Je me promène, donc je suis.

Je me promène, donc je suis.

Je me promène, donc je suis. 993 1020 Lhoëst Jean

‘Gratuit et sain, riche en élixir, bonheur… et idées’. Voilà ce qui pourrait être un message publicitaire pour des promenades.

Se promener est un sport agréable et à petit prix pour corps et esprit. En plus d’un exercice saine, c’est surtout un régal pour imagination et créativité. Je me promène régulièrement quelque 20 kilomètres… pour trouver de l’inspiration pour mes écrits.

Le titre de cet article est évidemment un renvoi  au célèbre ‘je pense, donc je suis’ (Cogito ergo sum) de René Descartes, le philosophe et mathématicien Français du 17e siècle. Et comme la promenade excite la pensée, je fais un raccourci en disant ‘Je me promène, donc je suis.’

Se promener est en effet un mine d’or d’idées. Nietzsche, le philosophe Allemand décrivait ceci de façon sublime :

Je n’écris pas seulement avec la main

Mon pied fournit aussi un bain

En flânant les champs

Il s’élance sur mon papier.’

 

La promenade, le sport de la liberté.

La marche, on la fait quand on veut, où on veut, à sa propre cadence, en toute liberté et par tous les temps. On a besoin de rien (sauf peut-être des chaussure de marche) ni de personne.

Et la marche n’est pas encore envahi par le marché. Du bonheur gratuit n’est pas intéressant pour les prophètes du marché libre. Heureusement.

Elle distraie et soulage. En marchant, on se libère. On décharge son âme. On évacue ses soucis dans le sol via ses pieds. En faisant un effort, on se détende.

Elle dégonfle la pression inutile et stimule la sérénité, les pensées larges et profonds…

Soit, une sensation délicieuse, bienfaisante et instructive.

 

La promenade, le sport de la réflexion.

On peut associer la marche à introspection, méditation, bonheur, etc.

Espace, silence, solitude, beauté, pieds en marche… des circonstances idéales pour se reprendre et réfléchir. Tout passe la revue, de sujets légers tel que la femme à des sujets plus lourds tel que le sens de la vie.

Lors de ma dernière promenade je tombait sur le bétail, le bétail de boucherie et le ‘bétail de consommation’. Le premier se laisse priver de sa liberté et de son propre pour être, le plus vite possible, dans la boucherie… Le second – toi et moi – se laisse priver de sa liberté et de son propre pour consommer le plus possible ! Pourquoi ? Sommes-nous des cruches ? Temps pour une nouvelle promenade…

 

La promenade, le sport des idées.

La plus part des idées ne naissent pas au bureau, mais bien à des endroits et moments le plus imprévus. Marcher dans de espaces vides élargit son horizon, libère son esprit et étire le temps. De la liberté et du temps pour réfléchir, méditer, imaginer, laisser vagabonder ses pensées . Chaque marche inspire et fait surgir des idées et opinions souvent très intéressantes ! La nature me dicte les phrases sur mon gsm !

Il n’est pas étonnant de voir que beaucoup des grands philosophes étaient des marcheurs enthousiastes. Socrate, Platon, Aristote, Wittgenstein, Nietzche , Kant, Montaigne et tant d’autres.

L’école de Aristote s’appelait d’ailleurs école péripatéticienne du verbe ‘peripateo’ qui signifie ‘je vais faire une marche’.

Et ils n’ont pas hésité à écrire des louanges sur la marche. Tel que Michel de Montaigne, philosophe Français du 16e siècle qui écrivait que ‘son esprit ne va, si les jambes ne l’agitent.’

Ou John Muir, le naturaliste Ecossais-Américain du 19e siècle qui nous laissait ce conseil : “In every walk with nature one receives far more than he seeks.

Et voici le plus beau que j’ai lu: ‘les jambes sont les roues de la créativité !’ D’un certain Albert Eistein.

Cher lecteur, ‘go walking’.

 

 

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