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Bienvenu sur mon blog!

Bienvenu sur mon blog! 2048 1367 Lhoëst Jean

Le vendredi 14/08/2020 apparaîtra l’article suivant :

La politique, les prêtres de l’inégalité.

Pendant les mois de vacances, je ne publierai que tous les quinze jours à 3 semaines un nouveau article.

Articles déjà publiés.

  • Pourquoi une si grande inégalité ? (F023)
  • Inégalité, une illusion ? (F022)
  • Le virace inégalité. (F021)
  • D’une mauvaise politique à une politique. (F20)
  • Est-ce qu’un politicien a le droit de réprimander un citoyen ‘méchant’ ? (F019)
  • Pourquoi enchaîner nous-mêmes? (F018)
  • Est-ce que notre liberté est une illusion (F017) ?
  • Se promener, un bol d’air pour corps et esprit. (F016)
  • Des narcisses menacent la biodiversité (nationalisme) (F015)
  • Liberté,égalité et fraternité: très beau, mais en pratique… (F014)
  • Droits de l’homme: de hourras à des huées ! (F013)
  • Le succès de la droite en Flandre. (F012).
  • Merci Marianne. La signification de la Révolution Française pour nos jours…. (F011).
  • C’est qui ‘le’ Flamand? Certainement pas moi ! (F010).
  • Vivre sous l’Ancien régime (F009). En effet, pas tellement de nouveau sous le soleil.
  • Une majorité Flamande dans le gouvernement fédéral ? Mais pourquoi bon dieu ? (F008).
  • Une évaluation du gouvernement Michel 1 : une note insuffisante (F005) et un gros ‘Shame on you’ (F006).
  • La merveilleuse multiplication des ministres. La  politique politicienne à Belgique en action (F004).
  • Haine et aversion dans un café Anversois (F003).
  • Tout le monde égal pout la loi : traitons les parlementaires fainéants comme les chômeurs fainéants… (F002)
  • Qu’est qu’on peut attendre sur ce blog ? (F001)

 

INDEX

Belgium. F020;F015F013F008.

Blog. F001.

Budget.  F022F005;  F006.

Challenges   F015

Christianity.  F013F003.

Citizen participation.  F008.

Cooperation.   F015; F012F003.

Equality F023; F022; F021F014

Fraternity F019 F015F014

Freedom  F019 , F018; F017F016F014

Free markets. F023F022F021;F018; F016F012.

French revolution.    F023F021F014F013F011; F009.

Good governance. F020F018; F017;F004F005F006.

Government formation. F020; F010F008F002F006.

Government Michel 1.   F022F012F008F005F006.

Happyness   F022F017; F016;

Hate/ fear  F018; F003.

Homo sapiens  F023F021F018

Human rights.  F013.

Identity.   F023F018F017F010;

Job market.  F002F004.

Justice F017 ;

Leadership. F012.

Media.  F023F012F010.

Migration.  F013.

Nationalism. F017;F015F013F010F003.

Negotiation. F004.

Parliament.  F008F002.

Political parties   F019 F018; F015; F013F010; F008F002.

Populism. F017; F012F010.

Poverty.  F023F022F021F013.

Privacy  F017

Right/Left.   F012F010.

Security F017

Social media.  F018; F012.

Society  F018

State structure.   F012F006F004; F002.

Sundries  F016;

Taxes.  F022F021;F003.

Wealth.  F022F021;

World.  F021;

 

 

Pourquoi autant d’inégalités?

Pourquoi autant d’inégalités? 641 273 Lhoëst Jean

Comment expliquer cet inégalité durable?

Inégalité ainsi que pauvreté et pollution sont des sous-produits du système en vigueur pour ranger la  société en premiers et seconds couteaux.

C’était comme cela dans le passé… et ça reste le cas aujourd’hui.

Pendant l’Ancien régime le monde était dominé par le pouvoir absolu du roi, secondé par l’aristocratie et l’église. Aujourd’hui le monde est dominé par la dictature du marché, secondée par la plutocratie et la politique.

 

La bible selon la dictature du marché.

Surtout depuis les années 80 du siècle précédent la dictature du marché libre domine le monde de façon beaucoup trop extrême. Le capitalisme laisser-aller à volonté. L’idolâtrie de l’intérêt propre.

Grace aux figures tels que Thatcher, Reagan, Friedman, Rand, Hayek, Nietzche, etc..

Voici leur théorie en quelques mots.

Pouvoirs publics laissez-nous libre dans notre poursuite d’une richesse maximale. Au plus riche on sera, au plus de miettes pour les autres.

Ne mêlez-vous pas de nos affaires, ne posez pas de questions et laissez-nous tranquilles. Privatisez autant que possible et réduisez autant que possible nos impôts. Si vous faites cela, on créera peut-être quelques jobs.

Une exception, en cas de crise. Alors il faut nous aider avec de l’argent des contribuables. Faites en sorte qu’on puisse collectiviser nos pertes, mais reste avec tes pattes de nos profits.

Si vous avez des problèmes budgétaires, économisez dans les sécurité sociale et autres services publiques. Chacun doit s’en faire à sa guise. Nous, les ‘Übermenschen’ ne veulent pas se préoccuper des retardataires.

Tenez les masses en bride en leur donnant une illusion de liberté.

Et finalement, encouragez les, mieux forcez les à participer dans le ratrace…. Parce que notre système a besoin d’une croissance constante …

Voilà le capitalisme en quelques mots. Let’s go.

Cette brutalité n’a rien d’étonnant quand on sait qu’une A. Rand défend sans sourciller l’égoïsme comme une vertu !!! Ca alors… Encore plus choquant, quand les adeptes de ‘moi d’abord et je me fous du reste’, comme Trump et autres, brandissent la bible sans scrupules !

Prenez un livre ou une étude sur notre société et vous tomberez souvent sur des notions telles que futilité, anxiété, incertitude, solitude, narcissisme, égoïsme, aliénation, manque de liberté, injustice, la cohésion sociale en recul, etc. On vit dans une période d’une certaine prospérité, mais moins de bien-être.

 

D’aristocratie à plutocratie.

Dans son livre ‘De limieten van de markt’ le professeur Paul De Grauwe se demande : ‘’Les 30 dernières trente années la rémunération du topmanagement a fortement augmenté. En 1975 le CEO moyen d’une entreprise Américaine gagnait trente fois plus que l’employé moyen. En 2008, s’était déjà trois cent fois plus !!! Est-ce que le CEO serait devenu tellement plus productif of créatif ?’

Evidemment pas. Mais le topmangement n’est pas encore si facilement remplaçable que l’ouvrier. Et encore plus important, le système a, à côté de la politique, aussi besoin de lui comme lubrifiant et avocat… Les plutocrates – CEO’s, PDG’s, industriels, les 1%, etc.- sont les aristocrates du marché libre. Et ceci coûte de l’argent et des privilèges…

En même temps syndicats et grèves ont perdus beaucoup de leurs plumes parce que le travail est devenu moins nécessaires grâce à l’évolution technologique. Le temps du cartoon célébre ‘Gansch het raderwerk staat stil, als uw machtige arm het wil’ de  Albert Hahn est longtemps révolu.

Si Hahn vivrait aujourd’hui il conseillerait probablement : ‘Tout le système s’écroule, si votre portemonnaie le veut’.

 

Les médias dans les mains des happy few.

Les médias, y inclus les médias sociaux, sont les canaux préférés pour vanter le système et si c’est nécessaire, semer confusion et doute.

Certainement quand on sait que la plus part des médias sont dans les mains des happy few et l’ordre établi. Je ne pense pas que les tabloïds de Murdoch peuvent écrire librement sur climat ou inégalité…

Ce qui étaient un jour des journaux de qualité, tels que De Standaard of De Morgen sont devenu aujourd’hui des gazettes de paroisse. Ainsi je suis obligé de lire trois journaux par jour – De Standaard, De Morgen et Le Soir – pour avoir une vue un peu nuancée de l’état du monde.

