Y a-t-il encore des vrais leaders politiques?

Y a-t-il encore des vrais leaders politiques?

Y a-t-il encore des vrais leaders politiques? 1877 1743 Lhoëst Jean

Non et encore une fois non.

En effet, quand je regarde la maternelle politique actuelle, avec la meilleure volonté du monde, je ne vois plus de dirigeants.  Pas des gens avec du contenu ou une vision. Pas des hommes d’État qui se battent pour le bien commun.

Je pense que je ne suis pas seul avec cette affirmation. Dans les commentaires de nombreux journaux, j’ai récemment lu des choses comme:

  • La politique peut-elle être plus que ne rien faire? Les politiques fédérales et flamandes végètent dans l’indécision. Il manque de leadership, de qualité et de vision.
  • ” Après tout, une révision aussi approfondie nécessite une forme de maturité politique et un sens des responsabilités entre les partis qui sont difficiles à trouver en Belgique. “
  • “Des vrais hommes d’État sont introuvables.”
  • “Nous manquons de dirigeants dans notre pays qui apportent la paix et qui délimitent systématiquement les limites d’un débat respectueux.”
  • ” Dans une pandémie (Covid-19), il est plus qu’un devoir de travailler ensemble. Seule la honte par procuration convient aux combats territoriaux. “
  • ” Lâche, il a transmis son manque de responsabilité aux autres… Un exemple de non-leadership. “
  • ” Le changement climatique nécessite également une politique à long terme. Ce n’est pas le domaine des politiciens, mais des hommes d’État visionnaires, et nous ne les avons plus cultivés localement ici depuis des années. “

 

Faites le test!

Prenez vos politiciens préférés et soumettez-les au test de leadership en toute honnêteté. Vous rencontrerez peu, très peu de politiciens qui ne sont pas busés!

Comparez Obama et Trump, par exemple. Additionnez le nombre de coches A et vous verrez la différence entre un leader et un chef de tribu.

Et pourtant, Trump, narcissique, haineux et émeutier, est le deuxième politicien le plus populaire aux États-Unis !!! Une menteur hors norme, qui sait rallier le «peuple» derrière lui pour mieux représenter les intérêts de la ploutocratie sans aucun embarras.
Mais être populaire n’est pas aussi difficile tel que Trump le souligne à volonté. La vieille recette: vanter ses propres performances, aboyer que les autres, les boucs émissaires, sont la cause de tout le mal et tout cela dans une atmosphère de slogans trompeurs ou carrément mensongers à gogo… et répétez cela encore et encore. Ce n’est pas plus difficile….

Un comportement populiste comme celui-là vous fera certainement monter dans les sondages de popularité, mais vous fera tomber en tant que leader! C’est presque toujours le cas: plus un politicien est populaire, moins il est (ou sera) un bon leader!

Aujourd’hui, il y a en effet de nombreux crétologues, chefs, populistes, etc. partout dans le monde. Des trompeurs en masse, mais plus des leaders !

 

Épiciers dans le néant.

Cette absence d’hommes d’État et de dirigeants a transformé la politique en jardin d’enfants. En effet, les politiciens actuels placent à peine des panneaux de direction, mais d’autant plus des panneaux d’interdiction ou de commandement.
Ils divisent, se chamaillent, mettent les autres au pilori, blâment sans cesse les autres, ne peuvent pas se sentir, etc..
Ils vont pour leurs propres intérêts ou pour ceux de leur parti, ne voient pas plus loin que leur propre nombril et la prochaine date des élections. Préfèrent se présenter devant la télévision que dans les coulisses et souffrent du besoin de profilage et de faire des chichis. Le bon sens et la consultation sont difficiles à trouver.

Toutes choses qui n’apparaissent pas dans le profil des bons leaders. C’est pourquoi j’appelle les politiciens d’aujourd’hui des bedeaux  ou des épiciers dans le néant, dirigés par un certain nombre de chefs de tribu!

 

Pourquoi ne plus de dirigeants politiques?

Parce que le climat politique actuelle n’invite pas les personnes ayant des talents de leader. Après tout, des leaders font exactement le contraire de ce qui se passe dans le vaudeville politique, dirigé par des populistes et des chefs de tribu.

Des dirigeants ne veulent pas être muselés par les partis, un système qui les oblige à placer l’intérêt du parti au-dessus de l’intérêt public. Des dirigeants ne sont pas des béni-oui-oui.

Des leaders pensent aux prochaines générations, pas aux prochaines élections.

Des dirigeants veulent des progrès, pas le statu quo ou des blocages.

Des leaders veulent marcher au-dessus du niveau du sol avec un esprit ouvert et non dans des tranchées idéologiques biaisées.

Des dirigeants se préoccupent de l’essentiel, pas de choses qui ne sont pas pertinents.

Des leaders veulent être en première ligne, pas crier en marge.

Des dirigeants préfèrent soulever, pas sabrer, les autres.

Des leaders veulent unir, pas diviser.

Des dirigeants optent pour une bonne gouvernance, pas pour une ingouvernabilité volontaire dans leur propre intérêt.

Des leaders veulent diriger, pas tromper par des apparences.

Les dirigeants veulent guider, pas dresser.

Quel leader serait attiré par un monde où il obtient de bons résultats s’il n’aboutit à rien?

 

Mais voulons-nous encore des vrais leaders?

 

Mais la question clé est peut-être la suivante: voulons-nous encore des dirigeants ou préférons-nous être fouettés par des populistes? Dans tous les cas, des leaders semblent avoir peu de chance dans le monde politique actuel où la médiocrité, la pensée nous-eux, les mensonges, la haine et le racisme semblent prévaloir….
La politique d’aujourd’hui est davantage une tromperie des masses. Avec des slogans vides et même de fausses informations. Goebbels est complètement de retour. Après tout, ce nazi a soutenu: “Un mensonge dit une seule fois reste un mensonge, mais un mensonge dit mille fois devient la vérité.”

Et ceci n’est pas la tasse de thé des dirigeants, mais des populistes qui rêvent de pouvoir et d’un peuple soumis !

#Leadership   #good governance   #political parties