent des gens, plaident pour une ‘sécurité sociale’ exclusive pour leur tribu…. Au lieu de plus de collaboration, on s’enfonce de plus en plus dans le pétrin sans issue du ‘eigen volk eerst’.

Les ‘marchés’ se globalisent, l’Europe s’effrite (cfr BREXIT, l’approche du corana virus). Et en Belgique….

 

Le narcissisme des petites différences’ fleurit !

 

 

 

 

 

Le VB et la NVA  excitent les guerres tribales de plein fouet.

‘Grâce’ à ce narcissisme, nous n’avons pas encore un gouvernement de plein pouvoir, la gestion de la crise corona est plus difficile que nécessaire, la chamaille politique prospère, les vrais problèmes sociétaux ne sont pas abordés, le parlement est au chômage technique à nos frais, etc.

Prenez le problème climatique. Le climat s’en fout des frontières. Nous n’avons pas de plan climatique, digne de ce nom, mais bien quatre ministres pour le climat ! Qui fait mieux ? Ridicule, de la folie et une plaisanterie très chère !

Dernièrement je lisais dans le journal : Nouvelle histoire belge: notre pays est le seul à s’abstenir au sujet de l’octroi de 37 milliards d’aide Européenne  pour lutter contre l’épidémie car la Wallonie serait “avantagée” (fake news d’ailleurs !), selon la NVA.’ Et puis s’étonner (soi-disant) que ce pays n’est plus gouvernable.Honteux et ridicule !

 

Non au nationalisme.

Tout comme mon ADN m’empêche d’aimer un homme, il m’empêche d’ embrasser le nationalisme. Je suis hétéro de tout point de vue

Je n’ose pas m’imaginer un selfie avec des partisans derrière un drapeau. Trois choses que je n’aime pas.  Je ne suis qu’un simple mec comme il y en a des milliards d’autres, ni plus ni moins. Libre, indépendant et sans drapeau!

Les crédos du nationalisme : ‘eigen volk eerst’ ; exclusion, règlitis ; soutien exclusif pour le tribu ; dictature de la majorité ; dénigrer et diaboliser les ‘autres’ ; chercher des boucs émissaires pour toutes sortes de choses, etc..

Ces crédos sont pour moi des non-crédos ! Pour moi, surpasser les différences (diversité) est source de progrès, de richesse et de bonheur.

Chacun sa conviction, mais on ne me verrai jamais manifester pour le ‘eigen volk eerst’ derrière un drapeau !!!

 

Non à l’inceste.

‘Une certaine aversion pour l’étranger.’ Et moi… je suis attiré par l’autre, par l’étranger. Des nouveaux horizons et des autres nombrils. J’aime écouter les autres. Passionnant et enrichissant. Est-ce que Hegel ne nous a pas appris que le choc entre nos idées (la thèse) et ceux des autres (antithèse) fait naissance à une meilleure idée (synthèse) ?

Se retire dans son tribu est l’équivalent idéologique de l’inceste avec les mêmes conséquences : appauvrissement, détérioration et affaiblissement. Pas pour moi svp.

 

Non aux exclusions.

Le nationalisme veut réserver ma contribution exclusivement pour mon tribu. Indépendamment des effets économiques pervers d’une telle limitation, je ne veux pas des limitations. Chacun a droit à une vie digne. Je veux donc être solidaire avec chacun, sans frontières et sans distinction de race, langue, origine, couleur de chemise ou longueur de zizi.  Pas d’exclusions. J’aimerais d’ailleurs qu’une partie de mes contributions serait versée dans un fond international pour la lutte contre la pauvreté et l’inégalité. Pour tous et toutes !

 

Non à la prétention.

Finalement, c’est assez prétentieux de croire que le ‘eigen volk’ est mieux que les autres ou que sa culture serait le sommet de civilisation. Prétendre qu’on est mieux ou plus capable que d’autres implique aussi que ces autres sont un peu moins bien ou capable… Avant qu’on le sache, un tel discours se transforme en polarisation, discrimination et exclusion. On commence à voir les autres comme des traitres, des boucs émissaires et des ennemis, même dans son propre pays !

De prochain à lointain, adversaire parce qu’on pense ou est autrement…!

Ce petit jeu ne m’intéresse pas. Je ne suis pas mieux ou plus mauvais, plus ou moins capable, que quelqu’un d’autre, seulement un peu autre. Il y des bons et des mauvais partout. Cela dépend des critères qu’on utilise. Et heureusement, il n’y a pas de critères universelles, mais bien une déclaration universelle de droits de l’homme !

Et parfois des vérités universelles comme Yin-Yang ou ‘contraria complementa sunt’ : les oppositions sont complémentaires. Avec des ‘partisans’ je m’ennuie, avec des autres je m’enrichis. Si je devrais me confiner à des partisans… je commencerais à m’approfondir dans l’euthanasie…

 

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Liberté, égalité et fraternité.

Liberté, égalité et fraternité. 292 247 Lhoëst Jean

Comme déjà écrit, la Révolution Française nous a donné une boussole morale fantastique :
liberté, égalité et fraternité.

Si nos dirigeants (est-ce que ceux-ci existent encore ?) naviguaient à ce compas, on aurait tous une meilleure vie !

Mais dommage, après 230 ans ces valeurs ont perdu beaucoup de leur éclat. Le monde, ou plus précisément A Oslo on peut même aller chier sur ces valeurs… Quand j’y était, ces toilettes étaient pavées de nationalistes de tous genre !