 

La faiblesse de l’homme.

L’homme s’écroule sous le système. Il est malheureux. Se sent limité dans ses libertés. Fatigué du ‘ratrace’. En a marre de n’être d’un consommateur. Il se suicide ou s’empiffre à mort. Et malgré tout cela, il reste les bras croisés. Pourquoi ?

Parce que, comme déjà écrit précédemment, l’être humain est faible. Une faiblesse qui est l’atout du marché libre.

Dans son livre ‘De bril van Darwin’ le biologue Mark Nelissen avance deux raisons pour cette résignation : ‘Il y a deux prédispositions biologiques : primo, il y a la motivation d’acquérir un statut plus élevé dans le groupe et secundo, un instinct fort de nous soumettre à une autorité et de l’obéir.’

Que les gens essaient de mieux prester que d’autres, d’acquérir plus que des autres n’est pas mauvais en soi. Au contraire, c’est une bonne qualité. Mais quand ceci se fait aux dépens d’autrui, quand le ‘loup’ domine (homo homini lupus est), ceci n’est plus une bonne chose….

Mais pourquoi est ce que victimes, les ‘losers’ continuent le ‘ratrace’ qu’ils ne savent jamais gagner ? Pourquoi est-ce qu’ils restent passifs alors qu’il sont dans la majorité ?

A cause de la deuxième prédisposition citée auparavant. L’homme a peur d’être lui-même, il préfère être un suiveur. Il préfère se soumettre et obéir à une autorité politique. Et quand la politique a partie liée avec le marché libre, l’ébauche devient claire…

Ces faiblesses expliquent pourquoi des systèmes oppressifs savent survivre des siècles. L’Ancien régime a survécu jusqu’ à la fin du 18e siècle avant que la Révolution Française le fasse tomber. Et le système infernal d’aujourd’hui continue également sur sa lancée…

Personnellement je le trouve bizarre qu’après des milliers d’années d’évolution on – le homo sapiens ?- se laisse exploiter et dominer comme des pauvres nigauds !

 

 

 

#Equality      #Free markets         #French Revolution           #Homo sapiens

#Identity       #Media                      #Poverty

Inégalité, une illusion ?

Inégalité, une illusion ? 237 300 Lhoëst Jean

Est-ce que (trop) inégalité est normal? Equitable ?Dangereuse ?

Certains milieux continuent à minimiser l’inégalité et à relativiser les dangers du ‘virace’ malgré la réalité implacable et des chiffres indéniables.

Et pas seulement des dieux autoproclamés comme Trump, mais également certains scientifiques et philosophes moins idiots.

Dernièrement ‘The economist’ mettait ce titre sur son cover “Inequality illusions. Why wealth and income gaps are not what they appear.” Selon le magazine, les chercheurs utilisent des mauvais chiffres…. Une chanson connue. Certains de nos politiciens veulent également résoudre le problème de la pauvreté en réduisant les seuils de pauvreté ! Un os à ronger éprouvé et amer.

Mais, finalement il ne s’agit même pas tellement des chiffres, mais bien de injustice en soi et de ses excès: au plus riche, au moins d’impôts !

Il est vrai que l’homme vit mieux qu’il y 200 ans. Mais les gens se comparent avec ceux qui vivent maintenant et pas avec ceux qui sont déjà enterrés.

Le temps de ‘pour vivre heureux, vivons cachés’ est fini. Tout le monde peut voir maintenant les avantages et privilèges que son voisin ‘next door’ ou ‘far away’ peut se permettre grâce aux milliards hérités ‘tax free’ par exemple ! Et si on le veut ou pas, ceci suscite le ressentiment et un sentiment fort d’injustice, surtout quand on sait qu’il ne paye presque pas d’impôts alors que d’autres doivent entasser l’argent simplement pour joindre les deux bouts.

 

Les excès de l’inégalité.

Voici quelques exemples  des conséquences (symptômes) de l’inégalité en pratique. Posez-vous simplement la question si ceux-ci sont normales ou pas.

La majorité des citoyens, ici et ailleurs, paient trop d’impôts parce que les happy few ne paient pas une contribution équitable. Normal ?

Des économies dans la sécurité sociale et autres services publiques parce que les happy few ne paient pas une contribution équitable. Normal ?

La secrétaire de Warren Buffet paie, selon ses dires,  plus d’impôts que lui-même. Les 400 Américains les plus riches paient moins ‘d’impôts que n’importe autre groupe de contribuables aux Etats Unis. Equitable ?

En cas de crise les entreprises sont les premiers à demander d’aide public, alors qu’ils refusent de payer une contribution fiscale honnête. Socialiser les pertes et privatiser les bénéfices. Pervers ?

On est beaucoup plus sévère pour les chapardeurs que pour les fraudeurs fiscaux. Normal ?

Bill Gates est capable de donner plus d’argent pour un fonds internationale pour combattre le corona qu’un des pays le plus touché, l’Espagne est capable d’amasser. Charité comme indulgence pour l’injustice fiscal. Bien venu dans l’Ancien régime !

La moitié de la population mondiale doit survivre avec moins de 5 euros par jour. Partout, également dans notre pays, la pauvreté est en hausse, alors que la fortune des plus fortunés continue à augmenter de façon exponentielle. Normal ?

Le gouvernement Michel 1 offre des cadeaux fiscaux aux plus riches et aux entreprises au détriment d’un déficit budgétaire colossal. Bonne gouvernance ?

Au plus riche, au plus long l’espérance de vie en bonne santé. Normal ?

Alors que certains s’offrent déjà un voyage dans l’espace, d’autres doivent faire quotidiennement des kilomètres pour une goutte d’eau. Normal ?

Alors que les files d’enfants aux banques alimentaires s’allongent de jour à jour, un petit nombre d’enfants héritent des milliards non imposables. Normal ?

De plus en plus de gens doivent différer leur visite médicale faute de moyens. D’autres s’offrent le luxe de traitements extrêmement couteux pour garder une jeunesse éternel. Normal ?

Certains savent s’offrir des objets d’art de centaines de millions d’euros, d’autres, de plus en plus, ne savent plus joindre les deux bouts. Normal ?

Entretemps les politiciens déconnent sur des chats, fronts, canons, ‘postjes’, etc au lieu de s’occuper des réels problèmes. Normal ?

 

L’histoire de Paul et Bart.

Paul et Bart sont deux bon copains.  Ils ont 25 ans. Tout d’un coup ils perdent leurs parents dans un accident d’avion. Paul hérite 1 million d’euros ; Bart 1 milliard.

Ils décident tous les deux de vivre de leur rentes, 50.000 euros par an. Combien d’années est-ce qu’ils peuvent survivre ainsi ?

Après 20 ans Paul est pauvre comme Job. Bart a une perspective de 20.000 années !! 20 mille années, c’est long, très long. Pour vous donner une idée, il y a 20.000 années qu’on assistait au dernière période glaciaire !!!! Normal ?

 

Inégalité, une issue ou une illusion?

Si vous jugez les quelques constations décrites ci-dessus comme normal, alors je comprends que pour vous l’inégalité est probablement une illusion. Continuez votre  ‘ratrace’ jusqu’ à la mise en bière.

Personnellement je trouve tout ceci pas normal. Scandaleux même.

Ne pas contribuer selon ses moyens est une insulte pour l’éthique et la justice. Le ‘virace’ a un effet déstabilisateur et nuit le bien-être et le bonheur de l’humanité tel que beaucoup de chiffres, faits et études démontrent.

Pourquoi autrement les Nations Unies fêteraient chaque 20 mars la journée internationale du bonheur dans le cadre de leur efforts pour ‘mettre fin à la pauvreté, réduire l’inégalité et mieux protéger l’environnent.’?

Pourquoi autrement serait la Finlande, où l’inégalité est le moindre, proclamé année après année comme le pays le plus heureux du monde ?

Pourquoi autrement est-ce que des centaines de scientifiques, parmi 15 Belges, appelaient en 2018 à ‘faire une distribution plus équitable de la richesse du monde’ ?

L’ abîme entre pauvres et riches ainsi que le paradoxe fiscal (au plus riche, au moins d’impôts) ‘rampent sous la peau’ selon les chercheurs Wilkinson et Pickett.

Le ‘virace’ attise les tensions sociales et érode la confiance des gens dans le ‘système’. En plus, il nuit à la dignité et liberté des gens.

Et finalement, comme déjà démontré à plusieurs reprises, l’inégalité grève un hypothèque sur la croissance durable, quand-même le moteur du ‘marché libre’.

Je pense qu’il est temps reconnaître que la balance penche beaucoup trop vers un capitalisme pur et dur. Et qu’il est temps de changer son fusil d’épaule afin d’arriver à un meilleur équilibre et une société plus équitable.

 

 

Tags: #budget          #Equality      #Free markets         #Gov. Michel1         #Happiness               #Poverty       #Taxes           #Wealth

Le virace inégalité.

Le virace inégalité. 1324 1470 Lhoëst Jean

Egalité (équité), un des principes nobles de la Révolution Française.

Aujourd’hui il y a de nouveau un grand ‘IN’ devant égalité : le partage très inégal de la richesse du monde, richesse qu’on génère pourtant tous ensemble.

D’un autre côté, l’inégalité existe depuis qu’il y a des choses (propriétés) à partager. Et ces dernières années, surtout depuis les années 80 du siècle précédent, le fossé entre riches et autres ne fait que s’agrandir. Et malgré que c’est une attente légitime d’une civilisation, on n’arrive pas à combler l’abime qui sépare les pauvres des riches. On n’en veut même pas parler ! Pourquoi ? Peur de la réalité et ses conséquences ?

Pourtant il y a beaucoup de personnes qui commencent à voir cette fossé grandissante comme un des dangers le plus importants pour la société.

Vu qu’on parle beaucoup de virus aujourd’hui, j’appelle inégalité un ‘virace’ très dangereux, parce qu’il nous fait courir (race) dans tous les sens…. Ce virace pourrait devenir explosif pour la société.

 

100 personnes = 6 milliards de personnes.

Aujourd’hui on est avec 8 milliards sur terre, une multiplication par huit depuis 1800. Beaucoup, peut-être même trop de gens sur une espace qui ne grandit pas… La population continue à accroître, mais à une cadence moins soutenue. Aux alentours de 2050 on atteindrait les 10 milliards.

Ces 8 milliards peuvent être divisée en les 1% les plus riches et les 99% autres. On appelle ces 1% parfois la plutocratie à l’instar de l’aristocratie qui régnait pendant l’ Ancien régime.

En 2019 la richesse collective atteignait les 360 billions USD. Cette richesse a connu une croissance phénoménale depuis la Révolution Française. Bénéfique pour tout le monde. Il y a moins de décès de faim que …d’obésité!

Et le gâteau s’agrandit (++) plus vite que la population (+). Selon Crédit Suisse, on serait 100 billions USD plus riche en 2024. Grace aux efforts de tous, à l’évolution de la science et technologie, du commerce et industrie, etc.

Sur papier on est donc tous très riches, une richesse difficilement à sonder. Mais… ce tous, il ne faut surtout pas le prendre à la lettre.

La moitié de la population possède moins qu’ 1% de cette richesse. Et les fameux 1% possèdent presque la moitié de la richesse !!! En encore plus terrifiant, les 100 personnes les plus riches possèdent autant que les 6 milliards les plus pauvres! Et leur voracité n’est pas à assouvir. Ils volent également la plus grande partie de la croissance annuelle de la richesse ! Voilà les chiffres bruts. Obscène. Combien de temps est-ce qu’on peut encore expliquer ceci, voir minimiser ?

Pour info, le virace fait aussi rage dans notre pays. On estime que les 10% les plus riches possèdent la moitié de la richesse de la Belgique, alors que presque 2 millions de compatriotes ont des difficultés pour pouvoir joindre les deux bouts.

Egalité est jolie, mais une désillusion en réalité !

 

Est-ce que ça doit devenir 1=1 alors ?

Non, certainement pas ! Ce serait tout aussi injuste et même contre-nature.

Chasser, courir la gloire est enraciné dans nos gènes depuis des milliers d’années. Et ceci n’est pas mauvais, au contraire. Il est  tout à fait normal qu’on gagne plus quand on preste mieux,  surtout si ses prestations améliorent la prospérité ou le bien-être des autres. C’est un des moteurs de tout progrès.

Mais il y une grand différence entre plus et entre un PLUS astronomique, ne plus justifiable. Je pense que des limites seraient à leur place. Un écart au-delà qu’il se heurte à l’éthique et civilisation. Il est grand temps pour un débat mondial sur le minimum et le maximum de revenus/possessions par personne. Suivi par des mesures pour y arriver.

Beaucoup se sont déjà penchés sur cette question.

Plato estimait que l’écart ne pouvait pas être plus que 1 sur 4. Ce qui est très peu !

F.D. Roosevelt, quatre fois président de USA, déclarait dans le Congrès en 1942 qu’ ‘aucun Américain ne pourrait avoir des revenus annuels supérieur à 25.000 dollars (à peu près 1 million de dollars de nos jours)’. Au-dessus de ce montant, il serait taxé à 100% ! Finalement le Congrès décidait d’appliquer 93% !!! Du bon sens.

Non à tout le monde la même chose donc. Par contre, je ne peux pas être d’accord avec la constatation suivante…

 

Au plus riche, au moins d’impôts.

Que les happy few ne paient presque pas d’impôts est vraiment honteux!

Un jour Warren Buffet, un super milliardaire lassait échapper qu’il trouvait cela bizarre qu’il paie moins d’impôts que sa secrétaire !

En effet, encore toujours vaut le règle ‘au plus riche, au moins d’impôts’ ! Et dire que cet injustice était la raison principale pour la Révolution Française. Avant la révolution, l’aristocratie ne payait pas d’impôts. Aujourd’hui la plutocratie ne paye presque pas d’impôts. Quel progrès….

 

 

‘Racen’ (courir) sur le marché ‘libre’.

Ces inégalités et injustices sont le produit du ‘marche libre’. Et pour faire tourner ce système on doit tous courir, courir et continuer à courir comme des fous pour pouvoir constamment agrandir le gâteau.

Voici les ‘races’. Les 1% s’amusent avec le ‘bull’ et ‘bear’ race, les autres s’écroulent dans le rat race.

  • Le ‘bull race’ : la course à la maximisation de la croissance, des profits et de la richesse.
  • Le ‘bear race’ : la course à la minimalisation de la facture fiscale. ( race to the bottom).
  • Le ‘ratrace’. Courir, courir, courir, consommer, consommer, consommer pour faire tourner le système. Le sort des 99% dans l’espoir de rafler quelques miettes de la croissance, sous pression de la croissance démographique et du pillage des 1%. Certains courent jusqu’ à se faire crever la panse : obésité est devenu une cause de décès importante. Comme les oies sont appâtés pour nos plaisirs culinaires, les 99% doivent faire leur beurre pour les plaisirs financiers des 1% !

Bob Marley avait raison en chantant quelle ‘disgrace to see the human-race in a rat race.’

Tout ceci explique pourquoi je nomme ce système infernal un ‘vi-race’, parce qu’il déstabilise la société comme un virus. Urgemment un vaccin svp.

Où est le ‘well-race’, la course pour le bien-être de tout le monde ?

Est-ce que cet esclavage auto-imposé est le sens de la vie ?

Si Voltaire vivrait aujourd’hui, il s’écrierait de nouveau Ecrasez l’Infâme!’  en voyant que l’Ancien régime est devenu un régime Infernal !

 

Tags: #Equality #Free markets  #French revolution #Homo sapiens #Poverty #Taxes #Wealth  #World

D’une mauvaise politique vers une politique…

D’une mauvaise politique vers une politique… 1167 1014 Lhoëst Jean

Des balises pour un nouveau pays.

Ah, qu’ils ont une tâche pénible nos politiciens ! Ils n’arrivent pas à former un gouvernement. Et ceci malgré les efforts énormes de tous pour ne pas sortir de leur cocon idéologique, de vetos, crédos, fronts et autres monomanies. Qui sait ouvrir ces cocons ?

Vu leur situation désespérante, j’ai envie de les aider un tout petit peu avec cette liste de 10 points. Une série de dix évolutions qui seront, selon moi, nécessaires pour sortir de la mélasse et offrir à nous tous, ainsi qu’au reste du monde des meilleurs perspectives. Et est-ce que ceci n’est pas la plus importante tâche d’un gouvernement ?

Les ‘à’’s dans ces évolutions – d’aujourd’hui à demain – sont des perspectives à long terme. Mais si on veut être là disons en 2050, il est temps de s’y mettre dès aujourd’hui.  Et certainement d’en informer la population afin qu’ils puissent se préparer à ce future et aux basculements nécessaires.

 

1 Du ‘pouvoir absolu des intérêts économiques’ vers un ‘pouvoir absolu de l’intérêt commun’.

L’objectif de tout gouvernement doit être le bien-être de toute sa population. Ceci devrait être une évidence, mais ne l’est plus depuis belle lurette.

L’état est captivé par le capital et le populisme. C’est pour cette raison que j’écris dans mon livre ‘Hoe lang blijven we nog domme ganzen’ de ‘centocratie’ au lieu de démocratie. La plutocratie (les 1% et les entreprises) dicte l’agenda politique et écrit les lois. Est-ce que l’avoir’ de quelques-uns est plus important que l’être’ de beaucoup ?

Dans l’Ancien régime l’église était l’assureur du pouvoir absolue du roi, aujourd’hui la politique est l’assureur du pouvoir absolu des intérêts économiques. Un basculement est nécessaire.

2 De ‘problèmes globaux, solutions locales’ à ‘problèmes globaux, solutions globales’.

Beaucoup de nos problèmes actuels s’en foutent de frontières et murs : le climat, évasion et fraude fiscale, surpopulation, virus, inégalités, flux migratoires, etc. Pour les résoudre il faut impérativement des solutions globales. Il est grand temps pour ambitionner un gouvernement Européen, voir même global. Un gouvernement où chaque pays est représenté sans vetos et privilèges.

3 De ‘plus riche, moins de taxes’ à ‘plus riche, plus de taxes’.

Une société dans laquelle les happy few paient moins de taxes que le citoyen moyen est immoral et plus tenable longtemps. Même Warren Buffet a déclaré avoir honte de payer moins de taxes que sa secrétaire ! On se croyait avant la Révolution Française !

Chacun, sans exception doit contribuer selon ses moyens et revenues.

Ceci serait d’ailleurs mieux pour l’économie et pour la confiance dans le système. Parce que si chacun contribue selon ses moyens, beaucoup d’autres devront moins contribuer et on aurait en plus des réserves pour mieux soutenir les plus défavorisés. En augmentant les revenues disponibles de beaucoup plus de gens, ceux-ci auraient des moyens supplémentaires pour consommer de plus en plus. Et est-ce que ceci n’est pas le rêve de notre système de toujours-plus ?

 

4 De ‘jobs, jobs, jobs’ à ‘robots, robots, robots’.

L’évolution technologique nous permet de produire beaucoup plus dans tous les secteurs avec moins d’effectifs.

L’état ne peut pas freiner ni nier cette évolution. Au contraire, elle doit la stimuler. Prester plus avec moins d’effectifs est une prestation impressionnante!  C’est du réel progrès. Par contre, l’état et le système ont la responsabilité de soutenir tous ceux qui peuvent être libérés de travail inutile.  Ces gens ont le droit de participer dans la prospérité ainsi crée et de pouvoir mener une vie digne.

Des politiciens qui continuent à crier ‘jobs, jobs, jobs’ sont des charlatans, totalement dépassés ou déphasés.

 

5 D’inégalité à moins d’inégalité.

Pauvreté et inégalité augmentent partout. Pas vraiment quelque chose pour être fier. Justice sociale devrait être la priorité de chaque gouvernement.

Est-ce qu’un enfant qui doit aller à l’école avec une boîte à pain vide a autant de chances qu’un enfant avec une boîte en or, bien pleine.

Pourquoi est-ce qu’un riche peut émigrer vers le pays de son choix pour optimaliser sa facture fiscale, alors qu’un pauvre type qui essaye de fuir de la misère n’ a plus ce droit pour optimaliser sa vie ?

6 D’une ‘particratie’ à une ‘participation’ active.

Le règne des partis politiques est dépassé. Jour après jour ils font preuve d’impuissance, d’entêtement et d’ignorance. Le moment est venu de faire participer activement le citoyen dans la gestion de l’état en donc de revenir à une vrai démocratie.

Pourquoi, en premier lieu, ne pas démarrer avec le sénat? Remettons le sénat en honneur et rendons lui responsable pour donner son aval à toutes les lois et décrets. Et ce nouveau sénat sera composé uniquement de citoyens tirés au sort, en tenant compte par exemple de l’âge, sexe, niveau d’éducation et domicile. Ces citoyens seraient nommés pour quatre ans, et après des autres.

7 De ‘mépris’ à un ‘support active pour les moins lotis.’

Un champs de fleur est plus jolie sans exemplaires flétris.

Nous avons tous l’obligation morale, nous étant ceux qui savent suivre aisément et certainement l’état, de regarder derrière nous et de se préoccuper des retardataires. Ceux qui, pour n’importe quelle raison, ne savent pas/plus suivre la cadence folle de notre société. Les malades, des personnes avec des handicap physiques ou mentaux, des gens sans emploi, des gens vivant en précarité, les moins doués, etc.. Eux-aussi on droit à une partie de la prospérité et de pouvoir vivre dignement.

Ils méritent beaucoup plus que mépris et accusations fausses ‘que leur situation est de leur propre faute’. Quelle faiblesse d’un dirigeant utilisant de telles conneries !

8 De ‘partout des autres règles’ à ‘ partout les mêmes règles avec des nuances locales’.

Quelle est la valeur ajoutée de quatre ministres de mobilité ? Pourquoi trois sociétés de gestion pour le ring de Bruxelles, à peine 72 kilomètres de long ? Quelle est l’utilité… à part des ‘postjes’ et coûts supplémentaires ?

Arrêtons ce lotissement folle de notre pays svp !

Supprimons tous ces gouvernements, parlements et ministres. Revenons au bon sens: une politique nationale et une exécution locale. Elargissons par conséquence les pouvoirs des gouverneurs et maires pour qu’ils puisent implémenter la législation nationale en tenant compte des spécificités locales.

Le coût de la gestion de notre pays doit être revu à la baisse. Ce coût ne devrait pas dépasser le coût indexé de la gestion de la Belgique en 1970. Si certains continuent à penser qu’il faut quand-même plus que 60 ministres pour ‘régir’ ce pays, le citoyen pourra donner son aval à condition que le coût de ces 60 excellences( ?) ne dépasse pas le coûts des 18 ministres en 1970. Ainsi, chacun serait content.

9 De ‘l’enfer, c’est les autres à ‘le ciel, c’est les autres’.

Aujourd’hui la politique polarise au lieu de réunir, pourtant une de ces tâches essentielles. Et ceci est toujours et partout une impasse. Grace à la technologie, le monde devient un village. Par conséquence, nous avons tous intérêt, même pour notre propre intérêt que tout le monde avance…. Un petit oasis au milieu d’un dessert, n’est pas une bonne perspective ! Si on veut avancer, il est temps de comprendre autrui au lieu de lui récriminer. De chercher des coupables à chercher des solutions !

 

10 D’un ‘paternalisme exagéré’ à ‘plus de droit d’autodétermination’.

Un état n’a pas à se mêler de la cuisine interne de ces citoyens, sauf si cette cuisine cause trop de dérangement pour d’autres citoyens. Donc, le Moniteur a urgemment besoin d’une cure d’amaigrissement !

 

Svp, ne commencez pas à crier que ceci n’est pas possible, impayable et tutti quanti. Arrêtons cette vieille chanson des épiciers de rien. Un vrai dirigeant dit ‘Wir schaffen das’ !

Comment est-ce que nos parents disaient ? Vouloir c’est pouvoir !

 

Tags: #Government formation    #Good governance    #Belgium

Est-ce qu’un politicien a le droit de réprimander un citoyen ‘méchant’ ?

Est-ce qu’un politicien a le droit de réprimander un citoyen ‘méchant’ ? 1769 1268 Lhoëst Jean

Dans un de mes articles précédents j’ai couvert l’ardeur avec laquelle la politique veut nous contrôler et dresser. Parce qu’ils n’ont pas confiance dans le citoyen. Et pire, parce qu’il n’y a plus de dirigeants qui savent diriger sans interdits, commandements et reproches !

Il y un manque cruelle d’hommes d’état visionnaires et empathiques. Sans œillères  idéologiques. Qui savent réunir et enthousiasmer le peuple vers une nouvelle société de toujours-mieux pour tout le monde au lieu d’uniquement faciliter le marché ‘vide’ de toujours-plus. Où sont-ils ?

Voici une histoire vraie pour illustrer le niveau minable de nos politiciens.

 

J’ai horreur de publicité électorale. Donc à chaque élection je mets un sticker ‘pas de tract électoral’ sur ma boîte aux lettres. Mais malgré ceci il y a toujours et à chaque élection un parti politique qui ignore totalement mon souhait. De quel parti il s’agit n’a pas d’importance pour l’histoire. J’aurais eu la même démarche pour tout parti démuni de respect pour autrui.

Vu ce manque de respect récurrent, je décide de communiquer mon ras de bol par écrit à le parti concernée.
Dans cette lettre je demande les raisons pourquoi on ne respecte pas mon souhait. Et j’ajoute ‘Dommage pour votre parti. Je me suis juré de certainement pas voter pour des partis qui ne savent pas lire et/ou qui s’ en foutent de ma volonté.’

À ma grande surprise, j’ ai reçu une réponse ! Évidemment courrier payé par un de nos parlements, soit frais de port payés par le destinataire !
Est-ce que le héroïsme pré-électoral était monté à la tête du parti ?

A partir de maintenant cela devient amusant. Pour une bonne compréhension, je fais scinder l’histoire en 3 parties. Et dans chaque section je démarre avec la réponse écrite (A) du parti, suivi par mon interprétation(B) de leur réponse et finalement ma réplique écrite(C).

 

1 Citoyen, va te faire voir ailleurs !

A ‘Comme politicien c’ est mon devoir de vous informer. Votre souhait de ne pas recevoir de la publicité électorale doit être respecté, c’est correct. Mais comme mandataire je me suis limité à une lettre à tous les habitants de notre commune, accompagnée d’un petit folder personnel. Je suis également ton conseiller communal, et ceci est la raison pour laquelle nous avons décidé d’ignorer ces stickers dans toute la commune.’


B Cher citoyen. Va te faire voir ailleurs. Je fais ce que je veux et tais-toi. Pour moi tout politicien, et donc également un conseiller municipal doit respecter ses citoyens. Son premier rôle est d’administrer la commune et certainement pas prêcher pour son saint.

C ‘Au lieu d’ excuses pour avoir ignoré mon souhait formel (votre parti était d’ailleurs le seul à le faire), vous me livre tout une explication pourquoi vous pensez avoir le droit de ne pas tenir compte de mon opinion. Ce manque de respect pour l’avis d’autrui me préoccupé. Ceci témoigne d’une certaine arrogance.’

2 Citoyen vous êtes un crétin.

A ‘En plus, c’ était un réel plaisir de pouvoir donner du matériel de propagande aux lecteurs du De Morgen. Pas que ceci me rapporterai quelque chose, mais bien parce que je trouve que ce sticker témoigne d’une certaine arrogance, comme souvent dans les milieux de la gauche correcte ou chez les lecteurs du De Morgen.


B Cher citoyen vous lisez DeMorgen, donc vous êtes con et il est temps de vous rééduquer. Je me demande comment il aurais réagi si je lisais ‘het pallieterke’, un petit journal des nationalistes Flamands. Quelle démarche de pensée partial.

C ‘Et est-ce que cela ne témoigne pas de partialité et d’une certaine arrogance d’avoir du plaisir à pouvoir donner du matériel de propagande aux lecteurs du De Morgen ? Pour votre info je lis tous les jours De Morgen, De Standaard et Le Soir. Quelle est la prochaine étape ? Que vous allez rééduquer ces gens ? Préoccupant.’

3 Citoyen vous êtes stupide.

A ‘Finalement je trouve attristant que votre vote politique dépend d’un fait pareil. Ceci ne témoigne pas d’une grande motivation politique.’

B Cher citoyen vous êtes vraiment très stupide. Et moi je pense quel mépris. Quand est-ce que ces gens vont écouter les citoyens et démarrer un dialogue avec la population ? Enfin, l’ arrogance du pouvoir en action. Préoccupant.

C’En ce qui concerne mon vote, soyez rassuré. Il ne dépend pas de telles bagatelles. Mais bien des valeurs comme respect, justice, humilité solidarité, etc.
Je suis intiment convaincu que toute richesse tant matériel que spirituel résulte de la faculté à savoir surpasser et réunir les différences plutôt de se retirer dans son tribu de la grande raison. L’inceste appauvrit toujours.

En tout cas j’ai trouvé notre interaction amusante et captivante. Elle m’a appris à mieux comprendre le livre de George Orwell 1984. Un  grand merci. Puis je vous inviter pour quelques chopes ?’

Après je n’ai plus rien attendu.

Quel degré de déphasage !

C’était ma première pensée après la lecture de cette lettre d’un marchand en futilités.
Futilité qui caractérise la politique totalitaire, polarisante et séparatiste de nos lotisseurs-politiciens d’aujourd’hui.

Comment encore avoir confiance dans la politique, si on vous traite avec autant de mépris ? Pour moi c’est clair, la particratie est dépassée. Ils vivent dans leur bulle et, mise à part le marché, ils ne connaissent plus la réalité. Un citoyen est plus qu’un consommateur !

Tags: #Freedom    #Political parties    #Fraternity

Pourquoi est-ce qu’on se laisse enchaîner?

Pourquoi est-ce qu’on se laisse enchaîner? 600 415 Lhoëst Jean

Non seulement l’état-providence, mais également la ‘mère’ société(2) et l’oncle marché libre(3) veulent nous dresser. Et finalement, comme on est apparemment un peu masochiste, on aime nous enchaîner(4) nous-mêmes! Ca alors !

 

Détérioration du climat social.

Ouvrez un journal, surfez sur internet ou les réseaux sociaux, écoutez le sifflement de certains politiciens. Alors vous allez probablement découvrir plus de ‘instant (dis)likes’, de pouces, de bras d’honneur et de poings serrés que de mains tendues.

Pas vraiment des signaux d’une société ouverte, tolérante et engageante. Et donc, pas une garantie pour cohésion sociale et liberté. Combien de gens osent encore être vraiment eux-mêmes ?

Mais pourquoi cette détérioration? Je pense que c’est surtout un jeu d’ensemble de plusieurs facteurs qui se renforcent mutuellement et qui poussent la société de plus en plus vers l’enfer, c’est les autres’ !

Un leadership politique faible qui divise au lieu de rassembler, qui reconstruit des mures et cages, qui vise d’abord son propre intérêt plutôt que l’intérêt général. Le clivage nous-eux, le nombrilisme, le populisme, le radotage identitaire, les idées fixes, les médias sociaux et tabloïds, inégalité, pauvreté, le ‘ratrace’ toujours-plus, le double système de valeurs, la normalisation d’une culture de haine, etc..

En Flandre par exemple il y a eu beaucoup de tintouin concernant un petit chat, Lee. Chat importé illégalement et de plus porteur de la rage, très contagieuse. Le chat devait être euthanasié. La Flandre faisait le poirier, inclus des ministres en rage et même des menaces de morts. Je n’ai jamais vu autant de commotion pour un petit enfant illégale que pour ce chat illégal ! Incroyable et incompréhensible.

Autre exemple. La manière dont Marc van Ranst, virologue et éminence grise de la crise corona, est parfois attaquée en Flandre. Probablement parce qu’il est trop malin, trop sage ou parce qu’il ne porte pas de cravate! Sans parler de la manière dont été traités les plus défavorisés de notre société.  Les gens avec une deuxième résidence ont eu le droit de retrouver leur deuxième ‘kot’ avant que des enfants sans kot ou jardin pouvaient retrouver les plaines de jeux !! J’ai vu très peu de commotion autour de ces inégalités!

Sans parler des provocateurs politiques. Certaines parties ne ratent aucune opportunité pour formuler de la haine, des reproches ou du venin. Pour eux, c’est simple, c’ est toujours la faute des autres. Certaines suivent de très près les conseils de Daniel Fried. Ils offrent les étudiants gratis des fûts de bière pour les saouler, ensuite les aveugler et finalement les rendre prêts pour de la haine aveugle sur les réseaux sociaux. Et tout ceci est financé joyeusement par des subsides d’état!! Avec nos contributions donc. Scandaleux !

 

 

 

3 Une main ‘invisible’ nous enchaîne.

Le Dieu d’aujourd’hui, le marché ‘libre ?’ nous réfrène. Un système qui doit sa survie à une croissance permanente met beaucoup de poids sur nos épaules : maximisation du profit et minimisation des taxes au détriment de nous.

Ce système est certes source de prospérité, mais également de pauvreté et d’inégalité. Et ces derniers sont en contradiction flagrante avec liberté! N’est pas Nelson Mandela qui nous rappelait ‘While poverty persists, there is no true freedom.’

Pour le système on est né comme un tandem, comme ‘homo laborans’ et comme ‘homo consumens’.

Comme travailleur on est un pion, comme consommateur on est un roi-esclave. Et tous ceux qui ne savent pas suivre sont des parias ‘de leur propre faute’ !

D’un pion le système attend qu’il travaille durement et qu’il se plie aux caprices. Sinon, on le remplace par un autre ‘object’. De plus en plus d’ailleurs – et ceci est une bonne chose !- par des algorithmes et robots. Incertitude d’emploi et obligation de résultats expliquent la montée des maladies de l’opulence, stress et burn-outs.

Comme consommateur ont est éduqué d’être dans le ton, de participer le plus possible à des activités commerciales et d’acheter le plus possible, même des chose pas nécessaires. On nous éduque à s’asservir royalement  à la consommation.

Des parias, on attend qu’ils se taisent et qu’ils se débrouillent. Et dire qu’ils – chômeurs, pauvres, immigrants, etc. – sont le produit du système !

Est-ce que Karl Polanyi avait raison quand il déclarait un jour qu’on n’est pas plus que ‘l’annexe du marché.’ ?

Travailler pour vivre, vivre pour consommer, quelle vie de cons! Où est l’homo sapiens dans tout cela ?

 

4 On s’enchaîne nous-mêmes…

Dans l’article précèdent sur liberté, j’avais rapporté que beaucoup de gens regrettent sur leur lit de mort le fait qu’ils n’ont pas vécu leur propre vie au lieu de celle que les autres attendaient d’eux … Dommage, mais trop tard !

Pourquoi est-ce qu’on ne vit pas sa propre vie ? Pour l’instant, il n’y a pas encore une autorité qui nous oblige de vivre comme ci ou ça.

Peut-être parce qu’on a trop tendance à se conformer (être de connivence est plus facile) ? Parce que c’est difficile de choisir et de décider? Parce qu’on a peur de manquer quelque chose, la fameuse angoisse ‘fomo’ (Fear-of-missing-out) ?

La raison numéro un de tous ces regrets est le fait que notre libre arbitre est très faible. A se demander s’il existe réellement ou si cela n’est que de l’imagination.  Ainsi, on l’a très, très difficile à dire NON. Et ne pas savoir dire ‘non’ est toujours payé de liberté et bonheur !

Et cette faiblesse est exploitée de façon impitoyable par le ‘matché libre’. Coca Cola nous fait même croire que son boisson est bon pour une image jeune, cool, sportive, branchée et saine. Alors qu’en réalité c’est mauvais pour la santé … et la ligne!

Les sirènes du marché libre nous démontrent même le ‘nécessaire’ de l’inutile ! Ainsi on oublie la vrai vie et les opportunités de vrai bonheur !

Allez, qu’est-ce qu’il y a de moins cher et de plus facile que d’avoir de l’attention pour l’autre, pour son bien aimé? D’un bonne conversation avec un étranger, une personne esseulée, indigente, sans-abri, etc. ? Et pourtant, ils nous procurent des émotions bien plus belles que l’achat de la dernier mode !

Ce n’est vraiment pas étonnant de lire que dépression et suicides sont devenus des maladies très répandue selon l’Organisation mondiale de la santé.  L’homme manque la liberté d’être lui-même, de ne rien faire, de faire le sot, de jouer ! Est-ce qu’on porte le nom homo sapiens avec raison ?

 

De toute façon, personnellement j’essaie toujours d’être moi-même, de faire mon propre ordre du jour, indépendant de toute sorte d’attentes. Parfois à mes dépens. J’ai connu des conflit, des exclusions, des renvois,… Mais pas de problème, à la fin je m’y sentais plus heureux. Et est-ce que ceci n’est pas le plus important ?

FOMO, je ne connais pas, mais bien HOMO. Non, non, pas ce que tu penses… Mais bien Happy-of-missing-out !!! Et crois-moi, tu obtiens ainsi ce que tu cherches, liberté et bonheur avant d’être au palliatif.

 

 

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Est-ce que notre liberté est une illusion ?

Est-ce que notre liberté est une illusion ? 749 749 Lhoëst Jean

Libre comme l’air. Être soi-même sans angoisse ou contraintes. Qui n’en rêve pas ? Pour moi, liberté reste ce qui est le plus chère.  Je préférais mourir qu’être enchaîné !

Bronnie Ware décrit dans son livre ‘The top 5 regrets of the dying’ ce que les gens regrettent le plus sur leur lit de mort. De loin le numéro 1 : ‘ J’aurais souhaité vivre ma propre vie au lieu d’une vie que les autres attendaient de moi !

C’est tellement compréhensible : liberté et bonheur font la paire. Il faut donc embrasser la liberté, mais malheureusement elle est partout de plus en plus bousculée.

Le dernier rapport ‘Freedom in the World’ constate que la liberté régresse dans le monde pour la 14e année consécutive (également dans notre pays) ! Surtout le populisme et le nationalisme contestent des principes démocratiques telle que la séparation des pouvoir ou la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le paradoxe, on a plus de temps libre qu’auparavant, mais nos pensées, faits et gestes dans ce temps libre sont de plus en plus restreints. Dans les années ’60 il était interdit d’interdire, aujourd’hui tout est interdit sauf si c’est imposé !

Il y a en effet un nombre de développements politiques et sociétaires inquiétants avec des traits totalitaires: une dégradation du climat social, un état mêle-tout et un ‘marché’ exaspéré de-toujours-plus.

Dans cette première parti je décris comment l’état nous dresse. Dans la deuxième partie, la semaine suivante, j’approfondirai les autres freins sur notre liberté.

 

1 L’état mêle-tout.

Vu au nombre de commandements et interdits de toutes sortes qui sont lancés à notre tête, on ne peut que conclure que l’état se mêle de beaucoup trop de choses.

Cette ‘passion’ de nous contrôler et dresser démontre surtout la méfiance de la politique dans le bons sens et le sens de responsabilité du citoyen.

En un manque criant de  meneurs visionnaires.  Un vrai meneur d’hommes dirige sans interdits, commandements et reproches !

 

Svp, pas toucher mon corps et esprit !

Même dans des domaines où le droit d’autodétermination devrait certainement prévaloir, on est plus maître ! Pourtant, pour autant que ma liberté ne nuit ou ne réduise la liberté d’autrui, personne ne devrait avoir le droit de réduire ma liberté.

Prenez par exemple la bagarre de chiffonniers concernant l’assouplissement de la loi sur l’avortement (de 12 à 18 semaines). Une femme qui veut se faire avorter après 17 semaines pour n’importe quelle raison, doit avoir le droit, et elle seule, pour le faire sans crainte de ‘yeux fâchés’. De même qu’une femme pour qui ce serait mieux de le faire pour des raisons familiales, sociales, médicales ou autres ne peut pas être obligé de le faire. Tous deux doivent avoir ce droit en toute liberté ! Vivre et laisser vivre, du respect mutuelle et pour l’altérité des autres, est-ce que ceci est tellement difficile ? Qui sommes-nous de dire ce que les autres doivent ou ne peuvent pas faire ?

Drôle de voir que ceux qui s’opposent à l’avortement sont souvent ceux qui crient le plus fort pour la réintroduction de la peine de mort ! Ou pour la suppression progressive de la sécurité sociale. Laisser dépérir un enfant n’est pas si grave… Difficile à comprendre !

 

Bienvenu dans le prison.

Alors qu’on n’a jamais vécu dans un monde plus hors de danger qu’aujourd’hui, on se laisse quand-même écraser d’une obsession extrémiste de sécurité. A ce sujet le dernier président normal des Etats-Unis, Barack Obama,  nous prévenait que ‘si on renonce à la liberté pour sécurité, on risque de perdre les deux! Pourtant, c’est ce qui est en train de se passer !

‘Big brother is watching you’ devient de plus en plus la réalité : sans le savoir, on est constamment tenu à l’ œil, en plus par des yeux qui ne dorment jamais ! (plus sur ‘Big brothers’ dans un des prochains articles).

 

Œil pour œil, dent pour dent.

La séparation des pouvoirs s’effrite. Le gouvernement a déjà dégradé le  parlement à une bande de béni-oui-oui. Et dire que Montesquieu nous prévenait déjà dans le 18e siècle que notre liberté est en danger quand le pouvoir législative et exécutive sont dans le mêmes mains… Et maintenant le gouvernement commence également à démolir le pouvoir judicaire. Alors, despotisme et l’arbitraire nous guettent. Est-ce qu’on veut ceci ?

Est-ce qu’on veut, sous pression de la vox populi,  retourner aux vengeances médiévales : des punitions plus sévères, une répression plus dure, des libérations conditionnelles plus difficiles, etc. ?

Et quoi penser des populistes qui critiquent ouvertement des juges qui rendent des jugements qui ne plaisent pas les gens au zinc ? Est-ce qu’on doit cacher ou résoudre les problèmes ?

Tous ceux, et certainement les politiciens parmi eux qui veulent retourner au Moyen Age, doivent se demander pourquoi la Norvège, où on punit pourtant avec beaucoup plus de clémence, a le plus bas chiffre de récidive ?

 

 ‘Régulitis’ à gogo.

Un éparpillement inefficace , inutile et onéreux du pays et une politique au lance-flammes nous paralysent. Le moindre incident, et voilà des nouveaux commandements et interdits. Sans nuance ou vision. Brouter le cresson populaire est plus important qu’une bonne gouvernance. Notre moniteur obèse en dit long.

Quand est-ce qu’ils vont nous prescrire comment brouter le cresson à Mechelen, Bruxelles ou Liège ?

 

Lavage de cerveau.

Une élite Flamande (média et politique) essaye de nous imposer une identité Flamande avec tous le moyens. Fétiches de langue ridicules, omniprésence des couleurs, fêtes, canons, etc.

Une vrai endoctrinement avec des traits totalitaires et souvent absurdes. Tellement artificiel et stupide que je m’enfiche complètement.

 

Où est l’intérêt général dans tous ces immixtions de l’état ? Le zinc gère en publique, le fric en coulisse. Et notre liberté est le dindon de la farce !

 

La semaine prochaine j’aborderai comment la ‘société’ et le marché nous manipulent. Ainsi que comment on s’enchaîne nous-même !

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Je me promène, donc je suis.

Je me promène, donc je suis. 993 1020 Lhoëst Jean

‘Gratuit et sain, riche en élixir, bonheur… et idées’. Voilà ce qui pourrait être un message publicitaire pour des promenades.

Se promener est un sport agréable et à petit prix pour corps et esprit. En plus d’un exercice saine, c’est surtout un régal pour imagination et créativité. Je me promène régulièrement quelque 20 kilomètres… pour trouver de l’inspiration pour mes écrits.

Le titre de cet article est évidemment un renvoi  au célèbre ‘je pense, donc je suis’ (Cogito ergo sum) de René Descartes, le philosophe et mathématicien Français du 17e siècle. Et comme la promenade excite la pensée, je fais un raccourci en disant ‘Je me promène, donc je suis.’

Se promener est en effet un mine d’or d’idées. Nietzsche, le philosophe Allemand décrivait ceci de façon sublime :

Je n’écris pas seulement avec la main

Mon pied fournit aussi un bain

En flânant les champs

Il s’élance sur mon papier.’

 

La promenade, le sport de la liberté.

La marche, on la fait quand on veut, où on veut, à sa propre cadence, en toute liberté et par tous les temps. On a besoin de rien (sauf peut-être des chaussure de marche) ni de personne.

Et la marche n’est pas encore envahi par le marché. Du bonheur gratuit n’est pas intéressant pour les prophètes du marché libre. Heureusement.

Elle distraie et soulage. En marchant, on se libère. On décharge son âme. On évacue ses soucis dans le sol via ses pieds. En faisant un effort, on se détende.

Elle dégonfle la pression inutile et stimule la sérénité, les pensées larges et profonds…

Soit, une sensation délicieuse, bienfaisante et instructive.

 

La promenade, le sport de la réflexion.

On peut associer la marche à introspection, méditation, bonheur, etc.

Espace, silence, solitude, beauté, pieds en marche… des circonstances idéales pour se reprendre et réfléchir. Tout passe la revue, de sujets légers tel que la femme à des sujets plus lourds tel que le sens de la vie.

Lors de ma dernière promenade je tombait sur le bétail, le bétail de boucherie et le ‘bétail de consommation’. Le premier se laisse priver de sa liberté et de son propre pour être, le plus vite possible, dans la boucherie… Le second – toi et moi – se laisse priver de sa liberté et de son propre pour consommer le plus possible ! Pourquoi ? Sommes-nous des cruches ? Temps pour une nouvelle promenade…

 

La promenade, le sport des idées.

La plus part des idées ne naissent pas au bureau, mais bien à des endroits et moments le plus imprévus. Marcher dans de espaces vides élargit son horizon, libère son esprit et étire le temps. De la liberté et du temps pour réfléchir, méditer, imaginer, laisser vagabonder ses pensées . Chaque marche inspire et fait surgir des idées et opinions souvent très intéressantes ! La nature me dicte les phrases sur mon gsm !

Il n’est pas étonnant de voir que beaucoup des grands philosophes étaient des marcheurs enthousiastes. Socrate, Platon, Aristote, Wittgenstein, Nietzche , Kant, Montaigne et tant d’autres.

L’école de Aristote s’appelait d’ailleurs école péripatéticienne du verbe ‘peripateo’ qui signifie ‘je vais faire une marche’.

Et ils n’ont pas hésité à écrire des louanges sur la marche. Tel que Michel de Montaigne, philosophe Français du 16e siècle qui écrivait que ‘son esprit ne va, si les jambes ne l’agitent.’

Ou John Muir, le naturaliste Ecossais-Américain du 19e siècle qui nous laissait ce conseil : “In every walk with nature one receives far more than he seeks.

Et voici le plus beau que j’ai lu: ‘les jambes sont les roues de la créativité !’ D’un certain Albert Eistein.

Cher lecteur, ‘go walking’.

 

 

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Narcisses menacent la biodiversité!

Narcisses menacent la biodiversité! 1563 693 Lhoëst Jean

Fraternité est à l’origine de la France actuelle.

Fin du 18e siècle on comprenait que le morcellement d’un pays en petites régions était très inefficace. Unir, uniformiser, collaborer devenaient la devise pour une croissance incroyable de la prospérité.

Aujourd’hui, deux siècles plus tard, beaucoup veulent faire marche arrière et se retirer de retour dans leurs tribus ….

En effet, partout les lotisseurs nationalistes sont de retour, des USA à La Flandre. Identité et murs sont plus importants que climat ou inégalité ! Grave quand on sait que la doctrine ‘eigen volk eerst’ fût à l’origine de presque tous les génocides du 20e siècle.

Cet évasion vers le passé – le retour à la tribu – nous ne donnera pourtant pas un futur meilleur !

Le nationalisme.

Dans le Dikke VanDale (le dictionnaire le plus connu en Flandre)  on définit le nationalisme comme ‘une aspiration de favoriser et accentuer tout ce qui peut être considéré comme la propre nation, le ‘eigen volk’. Doublé d’une certaine aversion pour l’étranger.’

Mario Vargas Llosa, lauréat espagnol-péruvien du prix Nobel 2010 écrivait que ‘le nationalisme est l’ennemi naturel de la démocratie parce qu’il part de l’hypothèse fausse que c’est un privilège d’être né dans une certaine communauté. C’est ridicule. Le nationalisme contient les germes du racisme.’

Beaucoup d’autres qu’ Einstein (vide supra) ont écrits des mots pas fort réconfortants sur le nationalisme :

  • “Race, Religion, Ethnic Pride, Nationalism does nothing but teach you how to hate people you have never met.” Doug Stanhope, American stand-uo comedian.
  • “Nationalism is like cheap alcohol. First it makes you drunk, then it makes you blind, then it kills you. ” Daniel Fried, American diplomat.
  • Nationalism has a way of oppressing others.” Noam Chomsky, American philospher.
  • “La patrie du sage est le monde.” Héliodore d’Ermesse, écrivain Grecque  (3e-4e siècle avant JC.) .

Frappant, il y très peu de citations de grand penseurs positives sur le nationalisme….

 

Mondialisation face à le parochialisme.

Les défis d’aujourd’hui – évolutions technologiques, changement de climat, le fondamentalisme du marché, surpopulation, globalisation, flux monétaires en d’information insaisissables, fraude et évasion fiscale, vieillissement, pandémies, inégalité, etc. – ne connaissent pas de frontières. Relever ces défis demande une approche globale, pas des délimitations ou des régionalisations….

Mais aujourd’hui on voit le contraire, des Etats Unis à l’Autriche, de Brésil à notre pays… Des populistes et nationalistes de toute sorte construisent des nouveaux ‘murs de Berlin’, ferment les frontières, excluent des gens, plaident pour une ‘sécurité sociale’ exclusive pour leur tribu…. Au lieu de plus de collaboration, on s’enfonce de plus en plus dans le pétrin sans issue du ‘eigen volk eerst’.

Les ‘marchés’ se globalisent, l’Europe s’effrite (cfr BREXIT, l’approche du corana virus). Et en Belgique….

 

Le narcissisme des petites différences’ fleurit !

 

 

 

 

 

Le VB et la NVA  excitent les guerres tribales de plein fouet.

‘Grâce’ à ce narcissisme, nous n’avons pas encore un gouvernement de plein pouvoir, la gestion de la crise corona est plus difficile que nécessaire, la chamaille politique prospère, les vrais problèmes sociétaux ne sont pas abordés, le parlement est au chômage technique à nos frais, etc.

Prenez le problème climatique. Le climat s’en fout des frontières. Nous n’avons pas de plan climatique, digne de ce nom, mais bien quatre ministres pour le climat ! Qui fait mieux ? Ridicule, de la folie et une plaisanterie très chère !

Dernièrement je lisais dans le journal : Nouvelle histoire belge: notre pays est le seul à s’abstenir au sujet de l’octroi de 37 milliards d’aide Européenne  pour lutter contre l’épidémie car la Wallonie serait “avantagée” (fake news d’ailleurs !), selon la NVA.’ Et puis s’étonner (soi-disant) que ce pays n’est plus gouvernable.Honteux et ridicule !

 

Non au nationalisme.

Tout comme mon ADN m’empêche d’aimer un homme, il m’empêche d’ embrasser le nationalisme. Je suis hétéro de tout point de vue

Je n’ose pas m’imaginer un selfie avec des partisans derrière un drapeau. Trois choses que je n’aime pas.  Je ne suis qu’un simple mec comme il y en a des milliards d’autres, ni plus ni moins. Libre, indépendant et sans drapeau!

Les crédos du nationalisme : ‘eigen volk eerst’ ; exclusion, règlitis ; soutien exclusif pour le tribu ; dictature de la majorité ; dénigrer et diaboliser les ‘autres’ ; chercher des boucs émissaires pour toutes sortes de choses, etc..

Ces crédos sont pour moi des non-crédos ! Pour moi, surpasser les différences (diversité) est source de progrès, de richesse et de bonheur.

Chacun sa conviction, mais on ne me verrai jamais manifester pour le ‘eigen volk eerst’ derrière un drapeau !!!

 

Non à l’inceste.

‘Une certaine aversion pour l’étranger.’ Et moi… je suis attiré par l’autre, par l’étranger. Des nouveaux horizons et des autres nombrils. J’aime écouter les autres. Passionnant et enrichissant. Est-ce que Hegel ne nous a pas appris que le choc entre nos idées (la thèse) et ceux des autres (antithèse) fait naissance à une meilleure idée (synthèse) ?

Se retire dans son tribu est l’équivalent idéologique de l’inceste avec les mêmes conséquences : appauvrissement, détérioration et affaiblissement. Pas pour moi svp.

 

Non aux exclusions.

Le nationalisme veut réserver ma contribution exclusivement pour mon tribu. Indépendamment des effets économiques pervers d’une telle limitation, je ne veux pas des limitations. Chacun a droit à une vie digne. Je veux donc être solidaire avec chacun, sans frontières et sans distinction de race, langue, origine, couleur de chemise ou longueur de zizi.  Pas d’exclusions. J’aimerais d’ailleurs qu’une partie de mes contributions serait versée dans un fond international pour la lutte contre la pauvreté et l’inégalité. Pour tous et toutes !

 

Non à la prétention.

Finalement, c’est assez prétentieux de croire que le ‘eigen volk’ est mieux que les autres ou que sa culture serait le sommet de civilisation. Prétendre qu’on est mieux ou plus capable que d’autres implique aussi que ces autres sont un peu moins bien ou capable… Avant qu’on le sache, un tel discours se transforme en polarisation, discrimination et exclusion. On commence à voir les autres comme des traitres, des boucs émissaires et des ennemis, même dans son propre pays !

De prochain à lointain, adversaire parce qu’on pense ou est autrement…!

Ce petit jeu ne m’intéresse pas. Je ne suis pas mieux ou plus mauvais, plus ou moins capable, que quelqu’un d’autre, seulement un peu autre. Il y des bons et des mauvais partout. Cela dépend des critères qu’on utilise. Et heureusement, il n’y a pas de critères universelles, mais bien une déclaration universelle de droits de l’homme !

Et parfois des vérités universelles comme Yin-Yang ou ‘contraria complementa sunt’ : les oppositions sont complémentaires. Avec des ‘partisans’ je m’ennuie, avec des autres je m’enrichis. Si je devrais me confiner à des partisans… je commencerais à m’approfondir dans l’euthanasie…

 

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